Articles parus en février 2009

Datacenter : Juniper Networks dévoile son infrastructure réseau de nouvelle génération

Juniper Networks a présenté sa feuille de route portant sur le développement d’une structure de centre de données de nouvelle génération, englobant une infrastructure matérielle, logicielle et technologique.

Baptisée “Stratus Project”, cette initiative est développée par la nouvelle division de Juniper, le Data Centre Business Group, sous la direction du vice-président en charge des Technologies Emergentes, David Yen. Elle promet des progrès considérables en termes d’évolutivité, de performances et de simplicité, avec toute la souplesse nécessaire pour prendre en charge des environnements de centre de données entièrement virtualisés.

Article de Ian Williams (Vnunet.com) à lire sur vnunet.fr en intégralité

Projet Marlowe : Microsoft régule la consommation d’énergie des serveurs

Comment améliorer la consommation énergétique des centres de données ? Des centaines de milliers d’entre eux sont répartis un peu partout dans le monde, alors que la plupart des internautes n’en connaissent même pas l’existence. Or ils sont à la base du fonctionnement du Web tel qu’on le connaît, et le nombre de datacenters augmente chaque jour, suivant l’expansion du Net.

Microsoft s’intéresse à la question : l’éditeur s’est lancé dans un projet destiné à étudier les moyens de faire baisser la consommation en énergie des centres de données et des serveurs. Pour l’anecdote, la firme de Redmond a baptisé son projet “Marlowe”, en référence au détective du polar The Big Sleep (Le Grand Sommeil) de l’auteur américain Raymond Chandler. Microsoft s’intéresse justement aux moyens “d’endormir”, ou du moins de mettre en veille, ces mastodontes informatiques, lorsqu’ils sont inutilisés.

Article de Céciles Grégoriades à lire en intégralité sur Vnunet.fr

Interxion ouvrira un nouveau centre de données au Printemps

La course au mètre carré disponible bat son plein. Et à ce petit jeu, c’est Interxion qui pourrait franchir la ligne d’arrivée en bonne place.

Le prestataire qui construit et commercialise de l’espace informatique sécurisé pour des clients de toute taille, avait annoncé il y a quelques semaines l’extension d’un centre en Belgique.

Dans le même temps, une rumeur du marché indiquait qu’Interxion allait lancer un nouveau centre à Paris avant même d’avoir terminé un bâtiment en cours de réalisation (Interxion 5, à Saint-Denis).

Et cette rumeur s’est vérifiée début Février avec une annonce officielle du prestataire indiquant qu’il allait réhabiliter un bâtiment situé à Ivry-sur-Seine.

Pour parler des projets en cours et d’un secteur qui résiste à la crise, Fabrice Coquio, directeur général d’Interxion France, est l’invité de la semaine…

Vnunet: Dans un contexte économique morose, Interxion ne connait pas la crise… qu’est ce qui vous permet d’afficher cette croissance insolente ?

Fabrice Coquio: Effectivement, nous ne notons pas de ralentissement majeur. En 2008, notre croissance était de 49% pour un chiffre d’affaires de 25,4 millions d’euros, et elle sera de 30 % environ cette année.

La rareté du crédit liée aux conditions économiques actuelles, fait que de nombreuses entreprises préfèrent se tourner vers nous plutôt que de construire un datacenter en propre.

Dans le même temps, nos clients actuels nous renouvellent leur confiance (niveau de Churn inférieur à 1%) et nos contrats sont signés pour plusieurs années, en règle générale sur 36 mois minimum ce qui assure une stabilité financière à notre groupe.

Vnunet: Le marché Parisien semble s’agiter pour répondre à toutes les demandes, qu’en est-il pour Interxion ?

F. Coquio: Nos centres sont pleins ce qui nous pousse à anticiper les besoins de nos clients pour prévoir la construction de nouvelles infrastructures. En 2008, Interxion France a cumulé près de 61 millions d’Euros d’investissement pour continuer de proposer une offre adaptée aux besoins.

Nous continuons de répondre à 3 ou 4 appels d’offres par semaine ce qui représente une demande hebdomadaire cumulée de 700 à 1000 mètres carrés environ.

Naturellement, nous ne remportons pas l’intégralité de ces budgets mais cela donne un aperçu de la demande actuelle sur le marché Français et en premier lieu, à Paris ou à proximité.

Cette problématique n’est pas spécifique au marché parisien car nous la constatons à l’échelle Européenne. Que ce soit à Londres, Amsterdam ou Francfort, la demande est particulièrement soutenue.

Vnunet: Votre bâtiment Interxion 5 est toujours en cours de construction… un retard dans le planning ?

F. Coquio: Non, pas de retard, nous sommes exactement dans le planning initial, mais il s’agit pour nous d’un projet très lourd qui sera achevé en Novembre prochain. Pour rappel, le centre sera techniquement similaire à Interxion 3 mais deux fois plus gros que ce dernier.

Il nous permettra de proposer à nos clients des salles dédiées à la haute-densité (2500 watts par mètres carrés) sur une surface totale de 4100 mètres carrés qui contrairement à certains concurrents, seront disponibles en une seule tranche.

Notez enfin que c’est le plus gros investissement du groupe (46 millions d’euros, ndlr) jamais réalisé.

Vnunet: Mais vous lancez un sixième centre…

F. Coquio: C’est exact, nous avons saisi une opportunité. Nous avions trouvé il y a quelques mois un immeuble situé à Ivry-sur-Seine qui appartenait au Crédit Foncier (4800 mètres carrés de SHON).

Nous avons eu des discussions avec la mairie qui voulait préempter ce bâtiment dans le cadre d’un ré aménagement assez vaste sur 20 ans du territoire de la ville.

Mais après des rencontres avec les élus dont le Député-Maire, je crois que notre projet a séduit sur plusieurs points. La présence d’un data centre high-tech renforce l’attractivité de la ville pour des implantations tertiaires et amènera également une large connectivité d’opérateurs télécom, comme nous l’avons généré sur la Plaine Saint Denis.

Vnunet: D’un point de vue technique, comment a été conçu Interxion 6 ?

F. Coquio: Nous pilotons le projet de réhabilitation en interne avec deux chefs de projets dédiés. Après les discussions dont j’ai parlé ci-dessus, nous avons lancé les travaux début Janvier et nous serons en mesure d’installer les premiers clients fin Avril.

Au terme de ces 4 mois, nous aurons adapté le bâtiment aux normes Interxion, c’est à dire avec une architecture électrique et climatique redondante (n+n), et une intégration de systèmes de détection d’incendie qui seront complétés par d’autres dispositifs de sécurité (caméras de surveillance, gardiennage…).

Nous avons d’ailleurs renouvelé notre confiance aux fournisseurs avec qui nous travaillons régulièrement pour équiper notre infrastructure (APC-MGE pour les onduleurs, Uniflair pour la partie climatique/refroidissement,…)

Pour les télécoms, au delà de la présence RS3 de France Telecom, les réseaux Irisé et Telcité vont s’interconnecter ce qui permettra aux opérateurs d’ouvrir des points de présence (POP) à moindre coût.

Au total, nous pourrons commercialiser près de 1400 mètres carrés de salles d’hébergement dans ce bâtiment.

Vnunet: Est ce le dernier bâtiment à Paris ou en proche banlieue ?

F. Coquio: Si vous me demandez ma vision personnelle du marché, je dirais que c’est le contraire.

Environ 40% de notre clientèle est étrangère et attache une importance particulière à la densité d’opérateurs télécoms disponibles. Ces clients veulent pouvoir travailler avec des opérateurs internationaux (AT&T, Verizon, Global Crossing, Level 3, etc.) pour différentes raisons.

Or, je pense qu’il serait très difficile pour ces opérateurs de nous suivre en dehors de Paris ou la proche banlieue puisque cela impliquerait pour eux des frais assez importants de raccordement et d’extension de leur réseau. Ce n’est pas un secret, un opérateur n’ouvre un point de présence que s’il est sur d’avoir assez de contrats pour rentabiliser son infrastructure.

Outre cette problématique télécom, les normes environnementales sont de plus en plus complexes, que ce soit à Paris ou dans une petite commune.

Il ne faut pas oublier non plus la concentration d’électricité. Je ne suis pas sur que l’on puisse trouver des câbles redondants de 20 MW disponibles dans une petite commune excentrée, alors que dans des zones de première couronne, nous n’avons pas de difficultés particulières. Enfin, nos clients restent très attachés à la possibilité de pouvoir accéder au data centre en moins de 30 minutes.

En clair, je ne vois pas d’intérêt actuellement, d’aller au-delà d’une certaine distance du centre de Paris et sa petite ceinture.

Vnunet: Quels sont les endroits/zones idéales pour une activité comme la votre ?

F. Coquio: L’implantation d’un data centre doit répondre à de nombreux critères: parmi ceux-ci nous pouvons citer un foncier important à coût mesuré, la disponibilité de grosses capacités électriques redondantes, la présence de nombreux réseaux télécom à proximité, l’intégration dans un secteur urbain sans trop de contraintes de risques ou de voisinage, l’accessibilité aisée pour nos clients y compris depuis des aéroports ou des gares internationales.

Par conséquent, selon nous, la première couronne de Paris à proximité immédiate du périphérique mais sur d’anciens secteurs industriels et d’activité s’impose. Les prochains data centres seront donc vraisemblablement sur le pourtour est et nord-est du périphérique.

Vnunet: Pour terminer, combien de collaborateurs comptez-vous recruter pour soutenir votre développement ?

F. Coquio: Nous lançons actuellement un plan de recrutement de 15 nouveaux collaborateurs pour la structure Française située à Aubervilliers.

Les profils que nous recrutons sont assez variés et vont du responsable des opérations au responsable marketing, en passant par le gestionnaire d’infrastructures, le chargé d’installation et support clients. Si jamais des lecteurs sont intéressés… qu’ils me contactent.

Une nouvelle édition du WebHostingDay en Allemagne

Parmi les rendez-vous à ne pas manquer en Europe lorsque l’on est hébergeur, il y a le WebHosting Day.

Durant 3 jours, près de 50 entreprises viendront présenter leurs produits et services au petit millier de visiteurs annoncé. Ceux-ci pourront également débattre des dernières technologies proposées par différents éditeurs/constructeurs lors de conférences.

Parmi les conférenciers, Shannon Poulin, directeur Marketing Entreprises chez Intel, s’exprimera sur le sujet des serveurs à haut rendement énergétique.

Autre tête d’affiche, Serguei Bellousov, PDG de Parallels, abordera le thème de “l’informatique dans les nuages” (Cloud Computing), qui commence à s’installer progressivement dans les catalogues de services des prestataires mais soulève de nombreuses questions côté client, notamment sur le volet sécurité.

Microsoft et ses containers de données

Il y a un peu plus d’un an, Sun présentait son datacenter portable. Dans les faits, 320 serveurs ont été intégré dans un container de 15 mètres carrés.

Depuis, plusieurs firmes se sont inspirées de ce concept voyant la un nouveau marché qui se dessinait.

Après la (trop longue) construction d’une infrastructure à Quincy, dans l’État de Washington aux USA, qui a duré 18 mois, Microsoft souhaite également se pencher “sur des centres de données de troisième génération”.

Ce datacenter prendra la forme de containers mobiles“totalement modulaires” pouvant héberger jusqu’à 2 500 serveurs chacun. Un gain de temps (et d’argent) considérable pour la firme de Redmond : la mise en place effective de tels containers à l’intérieur d’un parc sécurisé “ne prendrait que de 3 à 6 mois”, estime Bernard Ourghanlian, Directeur Technogies et Sécurité de Microsoft France, interrogé par Vnunet.

En France, l’hébergeur OVH réfléchirait depuis plusieurs mois à la construction de petits datacenters basés sur ce même concept permettant de les déployer en province et à travers l’Europe en quelques jours seulement.

Plutôt qu’un long discours, voici une présentation des projets de Microsoft par Bernard Ourghanlian lors des TechDays 2009:

La crise économique n’empêchera pas les centres de données de s’agrandir

Les projets de data center des entreprises Européennes n’ont pas ralentit malgré la crise que traverse la planète.

C’est en tout cas qui ressort d’une enquête réalisée via Internet par Campos Research and Analysis pour le compte de Digital Realty Trust.

Menée en Octobre 2008, l’enquête à laquelle ont répondu des décideurs du domaine des technologies de l’information au sein de grandes sociétés basées dans quatre pays européens (Royaume-Uni, la France, l’Allemagne et l’Irlande), démontre que l’ensemble des entreprises participantes ont des revenus annuels d’au moins 1 milliard d’euros et/ou au minimum 2 000 employés.

Dans les résultats notables, plus d’un quart des entreprises interrogées planifient activement des projets d’agrandissement immédiats qui débuteront en 2009 et 69 % des sociétés préparent des projets qui verront le jour dans les 12 à 24 prochains mois.

L’espace recherché est également un point à prendre en compte.

Par rapport aux résultats de l’étude de l’année précédente, le nombre d’entreprises à la recherche de plus de 2 500 mètres carrés pour construire leur centre de traitement de données a augmenté de 117 %, ce qui reflète une augmentation considérable quant à l’envergure des projets.

En France, c’est d’ailleurs pour que cela que certains décideurs se tournent vers la province pour implanter leur infrastructure (L’étude ne fait pas mention de ce constat, le commanditaire n’ayant aucuns projets en province actuellement, ndlr).

Naturellement, l’étude de Digital Realty Trust note “un accroissement considérable qui aura un impact sur l’équilibre de l’offre et de la demande d’espace pour les centres de traitement de données sur les marchés européens.”

Un bon point pour l’activité de ce fournisseur présent en France, à Saint-Denis. DRT fournit notamment de l’espace pour les activités d’Equinix et des clients de ce dernier sur le marché Français.

“Cette étude confirme l’existence d’une demande d’espace de centres de traitement de données qui reste élevée sur Londres et Paris. Ces marchés présentent déjà un déséquilibre important entre une demande d’installations de traitement de données et une offre très limitée. L’étude montre que ces villes resteront les emplacements clés pour les projets de centres de traitement de données des entreprises dans les deux prochaines années” indique dans un communiqué Bernard Geoghegan, vice-président directeur de Digital Realty Trust en charge des opérations internationales.

Qui a dit que la virtualisation et les serveurs lames allaient permettre de gagner de l’espace pour éviter d’agrandir son espace informatique ?…

Digital Realty Trust building, Paris in Saint Denis

Digital Realty Trust building, Paris in Saint Denis

Quelques chiffres supplémentaires donnés par l’étude de DRT:
- En 1 an, la puissance moyenne par rack demandée par les entreprises est passée de 4,7 KW à 5,7 Kw, soit une augmentation de 21 %.
- 60 % des entreprises interrogées dans le cadre de l’étude prévoient de recourir à un partenaire pour s’agrandir dans le cadre de ces vastes projets de centres de traitement de données.
- C’est Londres qui apparait comme l’emplacement de référence pour lancer un projet. Paris apparaîtrait comme le second emplacement le plus prisé pour ces projets.

Comment Wordpress maintient en ligne 5 millions de blogs

Héberger près de 5 millions de blogs est un défi considérable.

Wordpress est à ce titre un cas d’école. En plus des blogs, il doit gérer leur personnalisation, leur configuration, les contenus statiques associés, les commentaires… de quoi donner des maux de tête à un administrateur.

En réalité ce qui pose le plus gros problème aux équipes de la plateforme, c’est la sécurité des données et la disponibilité globale.

Pour palier à une défaillance majeure, l’équipe technique a installé trois infrastructures chez différents prestataires.

La plupart sont composées de:
- 150 serveurs HP DL165s dual quad-core AMD 2354 processors 2GB-4GB RAM
- 50 serveurs HP DL365s dual dual-core AMD 2218 processors 4GB-16GB RAM
- 5 serveurs HP DL185s dual quad-core AMD 2354 processors 4GB RAM

Via Blog Barry Abrahamson

DatacenterDynamics revient à Paris

Si vous envisagez de construire une salle informatique, de la rénover, ou tout simplement d’améliorer son rendement, alors ne ratez pas Datacenter Dynamics.

En 2009, les organisateurs souhaitent développer plusieurs thèmes. Ainsi, les participants pourront apprendre à maximiser la performance par watt dans leur centre de données tout en répondant aux exigences en matière de disponibilité et d’efficacité.

Mais également approfondir les notions de consolidation, virtualisation et maximisation des ressources de serveur.

Sans oublier de consulter de nouvelles prévisions sur la manière dont le Cloud computing, la virtualisation, l’architecture orientée services et autres nouvelles plateformes informatiques impacteront sur la conception des installations, leur fonctionnement et le suivi des modèles de facturation interne.

Le programme complet sera disponible début Mars sur le site de l’évènement.

Le salon se tiendra quant à lui le 27 Mai 2009 au palais des congrès à Paris. Le nombre de participants est limité à 700.

Un datacenter de Microsoft dédié au cloud computing

Pour développer son offre de Cloud Computing autour de Windows Azure, Microsoft doit s’équiper.

Lorsque l’on est le géant mondial du logiciel, on a les moyens de mettre en oeuvre des centres de données dignes de ce nom pour accueillir ses clients.

Et vérification faite par le biais d’un reportage de la BBC dans l’un des centres de Microsoft, à Quincy dans l’état de Washington, les moyens sont effectivement… impressionnants.

A lire également:
- PDC 2008 : Microsoft rend son Windows Cloud plus concret

Google va stocker ses données en Finlande

Pourquoi Google ne construit pas un centre de données en Espagne ?

Tout simplement car il ne fait pas assez… froid.

En effet, refroidir une salle informatique qui héberge plus de 100.000 serveurs minimum est une tâche ardue et particulièrement coûteuse.

Pour poursuivre sa croissance sur le marché Européen et se rapprocher un peu plus de la Russie, le moteur de recherche Américain a annoncé le rachat d’une ancienne usine de pâte à papier en Finlande.

L’usine de Stora Enso basée à Summa et fermée début 2008, devrait être détruite pour que Google installe son centre de stockage et de traitement de données.

Le choix de la Finlande permettra sans doute au géant de la recherche en ligne d’utiliser une technologie de refroidissement comme le free cooling, en raison de basses températures présentes localement sur de longues périodes durant l’année.

Un dernier détail, le coût de de ce rachat: environ 40 millions d’Euros. La transaction devrait être bouclée au printemps prochain.

Pour rappel, Google possède une vingtaine de centre de données à travers la planète et selon diverses sources, de serveurs répartis de façon discrète dans quelques salles informatiques appartenant à des tiers.