Articles parus en avril 2009

Agenda: Le programme de DatacenterDynamics Paris 2009

C’est un thème porteur: réduire les coûts de fonctionnement d’un centre de données.

Pour cela que les organisateurs de la conférence DatacenterDynamics qui revient à Paris le 27 Mai prochain proposent aux visiteurs de découvrir les dernières solutions en matière d’efficacité énergétique et de connaitre les dernières politiques pouvant impacter leur activité.

Vnunet.fr est partenaire de l’évènement et vous proposera un résumé complet.

Parmi les conférences à ne pas manquer, celle de Jean-Pierre Delpouve du Commissariat à l’énergie Atomique qui examinera comment maximiser la performance du Datacenter tout en gérant l’installation de calculateurs de classe pétaflopique.

Christophe Weiss, dirigeant de APL France démontrera comment prolonger la durée de vie d’un site saturé en garantissant la continuité de la production info.

Autre spécialiste, Laurent Trescartes de Critical Building analysera les alternatives à l’accréditation TIER IV à l’heure de l’éco-efficacité et des contraintes budgétaires.

Et enfin, Fréderic Charron, membre du CESIT, introduira l’urbanisation et ses implications telles que la méthodologie à appliquer sur des salles informatiques et télécom.

Le programme est à découvrir en intégralité sur le site de l’évènement.

Suivi de chantier: EDF construit un nouveau centre de données

C’est un nouveau projet que Vnunet.fr vous présente aujourd’hui. A classer dans la catégorie des projets de grande envergure.

EDF construit actuellement un nouveau centre de calcul à bonne distance de Paris. L’objectif est la consolidation des salles informatiques existantes.

Pour Pascal Faucillon, responsable du projet nouveau centre de calcul à EDF, le projet doit relever les nouveaux défis de l’hébergement informatique. Pour commencer, il devra répondre aux besoins de haute disponibilité pour certaines applications critiques de l’entreprise, mais également faire face à la forte croissance de la consommation électrique des serveurs informatiques de ces dernières années.

Sans oublier de contribuer à l’efficacité opérationnelle et à la maîtrise des coûts, et enfin, s’inscrire dans la démarche de développement durable.

“Le premier défi de la disponibilité repose sur deux composantes principales: la disponibilité du centre de calcul et celle de l’application informatique” indique Pascal Faucillon.

En ce qui concerne la disponibilité du centre de calcul, EDF vise un Tier IV selon la classification de l’ Uptime Institute. C’est le niveau visé actuellement par les entreprises comparables à EDF par leur taille et la criticité de leur SI.

Ce niveau implique la redondance des équipements électriques et de climatisation. Le challenge du projet EDF est d’offrir ce niveau de disponibilité à un prix compétitif grâce à une production centralisée d’électricité ondulée et de froid.

Pascal Faucillon précise que “une fois le niveau de redondance fixé, toute la conception a été orientée par l’optimisation du bilan énergétique : être le plus efficace possible pour produire l’électricité ondulée et le froid nécessaires aux serveurs informatiques”. EDF a simulé de nombreuses configurations techniques pour identifier la meilleure, d’un point de vue économique et également en terme de développement durable.

L’équipe projet a élaboré ses choix de solutions techniques en s’appuyant sur l’expertise interne et externe à EDF.

Elle a travaillé sous forme de task force avec plusieurs intervenants: EDF Optimal Solutions, filiale d’EDF spécialisée dans l’éco efficacité énergétique, Critical Building, expert en Datacenters, appui à maîtrise d’ouvrage du projet, Iosis en tant que maîtrise d’œuvre de conception du projet et Axima en charge du lot Climatisation.

“L’innovation principale réside dans la sophistication de la régulation de la climatisation. On retrouve les mêmes problématiques que dans l’automobile où c’est l’association d’un moteur économe et de son calculateur qui permet d’atteindre la plus faible consommation et le minimum de rejets” précise Pascal Faucillon.

Il ajoute que “le projet a beaucoup travaillé sur ces deux dimensions, ce qui a permis d’une part de réduire le coût de l’hébergement informatique et d’autre part de répondre aux problématiques environnementales”.

La phase de conception est achevée et le projet est désormais dans sa phase de réalisation.

A terme, le centre de calcul comprendra deux bâtiments informatiques de 4500 mètres carrés chacun, deux bâtiments techniques de 2250 mètres carrés chacun consacrés à la production d’électricité ondulée et de froid, et enfin, un bâtiment logistique de 1500 mètres carrés. Le centre de calcul est évolutif et peut augmenter sa production d’électricité ondulée de 33% sans avoir à construire de nouveaux bâtiments.

C’est un important chantier puisqu’il peut y avoir jusqu’à 250 personnes simultanément à pied d’œuvre et mobilise 4 grues. Il se décompose en quatre lots principaux : BTP avec Vinci, Électricité avec Clemessy, Climatisation avec Axima et fourniture des systèmes d’énergie “No-break” avec Piller.

Les fondations et les dalles sont achevées, les élévations et planchers hauts en cours de réalisation. La mise en service de ce centre de calcul est prévu pour le second semestre 2010.

Crédit photo: Patrice LEFEBVRE

La crise rattrape Global Switch

En Avril 2007, une rumeur indiquait que Global Switch prévoyait d’entamer la construction d’un second datacenter en banlieue parisienne. L’opération se confirmait en Janvier 2008.

Un an plus tard, lors de l’édition 2008 du salon Datacenter Dynamics, le prestataire d’origine Britannique était en phase de promotion de son futur centre de données. La plaquette indiquait qu’il s’agissait d’une extension de la capacité d’hébergement du premier centre situé à Clichy, aux portes de Paris.

Enfin début 2009, un blog d’actu locale de la ville de Clichy indiquait que “le prestataire spécialisé dans l’hébergement de serveurs informatiques disposait du plus grand datacenter de France” et poursuivait en précisant que “Global Switch a donc décidé d’ouvrir une nouvelle aile dans le courant de l’année 2010″.

Mais la crise vient de rattraper l’entreprise. En effet, selon nos informations, Global Switch vient de stopper pour une durée indéterminée la construction de cette nouvelle infrastructure.

Cet arrêt serait lié à l’un des actionnaires du fournisseur, un investisseur immobilier anglais impacté par la crise. La livraison de GS paris 2 était annoncée pour le second semestre 2010.

Contacté par Vnunet.fr, Tim Bailey, directeur général de Global Switch France n’a pas confirmé ces informations.

Il précise toutefois que “nous continuons de travailler sur un schéma financièrement viable pour le développement de Paris 2.”

Tim Bailey ajoute que “nous avons obtenu le permis de construire et avons terminé la définition du cahier des charges techniques ainsi que la consultation des différentes entreprises impliquées dans la construction.”

Avant de compléter, “nous poursuivons activement notre travail pour obtenir les autres autorisations nécessaires.”

Pour conclure, notre interlocuteur déclare que “Global Switch continue la commercialisation auprès de clients potentiels.”

On le devine, cette position se veut avant tout rassurante car si la livraison du centre semble être décalée à une date qui n’est pas encore définie, les clients qui avaient pré-réservé de l’espace peuvent être tentés de revoir leur stratégie, patienter pour certains, ou dans un cas extrême, se tourner vers les concurrents… déjà très sollicités.

Comment une simple vidéo peut anéantir la notion de Green IT

La vidéo postée par l’hébergeur OVH partait d’un bon sentiment. Elle devait à l’origine servir à montrer aux clients comment se passait un test de groupe électrogène.

Pour éviter que le carburant stagne et plus généralement pour s’assurer une disponibilité totale des groupes en cas d’incident électrique sur les arrivées EDF, ces tests sont pratiqués au moins une fois par mois.

Sans le vouloir, un détail pourrait anéantir les efforts d’OVH pour se donner une image d’entreprise qui a la fibre écologique.

Comme le montre la vidéo ci-dessous, la problématique du traitement des fumées est essentielle si l’on ne veut pas polluer un peu plus la planète…

Image de prévisualisation YouTube

Les échappements qui sortent de ces groupes doivent être pris en compte par les gestionnaires de centres de données. Dans une vidéo promotionnelle diffusée elle aussi sur Youtube, le fournisseur d’espaces informatiques “Interxion” explique très brièvement (voir à 2:04) les contraintes de traitement liées à ce genre d’échappements…

Image de prévisualisation YouTube

J-Y Migeon (Sun): “Concevoir des produits plus puissants sans augmenter la consommation”

Dernière minute: Sun a été racheté par Oracle.

Sun a récemment annoncé l’arrivée d’une nouvelle gamme de serveurs.

Nous avons donc voulu interroger Jean-Yves Migeon, responsable système produits chez Sun Microsystems France, pour en savoir plus sur les nouveautés apportées par ces nouvelles machines.

Vnunet: Pourriez-vous nous faire un rapide résumé des nouvelles gammes?

J-Y Migeon: Sun Microsystems introduit sur le marché une nouvelle gamme constituée de 4 serveurs racks (X2270, X4170, X4270, X4275), de 2 serveurs lames (X6270, X6275), ainsi que d’une nouvelle station de travail (Sun Ultra 27), le tout sous la bannière “Open Network Systems”. Ces différents produits couvrent un large spectre d’applications (ERP, Bases de données, Virtualisation/Consolidation de serveurs, Calcul, frontaux Web, streaming video, BI/Datawarehouse…)

Vnunet: Qu’est ce que “Open Network Systems” ?

J-Y Migeon: L’approche “Open Network Systems” c’est l’intégration étroite de quatre composants standards et ouverts : calcul (processeurs/mémoire), réseau extrêmement rapide, stockage multi-couche et logiciels d’infrastructure (système d’exploitation, logiciels d’administration…). C’est effectivement grâce à une bonne intégration de ces 4 composants, que les nouveaux systèmes Sun vont exploiter pleinement le potentiel des nouveaux processeurs Intel Xeon série 5500 et relever le défi des goulets d’étranglement liés aux données. Outre une vitesse de calcul supérieure et la capacité de traiter bien plus d’opérations en parallèle, les améliorations les plus significatives offertes par les systèmes Sun Intel Xeon série 5500 concernent le débit des données. Leurs capacités dans ce domaine ont été démultipliées.

Vnunet: Pouvez-vous nous présenter plus en détails les technologies intégrées à ces machines ?

J-Y Migeon: Pour le calcul, Sun a choisi d’intégrer le processeur Intel Xeon série 5500 dans son offre serveurs pour ses performances et son efficacité énergétique (faible consommation et dissipation calorifique).

En ce qui concerne le réseau, nous avons utilisé les technologies Infiniband (interface Infiniband QDR sur la lame de calcul X6275, module Sun Blade 6048 InfiniBand, adaptateurs HCA Infiniband  QDR). Le but de ce choix technologique est de relever le défi des goulets d’étranglement liés aux données et de pouvoir constituer de grands clusters de calcul (puissance de 9Tflops pour 48 lames/192 processeurs Xeon 5500 dans un seul châssis 6048).

Toujours pour le réseau, nous avons développé le module “Sun Blade 6000 Virtual Network Express Module” permettant de virtualiser les E/S sur un ou deux réseaux 10GbE dans les châssis lames Sun Blade 6000. Le but de ce choix est de réduire (jusqu’à un facteur 10) le nombre de câbles sortant du châssis, et cela à un coût inférieur aux solutions switchs traditionnellement embarquées dans les châssis de nos concurrents.

Vnunet: Et pour le stockage ?…

J-Y Migeon: Sun a souhaité l’intégration de technologies SSD dans tous les serveurs annoncés, ainsi que de barrettes flash de 24 Go (module Open Flash) dans certains serveurs orientés calcul (serveurs racks X2270, lame X6275). Ces barrettes peuvent être utilisées comme du disque standard ou bien comme de la mémoire cache pour optimiser la performance de certaines applications. Les technologies flash (SSD et modules Open Flash) pourront être utilisées quelque soit le système d’exploitation installé (Solaris, Windows, Linux). Solaris a néanmoins l’avantage de proposer en standard un système de fichier ZFS qui optimise automatiquement l’utilisation de ce type de technologies.

Vnunet: Solaris a été optimisé également ?

J-Y Migeon: Oui, Solaris optimisé pour les processeurs Intel Xeon 5500. Sun et Intel poursuivent leur collaboration pour fournir la meilleure combinaison “processeur/système d’exploitation”. Solaris est aujourd’hui spécialement conçu et optimisé pour tirer partie des nombreuses améliorations en performances et en fonctionnalités des nouveaux systèmes basés sur les puces Intel Xeon 5500 (virtualisation intégrée avec les Solaris Containers, large adressage mémoire, gestion du multi-coeur & multi-thread, système de fichier ZFS, gestion optimum des technologies Intel Quick Path Interconnect, Intel Turbo Boost, Intel Hyper-Threading, détection et corrections des problèmes matériels via Solaris Fault Management Architecture (FMA), etc.)

Cette optimisation est démontrée avec le benchmark SAP-SD sur serveur Sun X4270 sous Solaris 10, résultat: gain de + 12% en performance pour Solaris vs. Windows.

Vnunet: Vous mettez l’accent sur l’optimisation de la consommation d’énergie et le refroidissement… peut-on réellement concevoir des produits toujours plus puissants mais peu gourmands en énergie ?

J-Y Migeon: Oui cela est possible de concevoir des produits plus puissants sans augmenter l’enveloppe thermique et la consommation si l’on intègre les bonnes technologies. Pour répondre très efficacement à ce challenge, on peut notamment citer le processeur Intel Xeon série 5500 et l’utilisation des technologies SSD/Flash (plus performantes et moins consommatrices que des disques durs traditionnels) associées à Solaris/ZFS .

Vnunet: Parmi vos nouveautés, vous avez également présenté le “Sun Blade 6000 Virtual Network Express”. Est ce une réponse à Cisco et ses récentes annonces?

J-Y Migeon: Le Module “Sun Blade 6000 Virtual Network Express Module” permet de virtualiser (VLAN) les E/S sur un ou deux réseaux 10GbE dans les châssis lames Sun Blade 6000. Le but de ce choix est de réduire (jusqu’à un facteur 10) le nombre de câbles sortant du châssis, et cela à un coût inférieur aux solutions switchs traditionnellement embarquées dans les châssis de nos concurrents.

Suivi de chantier: Telecity en phase de démolition (première partie)

En marge de l’interview de Stéphane Duproz, directeur général France de TelecityGroup, Vnunet.fr vous propose de suivre l’avancée de ce chantier, accompagné pour ce premier rendez-vous de quelques images de la démolition. Pour rappel, ce nouveau projet de centre de données sera situé à Aubervilliers, en proche banlieue parisienne, et prévoit une surface SHON de 7755 mètres carrés.

Pour commencer, TelecityGroup précise que son troisième centre se composera de trois parties principales, isolées des autres par des murs coupe-feu et distribuées par une coursive centrale: un bâtiment de bureaux sur deux niveaux, un bâtiment technique sur 3 niveaux et le bâtiment d’hébergement proprement dit. Celui-ci sera divisé en deux parties séparées par un mur coupe-feu, créant l’équivalent de deux sites distincts (chacune des deux parties disposera de ses propres chaînes électriques).

Choix du site et étude du terrain

En mars 2008, TelecityGroup signe un bail, avec le même propriétaire que celui de son site actuel d’Aubervilliers, pour un bâtiment situé à quelques centaines de mètres, sur la même commune, au 10 rue Waldeck Rochet.

“Cet emplacement nous est rapidement apparu idéal grâce à sa surface suffisamment vaste pour le centre de données en projet ainsi que par la forte concentration d’opérateurs de réseaux dans ce secteur, sans oublier l’existence d’une importante présence d’EDF dans la zone capable d’assurer une redondance parfaite d’alimentation électrique” précise Stéphane Duproz.

Autre avantage souligné par notre interlocuteur, Aubervilliers est une commune située à proximité des portes de Paris ce qui permet une facilité d’accès pour les différents prestataires et clients.

Pour l’anecdote, ce bâtiment d’une surface SHON de 6532 mètres carrés servait de base logistique au distributeur “FNAC.COM”.

“Rapidement, les études montrent qu’il faut modifier la toiture, que les murs doivent êtres doublés pour devenir coupe-feu, et que même si la superficie de cet entrepôt correspondait à notre projet, que la dalle pouvait recevoir le surplus de poids engendré par la future infrastructure technique, elle ne permettait pas économiquement de créer des ouvrages tels que des caniveaux et autres galeries techniques” nous confie Stéphane Duproz.

Et d’ajouter que “la décision a donc été prise de démolir la totalité de ce bâtiment et de reconstruire un nouveau centre de données pour mieux répondre aux contraintes réglementaires et normatives, tout en optimisant les fonctionnalités opérationnelles, pour nos clients et nous-mêmes”.

En amont de la démolition de l’ancien bâtiment, a été effectué un contrôle des sols qui a eu pour but de connaître la composition et la capacité du sol à soutenir le bâtiment. Des carottages et des sondages à une profondeur de 50 mètres ont été menés. Le résultat de ces prélèvements a révélé l’existence de “vides” dans les gypses (appelés “poches de dissolution de gypse”) à environ 45 mètres de profondeur obligeant à procéder à plus d’une centaine de forages supplémentaires dans lesquels des tonnes de béton ont été injectées.

Central de production de béton pour les injections

Carroteuse d’injection

Dans le cadre des excavations des fondations du bâtiment il a fallu, afin de limiter l’impact écologique et financier, réutiliser au maximum les terres de terrassement. Le terrain du chantier étant situé sur une ancienne friche industrielle du XVIIIe siècle, des prélèvements de terres ont été effectués afin de rechercher des éventuelles pollutions de sol. Des polluants ont été identifiés mais leur faible quantité n’a pas relevé de problème sanitaire.

Stockage terre polluée

D’autres études approfondies ont été menées en parallèle, dont des études acoustiques visant à définir le niveau de bruit généré acceptable permettant ainsi d’adapter si besoin est, les contre-mesures en conséquence (pièges à son, murs acoustiques, etc…).

Choix du prestataire de travaux

Afin de mener a bien son projet, TelecityGroup s’est rapproché d’un cabinet d’architecte pour créer les premiers plans de masse, ainsi que d’une entreprise d’assistance à maîtrise d’ouvrage pour déterminer le cahier des charges et valider les choix techniques et fonctionnels de ce nouveau centre de données.

“Il était clairement indiqué que ce projet devait s’inscrire dans une perspective d’excellence sur un plan technologique, environnemental, et esthétique” explique Stéphane Duproz.

Le projet a ensuite donné lieu à un appel d’offre long et rigoureux destiné à sélectionner le prestataire le plus apte à satisfaire aux exigences de TelecityGroup. Un groupement représenté par Brezillon, filiale du groupe Bouygues, a été retenu pour son expertise reconnue dans la construction de centre de données informatique. ETDE du groupe Bouygues également a quant a elle été choisie pour les travaux de génie électrique et génie climatique.

Stéphane Duproz le dit clairement, “le groupement d’entreprises retenu disposait des caractéristiques maximales sur le plan environnemental ainsi qu’en termes de moyens pour une réalisation rapide et soignée. En effet, compte tenu des délais de mise en service du nouveau centre de données, le groupement a su apporter la garantie de pouvoir mobiliser sur ce chantier jusqu’à 150 compagnons simultanément.”

Visiblement, le Green a dépassé le stade du marketing puisque “côté environnement et dans le cadre de la future certification ISO 14001 du site, il était très clairement demandé au prestataire de respecter les chartes environnementales” assure le directeur général de TelecityGroup en France.

“Brezillon possède à ce titre une charte de chantier vert qui correspond aux attentes du groupe sur les questions de nuisances sonores, de contraintes d’économie de l’eau utilisée, de revalorisation des déchets et de salissure de chantier et de voirie alentour notamment” conclut Stéphane Duproz.

Au final, la phase de démolition s’est faite en deux étapes. Celle du bâtiment proprement dit (du 16/02 au 27/03 puis celles des fondations (du 23/03 au 27/03)…

A suivre lors d’un prochain suivi de chantier.

Arrière de l’ancien bâtiment FNAC… et l’antenne Orange.

Photos: ©TelecityGroup / Vnunet.fr

F. Benhamou (Novell) : “Data center : nous allons plus vite que nos concurrents open source”

Préalablement au salon Solutions Linux, Vnunet.fr avait interviewé François Benhamou, directeur de la division End User Computing chez Novell France. Il évoque la nouvelle stratégie de Novell pour le marché français sur fond de ré-organisation en interne. (interview réalisée le 24 mars 2009)

A lire en intégralité sur Vnunet.fr

Sun dévoile des serveurs à base d’Intel Xeon 5500

Pendant que les rumeurs d’un deal avec IBM court, Sun continue de travailler. Et sort même quelques nouveautés, sa collection de printemps en quelque sorte.

Pour commencer, notons l’arrivée de machines destinées à la virtualisation. Elles portent les références Fire X4270 (remplace le X4250) et X6270.

Viennent ensuite les Fire X2270 (remplace le X2250) présent en photo ci-dessous. Également les X4170 et X4275, les trois étant destinés principalement aux applications web.

Enfin, on note l’arrivée d’un serveur lame (X6270) pour les applications de calcul intensif. Il est affiché au prix de 9520 dollars.

Toujours en pointe en matière de Green IT, Sun indique que “ces serveurs misent sur la performance et l’efficacité énergétique” et ont pour ambition de“créer une véritable convergence entre le calcul, le stockage et le réseau”.

Techniquement, le constructeur tient à préciser que ces serveurs sont les premiers à intégrer les technologies SSD et modules Flash sur des architectures x86.

Taille:

- 1U: X2270

- 2U: X4270, X4275

Source: Communiqué Sun

S. Duproz (TélécityGroup): “La demande est forte depuis 2005″

La place parisienne s’agite pour répondre aux besoins d’espaces informatiques. A un tel point qu’on parlait encore il y a quelques mois d’une possible pénurie de mètres carrés.

C’est aussi le point de vue de Stéphane Duproz, directeur général France de TélécityGroup.

Le fournisseur de salles informatiques possède deux sites en banlieue parisienne. L’un à Courbevoie (ex-Redbus Interhouse) et l’autre à Aubervilliers.

Annoncé en Mai 2008, un troisième viendra sortira de terre d’ici la fin 2009. L’occasion de rencontrer Stéphane Duproz pour lui poser quelques questions sur la stratégie du groupe…

Vnunet: En ce début d’année, comment se porte TélécityGroup ?

Stéphane Duproz: Plutôt bien même si cela ne date pas d’aujourd’hui. La demande est forte depuis 2005, année charnière du commerce en ligne, du web 2.0 / médias numériques et de la poursuite de l’essor du haut débit.

Ce mouvement s’est poursuivi en 2006 puis 2007 et à ce stade, nos centres se sont trouvés en voie de remplissage très avancé. L’année 2007 est l’année où il y a eu un équilibrage de l’offre et de la demande sur le marché parisien, et c’est aussi à cette époque que nous avons tous choisi de créer de nouveaux sites pour répondre à cette demande. Les projets initiés en 2007 voient donc le jour en 2009.

De nombreux centres sont pleins aujourd’hui. Sur la place Parisienne, notre site de Courbevoie est plein, le site d’Aubervilliers ne l’est pas encore mais la priorité pour nous est de commencer à envisager l’avenir avec l’arrivée d’un troisième centre à la fin de l’année.

Notez qu’à fin 2008, TélécityGroup a ouvert 2 nouveaux datacenters à Londres et Amsterdam et cette année trois autres verront le jour (Stockholm, Milan, Paris) ce qui fera au total 23 sites en Europe, pour environ 60 000 mètres carrés d’espace client net.

Vnunet: Pouvez-vous nous donner quelques détails sur le nouveau centre qui ouvrira d’ici la fin de l’année ?

S. Duproz: Le centre “Paris 3″ sera situé à Aubervilliers et ouvert en deux étapes.

C’est un investissement de 48 millions d’euros pour démolir puis reconstruire un bâtiment neuf dont la superficie est de 7755 mètres carrés (SHON) dans lequel le “réel net vendable” est de 3000 mètres carrés. ous menons des réflexions pour optimiser cette superficie.

Il y aura bien entendu une double adduction fibre. Pour la consommation électrique, nous avons prévu 14 mégawatts qui permettront de répondre à de fortes demandes de densité électrique allant jusqu’à 20 kilowatts par rack.

Le tout sera refroidi avec un recours maximum à une technologie désormais bien connue, le free cooling.

Vnunet: Combien de collaborateurs comptez-vous recruter pour maintenir ce nouveau bâtiment ?

S. Duproz: Entre 15 et 20 personnes, principalement des profils techniques (gestionnaires d’infrastructure, techniciens de Service Client…). Nous n’avons pas de difficultés notables pour recruter mais comme le service client est important, l’humain est donc important.

Ce que nous recherchons, ce sont donc avant tout des collaborateurs ayant un réel esprit de service client et trouver les bons profils prend tout de même du temps.

Vnunet: Le fait de rester dans le nord de Paris s’est imposé naturellement ?

S. Duproz: Nous avons eu une bonne écoute de la part des services de la Mairie (Aubervilliers, ndlr) qui ont regardé le dossier avec beaucoup d’intérêt. Je dois d’ailleurs saluer leur travail qui a permis de mettre le centre en chantier dans les meilleurs délais.

Je crois que l’implantation d’un centre de données comme le notre est une dynamique pour une commune. Parfois nos clients implantent également des bureaux à proximité directe de nos bâtiments ce qui est bon pour les territoires sur lesquels nous sommes implantés et ceux à proximité.

Vnunet: En matière de Green IT, quelle est le niveau d’implication de TélécityGroup ?

S. Duproz: Pour commencer, si l’on parle du centre en cours de réalisation, il est conçu pour répondre aux normes internationales ISO 27001:2005 relatives à la sécurité de l’information, mais aussi à ISO 14001 qui fixe les principes fondamentaux de mise en place d’un système de management environnemental efficace.

Si notre partenaire Brézillon (groupe Bouygues) qui assure l’intégralité de la construction, s’est vu retenir, c’est grâce à son implication et sa démarche de suivi, de respect des réglementations et de l’environnement qui est primordial pour nous.

Au niveau Européen, nous avons été les premiers à signer le code de conduite des datacenters mis en place par l’Union Européen (EU Code of conduct for datacenters). Il est contraignant car il oblige à ce que le groupe s’engage à faire des efforts codifiés pour le respect de l’environnement, en d’autres termes, pour améliorer l’efficience énergétique.

Nous avons un site pilote mis en production récemment qui a su intégrer ces contraintes, il s’agit de notre quatrième centre à Amsterdam. Et comme je l’ai dis en introduction de cette réponse, le troisième centre Parisien suivra la même logique.

En parallèle, un groupe de travail interne a été constitué et se rend dans nos centres existants pour identifier toutes les améliorations possibles en matière de développement durable. Dernière chose que je tiens à souligner, nous sommes membre du GreenGrid.

Vnunet: Vous aviez d’ailleurs testé une pile à combustible, qu’en est-il de cette intégration ?

S. Duproz: On formalise une volonté de s’impliquer dans cette réduction de notre impact sur l’environnement et le test de pile à combustible en est un bon exemple.

Même si, hélas, le rapport puissance délivrée / espace utilisé n’est pas encore optimal, nous réfléchissons à la possibilité de profiter de notre expérience en la matière pour bénéficier des avantages de la pile à combustible dans notre futur site.

Vnunet: Pour conclure sur le Green IT, vous avez annoncé avoir signé un accord avec EDF pour bénéficier d’énergie provenant de sources renouvelables…

S. Duproz: C’est exact. Nous sommes le premier client d’EDF à avoir signé le contrat “Equilibre Plus”. En clair, nous avons acheté des certificats pour un certain nombre de mégawatts.

Ceci nous garantit que notre fournisseur s’engage à injecter dans son réseau de l’énergie provenant de sources renouvelables. En complément, le contrat participe aussi au financement d’un projet qui vise à étudier la façon dont il est possible d’améliorer le rendement de l’énergie photovoltaique.

Au niveau de nos clients, nos équipes passent du temps à comprendre les contraintes qui permettront de personnaliser chaque infrastructure, notamment pour sécuriser et optimiser la consommation d’énergie .

Vnunet: Est ce que la crise a eu un impact sur votre marché ?

S. Duproz: Elle a modifié la structure de nos ventes. Jusqu’à mi-2008, la moitié de nos nouvelles ventes provenaient de nos clients existants mais aujourd’hui, la proportion de nouveaux clients dans notre cycle de vente s’est beaucoup développée.

Après l’énorme vague d’outsourcing que nous avons connu en 2006/2007, nous voyons apparaître une seconde vague d’entreprises qui menaient une réflexion technique, et qui aujourd’hui, confrontés à une réduction des coûts, ont fait leur calcul et avaient un réel intérêt à externaliser leur infrastructure informatique.

C’est notamment le cas de Pierre & Vacances qui a choisi d’externaliser l’intégralité de son système d’information chez nous ce qui implique de notre part une qualité de service de très haut niveau.

En terme de nouvelles affaires, il n’y a donc pas d’impact négatif mais il y a une nouvelle répartition des ventes.

Google dévoile ses “containers” de stockage et traitement de données

C’était il y a encore quelques mois l’un des secrets industriels les mieux gardés.

Mais depuis quelques jours, la planète entière sait comment sont construits et fonctionnent certains centres de données de Google. Ainsi que ces serveurs de calcul.

Lors du “Google Data Center Efficiency Summit” qui s’est récemment tenu au siège de la firme, à Mountain View en Californie, des experts de l’entreprise ont livré quelques informations aux journalistes.

Lorsque l’on y réfléchit, Google n’avait plus le choix. Soit le moteur se risquait à des fuites, soit il encadrait lui même la diffusion de ces informations pour prouver au monde entier qu’il fait de nombreux efforts pour améliorer l’efficience énergétique de ses centres. Et donc, qu’il cherche à réduire son impact sur l’environnement.

Premier point: Dès 2005, Google a utilisé des “containers” à l’image de la blackbox de Sun en lieu et place des salles informatiques traditionnelles. IBM, Rackable Systems et d’autres ont depuis emboité le pas.

Second point: Le contenu de ces containers… pas moins d’un millier de machines. Ces dernières sont conçues par Google.

Si elles ne semblent pas intégrer de composants originaux au premier abord (2 CPU Xeon Nocona, carte mère Gigabyte, mémoire DDR2 400 et 2 disques durs SATA de marque Hitachi en Raid 1), c’est la gestion de l’énergie de ces serveurs qui est originale.

L’onduleur, en temps normal entreposé dans une salle annexe, devient une batterie 12V “collée” derrière le serveur. C’est la carte mère qui gère la transformation du courant en tensions distinctes nécessaires au fonctionnement des différents composants de la machine.

Un moyen efficace d’économiser de la place et peut-être aussi, d’annuler le coût d’entretien des onduleurs (UPS) traditionnels.

Mais Google ne précise pas comment sont fabriquées ces batteries. En effet, si elles sont à base de plomb, on espère que les équipes du moteur ont tout prévu pour leur recyclage…

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Vidéo officielle:

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Un serveur web de Google:

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Photo (Via CNET):

Sources: via DKLE & CNet