Articles parus en juin 2009

Refroidissement: APC présente une nouvelle armoire de climatisation

C’est l’été, quoi de plus normal que de parler de refroidissement.

APC vient d’annoncer l’arrivée d’un nouveau système de climatisation intégré à la baie. Le fournisseur indique que son offre InRow SC se compose d’une solution de climatisation InRow SC, un rack NetShelter® SX et d’options de confinement thermique à l’avant et à l’arrière.

Enfin, si la capacité de refroidissement peut atteindre jusqu’à 7 kilowatts par rack, un système surveille et adapte pro-activement la capacité de refroidissement “pour assurer une température d’entrée adéquate au niveau du serveur” , une auto-gestion censée être plus éco-énergétique.

Dans un communiqué, APC indique que le “système peut être installé comme un appareil totalement autonome qui se passe d’échangeur thermique à distance ou bien être intégré à une installation pour la faire évoluer sans prendre plus de place”.

S. Sinapi (Stulz): “Faire de la haute densité implique un refroidissement adapté”

L’arrivée de la haute densité dans de nombreux centres de données a donné lieu à des dégagements de chaleur sans précédent, impliquant une nécessaire et rapide adaptation des infrastructures de refroidissement.

Pour répondre à ces problématiques et faire un état des lieux, nous avons interrogé Serge Sinapi, directeur général de Stulz France, un fournisseur spécialisé dans les solutions de refroidissement pour salles informatiques…

ITespresso: Pourriez-vous nous présenter Stulz en quelques mots ?

Serge Sinapi: STULZ conçoit et propose des solutions de refroidissement pour DataCenters. Le Groupe, dont le siège est basé à Hambourg en Allemagne, est présent dans 103 pays dans le monde et regroupe 3000 collaborateurs. Le chiffre d’affaire réalisé en 2008 a atteint près de 650 millions d’euros. Cinq unités de production assurent l’ensemble de la production, deux pour la zone Europe (Allemagne, Italie), une aux États-Unis, ainsi que deux autres en Chine et Inde, dédiées aux marchés locaux.

STULZ France, filiale à part entière du Groupe, comprend 18 collaborateurs dont près de la moitié présente dans le département Service, activité essentielle à la réussite de sa pénétration sur le marché.

ITespresso: Quels sont vos principaux clients ?

S. Sinapi: De grands acteurs du monde de l’hébergement ont adopté nos solutions (Global Switch, TelecityGroup, Interxion, Altitude Telecom,…). Nous participons également à l’heure actuelle à la réalisation de projets d’envergure (NATIXIS pour les bâtiments Vega et Sirius (77), EDF Noe à Val de Reuil (27), IBM à Collégien (77), IBM à Montpellier (34),…). Enfin, nos matériels sont également présents sur de nombreux grands sites utilisateurs (HSBC à Lognes, Neuf-SFR à Achères et Courbevoie,…).

La très forte présence de STULZ sur la marché du DataCenter est consécutive à l’introduction sur le marché, dès le début 2004, de solutions de “cooling” à basse consommation énergétique: climatiseurs équipés de ventilateurs à commutation électronique (technologie EC), Dynamic Freecooling (optimisation de la gestion de fonctionnement des climatiseurs, des pompes de circulation et des drycoolers), Dynamic Smart Cooling (gestion de fonctionnement par mesure de la pression en faux-plancher / partenariat avec HP),…

ITespresso: Les décideurs ont-ils une bonne connaissance des solutions permettant d’optimiser l’éco-efficacité énergétique ?

S. Sinapi: C’est un fait, l’année 2008 a réellement vu l’avènement des “Green IT solutions” marquées par la réelle prise de conscience de la part des maîtres d’ouvrages dans l’adoption de solutions éco-énergétiques. Malgré un coût de l’énergie électrique le plus bas d’Europe, les solutions de refroidissement free cooling, longtemps sous-employées en France, retrouvent toute leur importance et rencontrent un réel succès auprès des utilisateurs.

Réponse aux stratégies éco-environnementales adoptées par les grands groupes ou réelle volonté de diminuer les coûts d’exploitation (OPEX), et par là même le Coût Global de Possession (TCO), le free cooling est la solution idéale.

ITespresso: Le Free Cooling est donc un vrai choix pour refroidir une salle, même dans les zones “chaudes” comme le sud ?

S. Sinapi: Un raccourci souvent utilisé consiste à dire que le Free Cooling est intéressant au nord de la Loire mais l’est beaucoup moins au sud. Or, la lecture détaillée d’une cartographie des températures météorologiques relevées suivant les régions montre que même le sud de la France présente des profils de température aptes à utiliser le Free Cooling. Il est important de comprendre que le fondement du fonctionnement en Free Cooling ne consiste pas simplement à considérer une température extérieure mais un écart entre la température de retour aux climatiseur et celle mesurée à l’extérieur (de l’ordre de 5°C au minimum).

Ainsi, plus la température de reprise peut être élevée, plus le fonctionnement du Free Cooling peut être optimisé (donc même par des températures extérieures considérées communément comme “élevées”). De ce fait, l’essentiel étant d’amener une température entre 15°C et 19°C au bas des serveurs, une température de reprise aux climatiseurs de 28°C permettra donc de fonctionner en Free Cooling par des températures extérieures jusqu’à 23°C.

Une autre optimisation du Free Cooling consiste à solliciter les climatiseurs de secours pour augmenter la capacité totale de refroidissement, sans faire appel aux compresseurs des climatiseurs en marche normale. Enfin, le Mix Mode permet d’optimiser au maximum les économies liées au Free Cooling en permettant un fonctionnement simultané du Free Cooling et des compresseurs.

Seule un étude prenant en considération les coûts initiaux d’investissement (CAPEX) et les coûts d’exploitation (OPEX) permettra de définir le temps de retour sur investissement et la rentabilité du projet.

ITespresso: Est ce que les demandes autour des projets intégrant de la haute densité prennent de l’ampleur parmi vos clients ?

S. Sinapi: La problématique de la haute densité (soit de 5 à 23 kW par rack) qui alimente de nombreuses discussions et suscite tout autant d’interrogations, a effectivement pris de l’ampleur. Cependant, au delà de certaines applications très voraces en capacité de calculs (recherche pétrolière, météorologie, recherche bio-médicale,…) nécessitant des solutions de refroidissement spécifiques liées à une très forte concentration de serveurs sur un espace limité, la réponse actuelle aux contraintes de la haute densité consiste notamment à limiter la concentration des serveurs de manière à faciliter leur refroidissement.

ITespresso: Quelles sont les erreurs à ne pas commettre dans la conception ou modification d’une salle machine qui devra gérer de la haute densité?

S. Sinapi: La conception d’une salle serveurs haute densité (de 5 à 23 kW/rack) nécessite certaines précautions de base. Une puissance électrique suffisante en amont et un dimensionnement des câbles conformes aux besoins, une alimentation électrique des serveurs par le haut (encombrement réduit dans le faux plancher), et enfin, nécessité d’une hauteur libre de faux plancher (800mm au minimum) afin de favoriser la distribution du débit d’air de refroidissement arrivant aux serveurs/capotage de l’ensemble des tuyauteries et câbles sous faux plancher.

Au-delà de la température soufflée dans le faux plancher, c’est le bon dimensionnement du débit d’air et sa bonne diffusion dans le faux plancher qui permet un refroidissement satisfaisant des baies.

ITespresso : Cela implique donc une bonne urbanisation de la salle ?

S. Sinapi: L’urbanisation de la salle serveur est importante. Nous pouvons prendre en exemple des configurations qui seront classées par ordre d’importance des charges thermiques dissipées.

En premier lieu, une disposition des baies serveurs en allées tout en respectant le concept des allées chaudes et froides. En second lieu, une canalisation et amenée du flux d’air froid directement au bas des serveurs ainsi que canalisation des flux d’air chaud (rejetés par les serveurs) directement à la reprise des climatiseurs, ou, un cloisonnement des allées froides ou chaudes (suivant les solutions fabricants).

Lorsque le refroidissement par le biais de climatiseurs n’est plus suffisant (Très Haute Densité / > 23 kW par rack), il convient d’utiliser des baies intégrant un échangeur et alimentées par des producteurs d’eau glacée compacts et évolutifs (voir schéma CyberCool Indoor), à la fois pour “coller” de manière flexible à la puissance des baies serveurs installées mais également pour limiter les volumes d’eau en circulation vers les baies.

Et enfin, pour que le refroidissement soit optimal, ne pas oublier, l’obturation des découpes intempestives dans les dalles de faux plancher et au droit des passages de câbles, l’occultation par des panneaux pour les logements de serveurs non utilisés, afin d’éviter tout phénomène de recyclage. Pour conclure, je dirais qu’une analyse thermodynamique des flux d’air permettra de déceler les éventuels phénomènes de points chauds.

ITespresso: Quelles sont les tendances à venir selon vous ?

S. Sinapi: La recherche de solutions toujours plus orientées vers une diminution des consommations énergétiques fera sans nul doute encore partie des attentes des acteurs du marché de l’IT. Parmi celles-ci, une attente majeure des exploitants de salles informatiques réside dans l’avènement de serveurs dotés de nouvelles générations de microprocesseurs, moins voraces en énergie que leurs prédécesseurs… Une constante recherche de la diminution du PUE des DataCenters (1,6 pour les plus performants) implique une étroite collaboration avec les fournisseurs de solutions: chaque site comporte ses particularités qui font qu’une simple duplication de solutions d’un site à un autre ne permet pas de dupliquer le PUE.

ITespresso: Le centre de données “vert” va enfin devenir une réalité ?

S. Sinapi: Aux aspects du “Green washing” (solutions éco-énergétiques mises en avant plus par leur aspect marketing que par leur réelle efficacité énergétique) mis en avant par certains acteurs en manque d’innovations technologiques, correspondent aujourd’hui de réelles solutions “Green IT” et une réponse adaptée aux attentes des exploitants IT.

Compte-tenu de l’augmentation des consommations électriques liées notamment à l’utilisation de serveurs lames et de celle de l’énergie électrique pour les années à venir, le Green DataCenter va devenir une réalité économique pour l’ensemble des utilisateurs de salles IT.

La très forte implication des départements Finances dans le processus de décision est un signe positif pour la prise de décision en faveur de solutions les plus efficaces d’un point de vue énergie.

IBM France : “Optimiser l’espace dans les data centers avec iDataPlex”

Bon nombre de gestionnaires de centres de données sont confrontées à une problématique bien connue: comment héberger plus de machines ultra-puissantes dans un minimum d’espace, le tout en réduisant la consommation d’énergie et en optimisant le refroidissement.

Pour résoudre cette équation, chaque constructeur rivalise d’imagination pour proposer la solution technologique idéale à ses prospects. C’est le cas d’IBM avec la gamme iDataPlex dévoilée au printemps 2008.

Big Blue veut répondre aux besoins des leaders du web 2.0 et des clients qui auraient besoin d’une puissance de traitement de données importante, sans avoir l’espace d’hébergement requis pour installer et refroidir des installations traditionnelles avec notamment des armoires de 42 unités.

L’offre de big blue est composée de deux éléments. Les serveurs qui intègrent des processeurs Xeon Nehalemn (55xx) et 64 Go DDR3 RAM, puis l’armoire (rack) qui peut héberger jusqu’à 84 serveurs ainsi que les composants annexes, commutateur réseau et PDU (distribution d’énergie).

Cette armoire est équipée d’une porte arrière qui extrait la chaleur au moyen d’un système de refroidissement à eau. Au total, IBM propose une vingtaine de configurations différentes autour de cette gamme. Parmi ses clients, le fournisseur se targue d’avoir séduit la NASA qui a sélectionné la solution pour construire un super calculateur.

Lors de Datacenter Dynamics Paris 2009 (27 mai 2009), nous avons rencontré Claude Haik, responsable marché System-X chez IBM France, qui nous présente iDataPlex…

Emerson: “La haute densité requiert des solutions toujours plus innovantes”

Dans le monde des data centers, Emerson fait partie de ses fournisseurs globaux qui disposent de plus d’une corde à son arc : gestion des process, technologies d’alimentation électrique et de climatisation, automatisation industrielle…

D’origine américaine, le groupe dispose de 265 usines dans le monde et plus de 140 000 employés. Ses principaux clients sont issus du secteur des télécoms, du Web, de la finance et de l’énergie.

Son catalogue produit est relativement vaste, de l’énergie (onduleurs) à la climatisation/cooling en passant par les postes de commandes (supervision), les armoires (racks) et cabinets informatiques.

La firme s’affirme comme un concurrent direct d’APC-Schneider Electric en proposant des solutions globales pour construire des salles informatiques. La principale différence est sans doute une gamme de produits d’amoires informatiques et de solutions de climatisation plus étoffée et conçue intégralement en interne.

Lors de la session Datacenter Dynamics - Paris - 2009 (27/05/09), Ralph Montandon, DG d’Emerson France (et de ses divisions produits de marques Liebert et Knurr), présente l’une de ses dernières innovations dans le domaine du refroidissement. Une réponse à la problématique de haute densité…

LinkByNet: “Bien gérer l’infrastructure est essentiel pour un hébergeur”

LinkByNet compte près d’une centaine de collaborateurs répartis entre Paris, Nantes et l’île Maurice. Son métier historique est l’hébergement de sites de commerce électronique et autres activités e-business ayant besoin d’une très haute disponibilité.

Progressivement, LinkByNet a également développé une offre de gestion de système d’information métier et a investi  le marché des solutions d’hébergement virtualisé.

Depuis sa création en avril 2000, LinkByNet assure qu’elle a bénéficié de huit années de croissance avec des taux proches de 30%. Son chiffre d’affaires 2009 serait proche de 15 millions d’euros (contre 12 millions d’euros en 2008).

Près d’un tiers de son CA est généré par des clients appartenant au secteur industriel (comme Saint-Gobain). Tandis que le volet des services (29% du CA) montre un portefeuille varié : organismes financiers, sociétés actives dans le monde de l’e-business (Web agencies, SSII), sociétés de conseil (marketing, communication, gestion)…

Pour atteindre une qualité de service irréprochable, le prestataire doit se baser sur des compétences de très haut niveau en administration systèmes et réseaux.

Parmi ces compétences, plusieurs collaborateurs sont dédiés à la gestion et supervision de l’infrastructure informatique pour veiller à la continuité opérationnelle de chaque machine.

Lors de la dernière session de Datacenter Dynamics 2009 (en date du 27 mai 2009) , ITespresso.fr (ex-VNUnet.fr) a interrogé Franck Le Gall, responsable de l’infrastructure chez l’hébergeur-infogéreur LinkByNet qui nous parle de sa fonction et de sa mission quotidienne au coeur des centres de données…

Rittal France: “Bientôt de nouveaux logiciels pour superviser et gérer un data center”

Sur le marché des solutions modulaires pour l’aménagement de salles informatiques, le fournisseur d’origine allemande Rittal figure en bonne place aux côtés d’APC et d’Emerson.

L’offre de Rittal se concentre principalement autour du matériel que l’on retrouve à l’intérieur d’un centre de données : armoires, énergie, refroidissement, sécurité, surveillance et administration à distance… L’un de ses concepts phare lancé en mai 2006 s’appelle Rimatrix5.

Rittal réalise également une part de son chiffre d’affaires en concevant des produits pour le compte d’autres sociétés de la planète IT. Enfin, l’entreprise compte une division baptisée Lampertz dont la spécialité est la conception de salles informatiques sécurisées.

Lors de Datacenter Dynamics 2009 de Paris (27 mai 2009), Rencontre avec Michel Marie, responsable grands comptes chez Rittal France, qui fait le point sur les activités du groupe en France et ses nouveautés 2009. Pour consulter l’interview, cliquez sur le lecteur ci-dessous.

Le ‘datacenter’ sature : mauvaise passe ou problème réel ?

Toute la question est de savoir si ce problème de saturation est conjoncturel ou s’il correspond vraiment à une tendance de fond.

A l’occasion des salons ITI Forums, réunissant, ces 16 et 17 juin à Paris, des clubs utilisateurs très versés dans de domaine (**), voici ce que l’on peut percevoir:

Problème passager conjoncturel ?

Depuis la fin des années 90, la tendance « une application = n serveurs » a régné sans partage. Souple à mettre en œuvre par les équipes « Etudes » ce type d’architecture a multiplié le nombre de petits serveurs x-86 dans les salles machines. Beaucoup de centres se retrouvent avec une multitude de ces serveurs qui se comptent en milliers, voire dizaines de milliers. Récemment, un responsable citait l’exemple d’une application qui nécessitait à elle seule quarante serveurs sur deux sites.

Chacun de ces serveurs pris individuellement est doté de tout ce qu’il faut : CPU, mémoire, disque et cartes réseaux, mais aussi transformateur, redresseur de courant, ventilateurs divers et autre pièces annexes qui vont consommer à elles seules de l’ordre de 45% du courant absorbé.
Ces serveurs achetés il y a trois ou quatre ans consomment couramment 500 à 700 Watts pièce.

Autre phénomène intéressant : ces serveurs sont rarement très chargés et, comme ils sont dédiés, ils ne peuvent pas faire autre chose quand ils n’ont rien à faire. Malheureusement leur consommation électrique est quasiment la même qu’ils travaillent ou qu’ils soient libres. Des kilo-watts sont donc dépensés à ne rien faire. Or, il faut en dépenser d’autres pour évacuer la chaleur ainsi produite !

Si telle est la situation au centre, alors oui ! On peut parler de problème passager.

Article d’Emmanuel Besluau à lire en intégralité sur Silicon.fr

Piller France: “Garantir une production d’énergie sans failles pour les data centers”

L’un des éléments clés de la haute disponibilité promise par les gestionnaires de centres de données se situe au niveau de l’énergie. Et plus particulièrement, de la capacité de supporter la charge électrique des installations lors d’une panne d’alimentation sur le réseau durant plusieurs heures.

Dans ce contexte d’urgence, il est nécessaire de recourir à des éléments de secours : onduleurs et leurs batteries, groupes électrogènes. Dans ce domaine, les technologies évoluent sensiblement et l’on voit émerger une nouvelle gamme de produits incluant les fonctions d’onduleur et de groupe électrogène.

Ainsi, la technologie “No-Break” (ou groupe temps zéro) est censée offrir un meilleur rendement et une fiabilité accrue par rapport aux éléments séparés (onduleurs, batteries, groupe électrogène traditionnel).

En France, encore très peu d’entreprises ou d’institutions utilisent ce type de machines pour sécuriser leur installation électrique. Parmi les précurseurs, on citera notamment EDF avec son centre de calcul en cours de construction qui devrait être équipé de systèmes… Piller.

Lors d’une rencontre sur Datacenter Dynamics Paris 2009 (27 mai 2009), Guillaume Lafont, directeur général de la branche française de Piller (société allemande,  filiale à part entière du groupe multi-disciplinaire d’ingénierie Langley Holdings plc installé au Royaume-Uni), nous présente en quelques mots cette technologie qui cherche ses marques… ou plutôt, de nouveaux clients.

Telehouse : “Nous investirons 150 millions d’euros en France et UK dans la période 2009-2010″

C’est l’un des plus gros acteurs sur le marché de l’hébergement d’infrastructures informatiques. Telehouse, filiale du groupe KDDI présente sur le marché français depuis 1996, a ouvert une première tranche de son troisième centre situé sur un ancien site miltaire dans les Yvelines.

A l’inverse de ses concurrents qui construisent de nouveaux centres sur leurs fonds propres et sous leur propre marque, Telehouse est en train de réfléchir à la mise en place d’un concept de franchise pour s’étendre en Europe de l’Est et au Moyen-Orient.

Le spécialiste de l’hébergement apporterait son savoir-faire à un investisseur local pour concevoir une infrastructure technique sécurisée et pourrait accompagner le projet.

Selon les fondements de la franchise, Telehouse devrait se voir rétribuer chaque année un pourcentage sur le chiffre d’affaires généré par le prestataire local franchisé en l’échange de ses services (assistance technique, audit site, etc.) et l’utilisation éventuelle de sa marque.

Jean-Marc Mutzig, responsable France de Telehouse, nous dévoile en avant-première les contours de cette stratégie…

Jean-Jacques Rousseau (EDF Optimal) : “Nous aidons nos clients data centers à réduire le PUE”

C’est indéniable : les centres informatiques consomment une énergie importante et parfois même démesurée. Si les gestionnaires de ces infrastructures se penchent de plus en plus sur l’urbanisation de leurs installations, ils suivent également de très près l’évolution de leur facture d’électricité.

La demande exponentielle d’énergie (et son coût qui pèse de plus en plus lourd) incite les entreprises à chercher des solutions pour améliorer la performance de leurs installations énergétiques et ainsi donner une image plus verte. Mais, vu sous un autre angle, le principal objectif est avant tout de réduire l’impact de l’électricité sur les charges de l’entreprise.

Via une filiale baptisée EDF Optimal Solutions, le fournisseur d’énergie éponyme propose aux entreprises et collectivités clientes plusieurs services de conseils dans la mise en place de solutions d’éco-efficacité énergétique. Pour un centre de données, il s’agira principalement de réduire son PUE (power usage effectiveness).

Lors de Datacenter Dynamics 2009, nous avons rencontré Jean-Jacques Rousseau, en charge de conseiller les propriétaires de data centers. Il revient sur ses dernières interventions et nous parle de son offre de services…

Le PUE en question: Le terme PUE est une échelle créée par le Green Grid, qui doit permettre de mesurer le ratio entre la dépense énergétique totale d’un bâtiment (climatisation, éclairage, etc.) et celle propre aux équipements informatiques qu’il héberge.