Les articles écrit par Nicolas GUILLAUME

Telehouse ouvre un centre de données dédié au Cloud

Telehouse met les deux pieds dans le Cloud.

Après le lancement d’offres d’hébergement et de disaster recovery sous la marque “IT Continuity Solutions“, le fournisseur d’espace informatique semble orienter sa stratégie vers plus de services managés.

La branche américaine du groupe, filiale de l’opérateur nippon KDDI, a annoncé dans un communiqué qu’elle allait construire une nouvelle installation de 36000 mètres carrés à Hong Kong, exclusivement dédié aux activités basées sur le Cloud.

Le choix de Hong-Kong pour construire le premier  “Telehouse Cloud Computing Complex” s’est imposé en raison de la réputation de la mégalopole comme “centre nerveux” de l’Asie.

Le centre de données sera situé à proximité d’une autre infrastructure de grande envergure, appartenant à la bourse de Hong-Kong.

Il sera raccordé à une base d’atterrissage de câbles sous-marin pour permettre à ses clients de disposer d’une connectivité optimale vers l’Asie et le reste du monde.

Troisième centre estampillé Telehouse à ouvrir cette année dans le monde, ce sera le 42ème du groupe. Sa mise en production est annoncée pour Décembre 2011.

Equinix s’étend encore en Europe

Equinix souhaite renforcer ses stocks de mètres carrés techniques. Outre un nouveau centre à Paris, la hollande intéresse le numéro un mondial des centres informatiques.

En effet, six mois seulement après l’ouverture officielle du second centre du fournisseur à Amsterdam, ce dernier a annoncé qu’il allait construire un troisième site.

Situé à Amsterdam Science Park, cette nouvelle installation comprendra 6400 mètres carrés de surface plancher mis à disposition de la clientèle. Le centre de données, construit par phase, devrait être opérationnel dans le courant du troisième trimestre 2012.

La première phase comprendra l’installation de 1400 racks. Lorsque la construction sera totalement achevée, “AMS3″ pourra accueillir l’équivalent de 2800 racks soit plus de 100 000 serveurs.

A noter que l’excès de chaleur du centre de données sera utilisée pour chauffer les bâtiments avoisinants et pour des usages autres tiers.

L’opérateur euNetworks acquiert LambdaNet Communications

Opération de croissance externe pour la branche allemande de l’opérateur européen euNetworks qui a annoncé l’acquisition de LambdaNet Communications Deutschland AG, filiale à 100% de la société 3U HOLDING AG cotée en bourse.

Le montant de la transaction est de 25 millions d’euros en espèces (sous réserve d’ajustement), plus le remboursement de prêts existant entre sociétés du groupe à hauteur de 2 millions d’euros, ainsi que la prise en charge de certaines garanties financières.

Le communiqué de euNetworks précise que “LambdaNet a des dettes envers 3U HOLDING AG à hauteur de 7,8 millions d’euros, ainsi que des obligations issues de dettes à long terme qui devraient s’élever à 10 millions d’euros.”

Avec cette opération, euNetworks va renforcer sa présence en Allemagne ainsi qu’en République tchèque et en Autriche dans lesquels Lambdanet était historiquement présent.

Ce dernier avait connu ses plus belles à la fin des années 90, avant l’éclatement de la bulle internet.

Lambdanet avait construit à l’époque un réseau à l’échelle européenne et disposait de centres de données.

Après une période difficile, l’opérateur avait finalement revu ses ambitions à la baisse début 2004 en cédant ses filiales françaises et espagnoles à l’opérateur américain Cogent. Ces deux filiales assuraient la présence en Belgique, Pays-Bas, Portugal, Royaume-Uni et Suisse.

Les informations de l’époque laissaient entendre que Cogent reprendrait également les activités en Allemagne. Il n’en sera finalement rien.

Cartes des réseaux Lambdanet (dernière connue) et euNetworks (mai 2011)

Initiative “Open Compute” : La réaction d’APL France

Après OVH et Iliad Hébergement, troisième et dernière réaction à Open Compute, celle de Christophe Weiss, dirigeant d’APL France.

Cette société est notamment spécialisée en audit, conseil, Assistance à maîtrise d’ouvrage, réalisation clé en main ou en maîtrise d’œuvre, maintenance et assistance à l’exploitation de salles informatiques.

(Entretien réalisé le 11/04/2011)

Silicon.fr : La mise à disposition du design d’un serveur et d’un centre informatique par les concepteurs est assez rare… Que pensez-vous de cette initiative ?

C. Weiss : Je ne suis pas sûr que ce soit une première de révéler le design d’un produit manufacturé. Il suffit d’acheter un serveur du marché HP, DELL ou IB , de le désosser pour en comprendre la conception. Les constructeurs font preuve de plus ou moins d’ingéniosité mais c’est néanmoins un métier d’industriel qui requiert expérience et savoir-faire accumulés au fil des années. Google a utilisé le même argument il y a quelques temps en revendiquant “l’aération” de ses serveurs pour un meilleur refroidissement. La fiabilité et la performance d’un matériel ne s’improvise pas dans un garage mais avec des équipes industrielles rompues à ce type de réalisation. Peut-on sérieusement envisager que des secrets de fabrications vont se retrouver en libre accès sur ce type de forum ?

Il n’en reste pas moins que l’initiative des ingénieurs de Facebook très médiatique et dans la philosophie de transparence prônée par le réseau social peut stimuler les initiatives et enrichir la réflexion…

Silicon.fr : Vous semblez très critique à l’égard de cette initiative…

C. Weiss : … C’est surtout une démarche de communication destinée à servir de contre feu aux révélations de Green Peace et aux attaques dont Facebook fait dorénavant l’objet en raison de déviances constatées dans l’utilisation qu’en font ses membres. Et puis les échanges prônés dans le cadre de cette initiative ne peuvent que développer l’utilisation de Facebook, ce qui est somme toute une bonne affaire pour le premier fournisseur de réseau social !

Silicon.fr : Que pensez-vous des informations publiées et de la conception du bâtiment de Facebook ?

C. Weiss : APL France est la première société française de conseil et de construction de Data center de par son ancienneté, le nombre et la qualité de ces références. Les conceptions éco-énergétiques de type free-cooling à air en allées confinées que nous avons mises en œuvre sur les datacenters récents de France télécom, du Crédit agricole, de Groupama voire Métro démontrent notre volonté d’innover en France pour servir le besoin de réduire les consommations d’énergies des datacenters de nos clients.

Cependant, même si ce type de conception se répand au niveau mondial, les plans et l’architecture de ces bâtiments restent confidentiels dans la grande majorité des cas et nos clients nous interdisent de les communiquer. Il ne faut pas oublier que les datacenters sont des installations vitales et stratégiques pour les sociétés qui les utilisent et de ce fait doivent être protégées et tenues à l’abri des regards hostiles.

D’ailleurs, le site de Facebook ne dit pas grand-chose sur le site lui-même mais plutôt donne des bribes d’information sur des parties d’installation. Cela ne permet pas de juger précisément de la réalité de ce qui a été mis en œuvre mais montre que les ingénieurs du réseau social mettent en œuvre des solutions existantes sur le marché comme la pulvérisation d’eau, les alimentations en courant continu, le confinement des allées ou la récupération de chaleur pour le chauffage des bureaux.

Silicon.fr : Quid des serveurs ?

C. Weiss : La conception du serveur dont nous voyons les photos ne permet pas de se faire un avis et de mener une comparaison rigoureuse entre eux et les autres serveurs du marché ; une étude indépendante serait la bienvenue. Il nous semble que les deux principaux consommateurs d’un serveurs que sont les processeurs et les ventilateurs n’ont rien de révolutionnaires et sont des composants du marché.

Enfin, ils ne disent rien de leur niveau de service pour ce site, ce qui conditionne de manière importante leur efficience énergétique. Le fonctionnement en cloud computing interne de Facebook permet sans doute de réduire le niveau de service de chaque site par le basculement d’un site sur l’autre en cas de défaillance.

Silicon.fr : Dans un avenir plus ou moins proche, un centre de données autonome en énergie est-il envisageable ?

C. Weiss : Le 100% green avec un PUE de 1 voire négatif n’existe pas. Le PUE revendiqué par Facebook (1,07) nous parait sujet à caution car les conditions de sa mesure ne sont pas données en toute transparence. Il s’agit vraisemblablement d’un PUE instantané par temps froid lorsque seul l’air extérieur est utilisé avec des installations totalement optimisées (comme cela arrive très rarement chez nos clients en raison des aléas de la vie des datacenters). Les meilleurs PUE mondiaux se situent en fonction des localisations en pays froids ou tempérés entre 1,20 et 1,30 avec des limites qui dépendent du niveau de continuité de service recherché.

Les principaux axes de conception à mettre en œuvre pour réduire les consommations en énergie sont notamment le confinement des flux d’air dans les salles, l’utilisation de l’air extérieur ou de source d’eau froide disponible (nappe phréatique), l’optimisation des charges des processeurs notamment par la virtualisation. La mise en œuvre des “bests practices” préconisées par le « European code of conduct for datacenters » (APL France a participé à son élaboration, ndlr) est un bon outil pour progresser et aller vers une meilleure efficience énergétique.

Initiative “Open Compute” : La réaction de l’hébergeur français OVH

Après la publication des “secrets de fabrication” des serveurs et datacenter de Facebook dans le cadre de l’initiative “Open Compute”, Silicon.fr a contacté quelques acteurs français pour leur demander de réagir.

Premier à se plier à cet exercice : l’hébergeur français OVH qui construit ses propres serveurs, nous livre sa vision par la voix d’Octave Klaba, co-fondateur et directeur technique.

Interview réalisée le 08/04/2011

Silicon.fr : La mise à disposition du design d’un serveur et d’un DC est une grande première… que pensez vous de cette initiative? Est-ce que vous pourriez lui emboiter le pas en publiant des informations également?

O. Klaba : Pour Ovh, il n’y a rien vraiment intéressant ni de révolutionnaire dans le design du serveur de facebook. Comme c’est notre métier, nous nous sommes posés ces questions en 2001 et depuis nous fabriquons les serveurs chez nous. Notre serveur est beaucoup plus simple car il s’agit d’une simple taule de métal découpé au laser et plié. Il n’y a pas besoins de faire les soudures. Et puis surtout, nos serveurs sont refroidis à l’eau, donc sans ventilateurs. On sait mettre jusqu’à 6 disques par serveurs.

Silicon.fr : Vous disposez de brevets empêchant la publication d’informations?

O. Klaba : Dès le départ, nous avons fait le choix de ne pas déposer les brevets et garder secrètes toutes nos innovations… Cela ne sera pas remis en question. Ceci dit, nous avons largement parlé de nos innovations avec notre “Ovh Mag n°1″ qui est toujours en téléchargement gratuit sur notre site. Il n’y a rien de vraiment extraordinaire: du bon sens et plein de la remise en question. En clair, Ovh ne va pas publier ses secrets de fabrications car il s’agit de notre métier. Le datacentre pour Facebook c’est seulement la matière première. Si demain, facebook publie son code en GPL… là, ça serait vraiment une belle annonce.

Silicon.fr Que pensez-vous des données publiées et de la conception du datacenter Facebook?

O. Klaba : Il n’y a rien de nouveau à notre niveau. On a environ 5 à 6 ans d’avance sur nos dernières réalisations (privateCloud ou le centre de données RBX4). Par exemple, nous avons un nouveau mode de watercooling avec une techno qu’on a appelé en interne “l’eau qui ne coule pas” …

Silicon.fr : Selon vous, est ce que dans un avenir plus ou moins proche, un datacenter “100%” green (autonome en énergie) est envisageable?

O. Klaba : Il faut décomposer en 2 parties: production de l’énergie et consommation de l’énergie. En 2004 et 2007, nous avons travaillé sur la consommation des datacenters et c’est désormais chose faite. Le PUE de notre site Paris “P19″ (notre premier datacentre construit en 2004) est de 1.5 et sur notre cinquième datacentre RBX4, le PUE est proche de 1. Et si l’on prend en compte le fait que l’on chauffe les voisins, on pourrait même annonce le PUE < 1.

Sur la production de l’énergie, nous sommes en cours de construction de notre premier champs éolien de 6MVA qui va produire de l’énergie pour notre futur centre de Strasbourg. Ce sera notre premier datacentre totalement autonome en énergie. Cela arrivera début 2012.

Avec Open Compute, Facebook met son savoir-faire technique en libre accès

Lors de la construction de son datacenter à Prineville, dans l’Oregon, Facebook avait été accusé pas l’ONG Greenpeace de ne pas faire d’efforts pour réduire son impact sur l’environnement.

Piqué au vif, le réseau social aux 600 millions de membres vient de répliquer en publiant le résultat de deux années de recherches menées par une équipé d’ingénieurs.

Ces derniers ont travaillé à la conception d’un serveur économe en énergie (à base de cartes mères Intel, processeurs Intel ou AMD), et un datacenter qui devrait l’être tout autant malgré son alimentation par un fournisseur d’énergie qui dispose de centrales charbon.

Dans une contribution publiée sur son site, le jeune patron de Facebook - Mark Zuckerberg - a annoncé le lancement de l’initiative “Open Compute” avec le concours d’IBM, AMD, Intel et Dell.

Avec cette approche, Facebook veut faire tomber le masque en matière de centres de données. Et surtout, pour mettre un terme aux polémiques, son site de Prineville consommera presque 40% d’énergie en moins que les autres espaces techniques du réseau social ce qui lui permettrait d’atteindre un PUE de 1,07.

Les équipes du réseau social avait déjà étonné l’industrie en présentant un nouveau modèle en matière de distribution d’énergie.

Cette conception d’infrastructures “personnalisées” aurait permis de réduire drastiquement les coûts : l’économie vis à vis de la construction et l’opération d’un centre plus traditionnel serait de 24%.

En Europe, l’hébergeur OVH est l’un des rares acteurs à adopter la même approche en concevant ses serveurs et ses datacenters sans faire appel à des prestataires extérieurs. Il n’a toutefois pas encore révélé ses secrets de fabrication…

Châssis d’un serveur conçu dans un facteur de forme 1.5U pour accueillir des dissipateurs de chaleur et des ventilateurs plus grands. La circulation de l’air est également améliorée.

Carte mère Intel Xeon

Une salle serveur : l’on remarque la disposition en couloir compartimenté

Sources : Silicon.fr, GigaOM, Facebook

Suisse : Interxion veut compenser les émissions de carbone avec myclimate

La Suisse a toujours été en pointe en matière de respect de l’environnement. Et les centres de données qui s’installent dans le pays, comme récemment Yahoo, se conforment à cette règle.

Interxion, qui possède un centre près de Zurich, a annoncé qu’il comptait s’engager dans la compensation de ses émissions carbone. Il est ainsi devenu le premier opérateur de data centers à signer un partenariat de compensation carbone exhaustive avec la fondation suisse à but non lucratif myclimate.

“Grâce à ce nouveau programme, les clients d’Interxion Suisse bénéficient de services de colocation neutres à 100% sur le plan des émissions de carbone (…) Pour ce faire, toutes les émissions de CO2 incompressibles sont compensées via un ensemble de projets de protection du climat en Europe et dans les pays en voie de développement” explique un communiqué.

Tous les clients d’Interxion recevront une certification ‘neutre pour le climat’ de myclimate qu’ils pourront appliquer à leur infrastructure de data center dans le cadre de leurs évaluations d’impact sur l’environnement.

Dans le cadre de cette initiative, Interxion compense toutes ses émissions de carbone par des projets de compensation carbone en Suisse et à l’étranger (électricité produite à partir de la biomasse, centrales hydro-électriques restaurées pour augmenter leur efficacité énergétique, distribution de cuisinières solaires, etc.).

Un pas de plus vers un centre de données vert pour les uns, une opération de greenwashing en plus répondront les plus sceptiques…

Régions : ProximIT veut construire un datacenter sur un ancien site militaire

Des milliers de serveurs informatiques sur le plateau de millesvaches. L’histoire pourrait faire sourire et ressembler à un poisson d’avril avec quelques jours d’avance.

Sauf qu’il n’en est rien. ProximIT, une entreprise de services IT crée il y a six ans et basée dans le Limousin, aimerait renforcer son implantation régionale et notamment dans le département de la Creuse.

Selon nos confrères du journal La Montagne, la société projette de créer un Data Center à Féniers (Creuse), en réhabilitant un bâtiment militaire délaissé depuis les années 1990. L’idée n’est pas sans rappeler le projet de Telehouse à Magny-les-hameaux ou 1&1 en Allemagne.

Cette démarche résulterait de la volonté de plusieurs entreprises limousines désireuses d’externaliser leur informatique dans la région. ProximIT, qui compte aujourd’hui une cinquantaine de salariés, justifie ce souhait de posséder son infrastructure en arguant de clients locaux, comme la ville de Guéret.

“Nous nous situons dans un objectif de maintien des emplois sur site et en région, le développement d’une structure propre est plébiscité avec la vocation de permettre à ses clients de tirer le meilleur des technologies tout en maîtrisant les coûts associés à leur informatique et à leur téléphonie” explique à nos confrères Jerôme Barbier, dirigeant de l’entreprise.

Mais outre les questions de financement, un datacenter sans un certain nombre d’opérateurs n’a aucune chance de fonctionner. Quels sont les opérateurs télécoms présents dans cette région rurale ?

C’est justement tout l’intérêt d’un réseau d’initiative publique (RIP). La région possède en effet un réseau baptisé Dorsal et géré par Axione sous forme de délégation de service public (DSP).

Une quinzaine d’opérateurs sont présents localement ce qui pourrait constituer un certain atout pour le projet.

“Nous voulons faire de nos faiblesses une force. Pour un tel projet nous avons besoin, en effet, d’une zone hypersécurisée et isolée comme celle qui s’offre à nous à Féniers” indique Jérôme Barbier.

Si le dirigeant menait le projet à son terme, il pourrait disposer d’un site de 3000 mètres carrés de couverts à l’écart des habitations et dans lequel il aimerait créer une salle machines de 854 mètres carrés à laquelle s’ajouteraient des bureaux et les locaux techniques.

Une étude technique et financière est en cours. Elle devrait livrer ses premières conclusions d’ici fin avril.

L’arrivée de ce centre informatique en zone rurale pourrait induire la création de plus d’une dizaine d’emplois. Idéalement, l’ouverture pourrait s’effectuer courant 2012 si le feu vert est donné.

Enfin, détail notable, le projet de ProximIT n’est pas le seul projet en zone rurale.

Un autre acteur nommé GoSis, lui aussi situé dans un territoire rural (Lozère), devrait donner vie à un centre de données exclusivement dédié au cloud computing.

Etix/Equinix : Sodearif apporte des précisions sur le dossier

Les conditions du deal passé entre Etix Datacenter (groupe Carinae) et Equinix s’éclaircissent peu à peu.

Dans un email transmis à notre rédaction, l’intermédiaire Sodearif qui intervient en qualité de développeur immobilier nous précise que “le 8 mars dernier, Equinix France a acquis en vente en état futur d’achèvement (VEFA) un nouveau Data Center comprenant plus de 11 400 mètres carrés de salles informatiques, et situé sur les communes de Pantin/Bobigny.”

Après une acquisition du site auprès de Foncière Europe Logistique, Sodearif a développé son projet depuis 2009 en partenariat avec les cabinets RB-Architectes et Critical Building.

“Ce projet, initialement développé pour le compte de Carinae Group (sous le nom commercial de Etix DataCenter), a été vendu à Equinix France suite à un partenariat commercial établi entre les deux entités” explique Sodearif.

Pour cette transaction dont les termes financiers n’ont pas été communiqués, les sociétés Sodearif et Foncière Europe Logistique ont été conseillées par le cabinet Keops et l’acquéreur - Equinix - par le cabinet BNP Paribas Real Estate.

Le dernier data center aux portes de Paris ?

Pour des raisons de saturation du réseau électrique, Equinix Paris 4 sera très certainement le dernier datacenter d’envergure aux portes de Paris (première couronne).

“Les travaux viennent de démarrer” affirme Sodearif. Ce sont deux autres filiales du groupe Bouygues bien connues sur le marché, Brézillon et ETDE, qui ont la charge de tenir les délais.

La première tranche de ce nouveau bâtiment sera opérationnelle en Juillet 2012.

De gauche à droite : Xavier Lefevre (Directeur-Adjoint du Developpement Immobilier chez Sodearif), Michel Brignano (Directeur General d’Equinix France), Charles-Antoine Beyney (President Directeur General de Carinae Group) et Antoine Boniface (Responsable du projet chez Sodearif).

Telehouse s’implante en Turquie avec l’appui d’un partenaire local

Telehouse s’étend à travers le monde. En propre, ou avec l’aide de partenaires selon le modèle de la franchise.

Après avoir mis sur pied des infrastructures en Asie avec l’appui de partenaires locaux, cette filiale du groupe japonais KKDI annonce l’ouverture d’un nouveau centre de données à Istanbul (Turquie) en partenariat avec Teknotel Telekomünikasyon.

Baptisé “Telehouse Istanbul”, le centre est situé sur la rive asiatique de la capitale turque. Il porte la marque Telehouse mais sera exploité, géré et entretenu par Teknotel selon les normes strictes d’exploitation exigée par Telehouse.

Dans un communiqué, les deux sociétés se sont félicitées de cet accord de partenariat qui marque la volonté de la Turquie à s’affirmer comme un carrefour incontournable entre l’Europe et l’Asie.

D’un point de vue technique, le site d’Istanbul est alimenté par une double alimentation électrique et sera en mesure de fournir 4 à 5 KW par rack. Quatre opérateurs seront présents dans le centre dès son ouverture.

Un second site pourrait être construit par Teknotel en 2012, toujours sous la marque Telehouse.