Articles parus en octobre 2009

Suivi de chantier : Dernière ligne droite pour le troisième centre de TelecityGroup

Ce fut le feuilleton de l’année sur le blog datacenter. Au fil des mois, TelecityGroup France a accepté de nous dévoiler les coulisses de la construction de son troisième centre de données parisien.

Huit mois après la sortie de terre du premier mur, le bâtiment “Condorcet” continue de se métamorphoser jour après jour, jusqu’à son ouverture aux clients fin 2009.

Le temps des raccordements

ERDF a désormais raccordé ses câbles haute-tension dédiés en provenance de deux postes sources différents (l’un à Bobigny l’autre à La Courneuve) sur les deux postes de livraison EDF Nord et Sud du bâtiment, constituant deux points de livraison distants de 110 mètres. Les locaux EDF les accueillant ont été finalisés et les cellules d’arrivées générales Schneider Electric raccordées au bâtiment sur 2 rames de distribution HTA distinctes.

Les rames HTA ont elles-mêmes été raccordées au sein du centre à 7 des 10 chaînes de distribution électriques :
* Aux 3 chaînes électriques qui alimenteront les baies clients du Data Centre Ouest (Zones 1 et 2) mis en service cette année.
* Aux 4 chaînes électriques dédiées aux infrastructures de climatisation des salles d’hébergement
Condorcet sera constitué de deux data Centres indépendants, dont les chaînes électriques, indépendantes et offrant au client une redondance de type 2(N+1) seront activées pour trois d’entre elles à l’ouverture du site et pour les trois autres courant 2011 lors de la mise en service de la partie Est (Zones 3 et 4).

Les postes de transformation HT-BT Schneider Electric ont pour leur part été raccordés aux onduleurs MGE-Schneider de 500 kVA chacun, dans les 7 locaux électriques mis en service cette année, tandis que les batteries ont été installées dans des locaux indépendants afin de gérer le risque AtEx.

Pas moins de cinq groupes électrogènes Caterpillar (pour un total de 10 à terme), chacun équipés d’un réservoir journalier de 500 litres, ont été installés et mis en condition d’exploitation alors que les 4 cuves à fioul ont été enterrées. Elles totalisent 160 000 litres qui permettront une autonomie totale du site pendant trois jours.

Les salles d’hébergement prennent forme

La totalité du plancher technique a été posée, composé de 12 200 dalles de 24 kilos chacune. Il supportera jusque deux tonnes/mètre carré sur des dalles en sulfate de calcium reconnues pour leur résistance à la charge et leur comportement inerte au feu.

L’ossature supportant une partie de l’extinction incendie Tyco, l’éclairage et le système de distribution aérien des baies en courants faibles et fibres optiques ont été finalisés. Les cloisons des couloirs techniques qui isolent les infrastructures de climatisation des salles d’hébergement 1 et 2 ont été installées.

Le système de détection incendie VESDA basé sur une technologie de comptage des particules de fumée contenues dans l’air a été raccordé, au moment où l’était aussi le système de désenfumage.

Climatisation

Les 4 réseaux indépendants de production d’eau glacée ont été raccordés et leurs étanchéités éprouvées, avant d’être calorifugés sur la totalité du parcours, depuis la terrasse technique abritant les groupes froids Climaveneta à free-chilling, jusqu’aux armoires de climatisation dans les couloirs techniques, en passant par 4 locaux pompes assurant la circulation de l’eau.

Les 40 armoires de climatisation (de marque Stulz) mises en service cette année ont été posées sur leur châssis et raccordées à leur réseau d’eau glacée dédié, par alternance entre les 4 réseaux.

Deux chaînes de production d’eau glacée sur 4 seront protégées par des onduleurs, pour réduire au plus bas niveau les risques de variations de température dans les salles d’hébergement, à l’occasion des transferts programmés ou subits entre les sources électriques EDF et groupes électrogènes.

Les tuyaux des quatre réseaux d’eau glacée

Ouverture dans quelques semaines

Afin de préparer l’arrivée imminente des équipes TelecityGroup au sein du bâtiment, les différents locaux (PC Sécurité, NOC, bureaux et salles de réunion) sont sur le point d’être achevés, tandis que les locaux Livraison / Déballage / Stockage / Intégration dédiés aux clients sont en cours de finition.

“Chaque jour de ces deux derniers mois voit son lot de nouveautés quotidien apparaître à vivre allure… nous vivons une période où notre ambition prend forme de manière visible” s’enthousiasme Stéphane Duproz, directeur général de TelecityGroup France que nous remercions au passage pour ce suivi de chantier.

Rendez-vous est pris en Décembre prochain pour l’ouverture du centre…

Bonus photo

Passerelle de distribution aérienne des câbles courants faibles et fibres optiques, cœur des Meet-Me-Rooms

Côté ouest de la serre méditerranéenne qui abritera un programme de recherche scientifique mené par l’Institut National de la Recherche Agronomique (INRA)

Tous les chemins de câbles courant fort seront de la couleur de la chaîne électrique dont ils sont issus. Ils chemineront en bleu, rouge ou vert, du local électrique jusqu’à la baie Client pour une traçabilité aisée et sans faille.

ETDE présente fièrement Interxion 5 comme sa plus belle réalisation

L’ensemblier du groupe de BTP EDTE a déjà réalisé en France deux data centres pour PSA, un autre pour Colony Capital, un quatrième pour Telecity, un pour Bouygues Télécom et un pour Interxion (Interxion3). Interxion5, qui jouxte Interxion3 en plaine Saint-Denis au nord de Paris, est donc son sixième chantier. Mais il surpasse les précédents à tous points de vue. Par sa taille d’abord : Interxion5 offrira 4 000 m2 d’espace utile, que l’hébergeur neutre d’origine néerlandaise réservera cette fois à la haute densité. Il met donc en oeuvre plusieurs technologies de nouvelle génération.

Dans le parc de salles blanches de l’hébergeur, ce sera ainsi le premier site à distribuer l’électricité en haute tension (20 000 volts), pour pouvoir affecter jusqu‘à 25 kwatts par baie et « faire du sur mesure spatial et électrique au sein d’un bâtiment mutualisé ». Interxion3 avait déjà mis en oeuvre une telle distribution haute tension, mais très partiellement. Interxion5 la réalisera, pour la première fois, de manière systématique. « C’est une option, que nous avons réussi à faire partager à Interxion », souligne non sans fierté Pierre Navarre, le directeur technique d’ETDE.

Article de Jean-Claude Streicher à lire en intégralité sur Silicon.fr

Interxion prédit un avenir radieux pour son secteur

Faillit-il une étude pour confirmer que la demande d’espace technique est exponentielle ?

Interxion a sans doute cela en commandant une étude à IDC. Cette dernière a été menée dans quatre pays européens auprès de 400 décideurs informatiques de haut niveau ainsi qu’auprès de certains fournisseurs de colocation neutres vis-à-vis des opérateurs représentant environ 50% du marché européen actuel mais dont le nom n’a pas été communiqué.

Parmi les résultats “attendus”, l’étude confirme que l’augmentation de la demande en faveur des centres de données “neutres” va se poursuivre et ce, en dépit du climat économique actuel.

Selon l’étude, cette demande croissante serait corollaire à l’adoption de technologies émergentes telles que la virtualisation ou le “cloud computing”. Au cours des 4 prochaines années, cela devrait se traduire par un CAGR (taux composé annuel moyen) de 23% sur les principaux marchés européens (France, Royaume-Uni, Allemagne et Hollande).

Ce marché global passerait ainsi de 725 millions d’euros (2008) à 2,007 milliards d’euros (2013).

Il faut dire que les entreprises ont bien compris l’intérêt d’externaliser tout ou partie de leur infrastructure informatique., même si beaucoup reste encore à faire.

“Cette enquête, qui reflète les opinions de responsables d’entreprises représentant environ la moitié du marché européen en termes de revenus, a également fait ressortir que 95% des entreprises européennes gèrent en interne leurs propres datacenters, avec une tendance de plus en plus forte vers l’externalisation” résume un communiqué d’Interxion.

Mais la crise économique couplée aux nouvelles problématiques éco-environnementales, ne sont pas étrangères à cette tendance. Ainsi, la nouvelle stratégie budgétaire de nombreuses entreprises conduirait à l’adoption de l’externalisation pour les datacenters internes, plutôt qu’à leur développement.

Interxion qui vante indirectement une certaine approche “Green” de ses prestations, précise dans son communiqué que “l’aspect économique de cette approche est fortement conditionné par les nouveaux besoins en énergie et en climatisation liés à la virtualisation, ainsi qu’à la garantie de disponibilité de personnels qualifiés sur les datacenters externalisés.”

Sans omettre d’ajouter que les problèmes liés aux ressources humaines sont à prendre en compte “puisque 20% des personnes interrogées considèrent l’embauche ou la rétention de personnels qualifiés comme un réel défi, 24% d’entre eux estimant que les opérateurs de datacenters disposent de compétences supérieures.”

Une chose est sure, le marché ne ralentira pas. Tout comme l’envolée des tarifs de colocation dans de nombreuses métropoles européennes…

Equinix va acheter son concurrent américain Switch and Data

Le groupe Equinix a annoncé dans un communiqué son intention d’acquérir son principal concurrent aux États-Unis, Switch & Data Facilities, pour un montant de 689 millions de dollars (environ 460 millions d’euros). Ce deal réunira deux des plus grands opérateurs mondiaux de centres de données.

Au terme de cette transaction, la nouvelle entité pourra se targuer d’opérer 79 centres de données dont certains hébergent dans leurs salles informatiques de nombreux sites Web, des applications industrielles, ou encore des services Internet.

Equinix qui opère déjà 45 centres informatiques répartis dans le monde entier, pourra renforcer sa présence dans les principaux marchés nord-américains tels que New York, Dallas et Toronto avec les 34 centres que possèdent Switch and Data. La transaction devrait être finalisée au cours du premier trimestre 2010.

Le chiffre d’affaires d’Equinix est estimé à 705 millions de dollars (475 millions d’euros) et son bénéfice à 132 millions de dollars (88 millions d’euros) pour l’exercice terminé en Décembre. Dans la même période, Switch and Data avait réalisé 172 millions de dollars de recettes (114 millions d’euros) et une perte nette de 7 millions de dollars (4,6 millions d’euros).

D’après des sources WSJournal, Reuters, communiqué Equinix

Telehouse France poursuit le développement de son troisième centre de données

Le pari était ambitieux voire risqué mais il semble désormais en bonne voie d’être remporté par Telehouse : construire un centre de données géant à une trentaine de kilomètres de Paris (dans la zone d’activité de Magny-les-Hameaux) et séduire des clients parfois habitués à ne se déplacer qu’en proche banlieue parisienne.

Ouvert au printemps dernier (voir reportage ITespresso), Telehouse 3 semble avoir trouvé ses marques sur le marché parisien.

“La commercialisation se passe bien puisque nous avons loué notre première tranche de 500 mètres carrés et nous ouvrons aujourd’hui une seconde tranche de 1500 mètres carrés” indique à ITespresso, Gilles Pecqueron, business developpement manager de Telehouse France.

Depuis sa mise en service, le troisième centre français de Telehouse accueille six opérateurs (Colt, OBS, Interoute, Neo Telecoms, Telcité ou SFR). Un septième (”un gros” opérateur américain, ndlr) devrait arriver dans les semaines à venir, et les clients peuvent compter sur un interlink entre les deux autres centres de données parisiens du groupe lorsqu’ils désirent se raccorder à un opérateur qui ne serait pas présent sur Telehouse 3.

Parmi les travaux en cours, le fournisseur aménage un vaste bâtiment de bureaux qui sera exclusivement dédié à l’accueil des équipes de ses clients.

Par ailleurs, dans les espaces techniques, une salle de 40 baies en espace partagé vient d’être aménagée par Minkels sur le principe du “cold corridor”.

“Les couloirs froids créés entre les baies permettent de faire baisser la température de 2°C et de réduire les besoins en refroidissement” souligne Gilles Pecqueron qui ajoute que “cette technique économise jusqu’à 20% d’énergie et rend possible pour les clients une densité plus importante par baie”.

Telehouse fait savoir que l’infrastructure électrique proposée en standard n+1 et 2(n+1) sur demande, peut fournir jusqu’à 10 KVA par baie et est désormais “dual-feed”. C’est à dire sécurisée par des alimentations électriques provenant de deux sources distinctes pour assurer une haute disponibilité.

Justement, la disponibilité et la continuité d’activité, c’est l’un des axes développés par le prestataire.

Gilles Pecqueron nous fait savoir que Telehouse compte notamment proposer dans les semaines à venir une offre de Disaster Recovery Plan (Plan de reprise d’activité) basée sur des solutions de virtualisation. Tout en continuant de construire de nouvelles salles techniques pour ses clients.

“Nous avons décidé d’accélérer la préparation de notre prochaine tranche puisque nous souhaitons finaliser d’ici 2011 notre premier plan d’aménagement qui comprendra 4000 mètres carrés d’espace d’hébergement disponible dans ce complexe” conclut notre interlocuteur.

Pour mener à bien ce projet, le groupe KDDI (propriétaire de Telehouse) aura réalisé un investissement de 50 millions d’euros.

Bonus vidéo

Telehouse nous fait parvenir cette vidéo réalisée dans le cadre de sa présence à l’ITU Telecom world à Genève. Elle présente une partie de l’architecture “non-confidentielle” du data center et une partie d’explications simplifiée sur la redondance, le “dual feed” de l’alimentation électrique du site, la climatisation…

http://www.dailymotion.com/videoxatfzl

NetApp inaugure un nouveau centre informatique “green”

Le bâtiment d’une superficie de 12 250 mètres carrés est doté d’un espace technique de 3350 mètres carrés dans lequel sont installés près de 2100 racks informatiques. Le facteur de charge nominal avoisinerait les 25 mégaWatts.

NetApp annonce que son centre a été conçu pour à haut rendement énergétique.

“Modèle d’innovation de la conception à la construction, ce nouveau data center reflète l’engagement de NetApp pour le développement durable et la réduction de la consommation électrique des data centers. D’ailleurs, NetApp et le Silicon Valley Leardership Group accueilleront le 15 octobre prochain, l’édition 2009 du “Data Center Energy Efficiency Summit“, un événement qui rassemblera les professionnels du secteur autour des problématiques énergétiques liées aux activités informatiques” indique l’entreprise dans un communiqué.

D’après les estimations fournies par NetApp, ce nouveau data center affichera un PUE (Power Usage Effectiveness) de 1,2. Pour rappel, la plupart des centres de données actuels ont encore un PUE moyen proche de 2.

L’entreprise annonce qu’elle économisera près de 7,3 millions de dollars par an et que les améliorations en matière de rendement énergétique se traduiront par une réduction de 93 000 tonnes de CO2 par, soit l’équivalent du retrait de la circulation de 15 400 voitures.

Quelques éléments techniques supplémentaires sur le projet:

* Température moyenne de l’arrivée d’air de 23,5 °C : l’élévation du seuil de température de l’arrivée d’air (23,5 °C au lieu de 13 à 15,5 °C) permet de diminuer de façon substantielle ses coûts de refroidissement.

* Économiseur exposé à l’air libre : le data center est uniquement refroidi par l’air extérieur les 2 tiers du temps pendant l’année.

* Salle à pression contrôlée : des ventilateurs de régulation NetApp® - en attente de brevet - ventilent les salles à pression contrôlée et adaptent le volume d’air pour éviter le gaspillage d’énergie.

* Confinement par allée froide : la salle froide sépare les flux d’air froid et chaud pour éviter que la température de l’air entrant ne soit affectée par l’air chaud sortant des racks.

* Diffusion d’air par le plafond : au lieu de pomper de l’air froid par le sol (plancher surélevé), la distribution d’air par le plafond tire parti des différentes forces ascensionnelles de l’air froid et chaud, réduisant ainsi la consommation électrique des ventilateurs.

Le groupe Carinae va construire un data center aux portes de Paris

La demande de mètres carrés techniques ne cesse d’augmenter, notamment sur la place parisienne qui concentre déjà de très nombreux acteurs.

Dernier projet (de taille) repéré, celui du tout jeune groupe Carinae fondé en 2009 par Michael Ourabah et Charles-Antoine Beney.

Carinae regroupe trois sociétés: Opérateur Internet-Hébergeur et intégrateur (BSO Network Solutions), conseil & ingénierie (Eres Technologie) et solutions télécoms au service de la sécurité et de l’authentification (Nexims). Le groupe compterait à ce jour près de 80 collaborateurs au service de 150 clients et possède des bureaux à Paris, Londres et Hong Kong.

Trois sociétés auxquelles il faudra ajouter Etix Datacenter, une nouvelle entité qui va prendre en charge la construction et l’exploitation d’un centre de données de grande taille aux portes de Paris. Plus exactement, à Pantin, au Nord-Est de Paris.

Un ancien centre de tri

Cette infrastructure sera construite sur le site d’un ancien centre de tri de La Poste et comportera 10 000 mètres carrés d’hébergement divisée en 16 espaces privatisés ou mutualisables.

Dans un communiqué, Carinae indique que la phase de réflexion avant de se lancer dans un tel projet, aura duré près de 18 mois. Le groupe se targue au passage de vouloir construire un datacenter dans le plus strict respect de la norme Tier IV.

Techniquement, le centre de données devrait atteindre une densité électrique de 2 kilowatts au mètre carré.

Conçu avec l’appui de Critical Building (assistance à maitrise d’ouvrage), la conception de l’infrastructure se veut éco-énergétique et utilisera des principes désormais bien connus comme le conditionnement d’air ou la climatisation par free-cooling.

Par ailleurs,“toutes les salles seront construites sur mesure pour le client et selon notre cahier des charges” indique l’entreprise.

Etix devrait adhérer au code de conduite des centres de données mis en place par l’Union Européenne. Le fournisseur, membre du “Green Grid”, compte également obtenir les certifications ISO 27001:2005 et ISO 14001 et souscrira à l’offre “EDF Équilibre plus” pour garantir l’utilisation d’énergies renouvelables pour alimenter ses installations et celles de ses clients.

Enfin, selon l’entreprise, le centre offrira le meilleur PUE global du marché français, n’excédant pas les 1,5.

“Pour poursuivre notre démarche éco-responsable, nous sommes également en discussions avec la ville de Bobigny pour que les habitants puissent bénéficier des 20 mégawatts d’énergie rejetés par le centre via une réinjection dans le réseau de chauffage de la ville. Il faut savoir que cela permettrait de chauffer de 30 000 à 40 000 personnes” peut-on lire dans l’annonce de ce projet.

25 emplois créés

Sodearif, entité du groupe Bouygues qui a pour spécialisation la construction de data center, a également participé à l’élaboration du projet qui aura nécessité “un investissement extérieur” de 100 millions d’euros au travers d’un crédit-bail de 10 ans.

Outre la mobilisation de 50 professionnels issus des métiers du bâtiment durant la phase de construction, près de 25 emplois “fixes” pourraient être créés (commerciaux, techniciens,…) dans le courant de l’année 2010.

Les travaux de réhabilitation devraient commencer mi-mai 2010 et la première tranche du centre qui représente 3 850 mètres carrés d’hébergement, devrait être livrée en décembre 2010.

Crédit photo: Carinae Group

Les prix du transit IP varient sensiblement selon les continents

C’est une rapide étude très intéressante qu’a publié l’institut TeleGeography sur son site.

Cette mini synthèse comparative montre que le coût du transit IP continue de varier considérablement à travers le globe.

Selon les experts de TeleGeography, au second trimestre 2009, le prix moyen du transit IP calculé sur la base de 1000 mbps et acheté dans les grandes villes européennes et nord-américaines, était évalué à environ 10 dollars (6,8 euros) par mégabits et par mois. Et ce, après avoir chuté d’environ 20% les trois dernières années.

Alors que ces dernières années des différences de prix significatives ont persisté entre l’Europe Ouest et Est, les coûts de transit IP dans l’Europe de l’est tendent à rejoindre ceux de l’Ouest. A titre d’exemple, le coût moyen à Bucarest (Roumanie) et à Sofia (Bulgarie) est comparable à ceux que l’on trouve dans des villes telles que Londres ou Paris.

En dehors des marchés européens et nord-Américain, les prix du transit IP demeurent beaucoup plus élevés, même dans les marchés en plein essor.

Au second trimestre 2009, à Tokyo au Japon, le coût mensuel moyen d’un port Gigabit plein était de 31 dollars (21 euros) par mégabit et par mois. Dans la même période, il était relevé à 52 dollars (35 euros) à Sao Paulo au Brésil, et 80 dollars (54 euros) à Mumbai, en Inde.

TeleGeography indique que “si les prix baissent rapidement dans plusieurs de ces marchés, il y a peu de raisons de s’attendre à ce qu’ils atteignent un jour les niveaux de l’Europe et de l’Amérique du Nord.”

“Les prix élevés ne sont pas nécessairement un reflet d’un marché non concurrentiel” observe l’analyste de TeleGeography, Erik Kreifeldt. Il précise que “la hausse des prix peut refléter des structures de coûts plus élevés.”

Plusieurs facteurs expliqueraient ainsi le coût relativement élevé de transit IP hors des marchés Européens et nord-Américain.

A commencer par le fait qu’une part beaucoup plus importante du trafic Internet asiatique doit traverser des câbles sous-marins, ce qui engendre des coûts plus élevés. Tandis que la grande majorité du trafic internet européen et nord-américain peut être acheminé via des réseaux terrestres à un coût inférieur.

“La baisse des prix des câbles sous-marin va aider à réduire le coût de l’accès Internet de gros en Asie, en Amérique latine et en Afrique” a toutefois déclaré Erik Kreifeldt. Mais la encore, il y aurait peu de chances que les prix atteignent un jour les niveaux observés en Europe et en Amérique du Nord.

Seewraj Nundlall (île Maurice) : «Pomper l’eau à 1000 mètres de profondeurs pour climatiser les centres de données»

Port Louis - M. Seewraj Nundlall, responsable du Board of Investment de l’île Maurice, explique l’intérêt d’un système de refroidissement par eau de mer.

Un système qui, selon lui, va permettre aux opérateurs d’économiser jusqu’à 90% des 60 % liés aux coûts d’exploitation énergétique d’un data center.

Des perspectives économiques qui devraient rapidement attirer de nouvelles entreprises de l’IT. Explications en interview vidéo.

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Un article de Silicon.fr

L’île Maurice investit 23 millions d’euros pour refroidir ses data center à l’eau de mer

Port Louis – Comment attirer les investisseurs et entreprises étrangères sur son territoire? Une question que s’est posée le gouvernement de l’île Maurice. Au beau milieu de l’océan indien, les ingénieurs proposent un principe original même si pas nouveau : le refroidissement des data center par «watercooling». Sauf que l’eau utilisée est issue de la mer environnante. Preuve que la mer n’est pas seulement faite pour s’y baigner.

C’est à l’heure du « Tea break » (pause thé), tradition britannique oblige, que le gouvernement de l’île Maurice a choisi de présenter la nouvelle manière pour les sociétés de faire des économies. Les responsables présents sur le rocher ont tenu à expliquer la nature très «Green IT» de leurs installations informatiques. Pierre angulaire de cette réflexion, le SWAC (Sea Water Air Cooling), traduisez un système de refroidissement grâce à l’eau de mer.
A la base, la technologie n’est pas nouvelle. Procédé utilisé dès la fin du 19e siècle pour la production d’énergie en région tropicale, elle possède des applications pour le nautisme voire l’hôtellerie mais rien pour l’IT jusqu’à aujourd’hui.

Article d’Olivier Robillard à lire en intégralité sur Silicon.fr