Articles parus en mai 2010
Evènement : Datacenter Dynamics Paris 2010
C’est LE salon auquel il faut se rendre : Datacenter Dynamics revient pour la troisième année consécutive à Paris.
Et pour la troisième fois, ITespresso.fr (groupe NetMediaEurope) est partenaire média de l’évènement qui se déroulera ce mardi 1er juin à Paris, porte maillot, de 9h à 17h30.
Au programme cette année : Restructurer une salle informatique dans un environnement ancien pour répondre aux exigences de la Haute Tension et Haute Densité, utiliser les outils de capacity planning et d’automatisation pour améliorer la performance de son centre, ou encore traduire l’impact du Cloud Computing et de la virtualisation sur la configuration des installations et infrastructures IT.
Dès mercredi et toute cette semaine, ITespresso.fr vous proposera une série de sujets consacrés aux rencontres et témoignages captés lors de ce salon.
Opera Software installe ses serveurs sur le sol Islandais
C’est la crainte des industriels des pays “chauds” : voir des acteurs s’exiler vers les pays froids pour héberger leur infrastructure informatique.
Dernier exemple en date avec Opera Software, éditeur du navigateur éponyme, qui a annoncé son installation chez “Thor Datacenter” en Islande.
Thor est un prestataire indépendant fondé par des entrepreneurs locaux avec l’appui de fonds d’investissement islandais. Opera est le premier client de ce prestataire situé à Hafnarfjorour, la troisième plus grande ville de l’Islande et voisine de la capitale Reykjavík.
Selon le site Techeye qui a révélé l’information, l’éditeur de logiciel qui compte 110 millions d’utilisateurs à travers le monde va migrer une majeure partie de son trafic vers cette nouvelle installation.
La principale qualité de Thor est son utilisation des énergies renouvelables au sens noble du terme. Le climat du pays permettant en effet une utilisation continue du refroidissement par air.
Pour preuve, la température moyenne annuelle à Reykjavik est de -0,5 degrés celsius en Janvier et 10,3 en Juillet.
Pour s’assurer d’une connectivité de qualité, Opera va s’appuyer sur les câbles sous-marins gérés par l’opérateur islandais, E-Farice, en liaison avec Tyco Telecommunications.
“La raison pour laquelle Opera Software a signé un accord avec Thor Data Center est que la société peut nous proposer cent pour cent d’énergie issue de sources renouvelables” a expliqué dans un communiqué, Jon Stephenson von Tetzchner, le fondateur d’Opera Software.
L’homme en est convaincu, “dans les années à venir, l’Islande sera en mesure de fournir un approvisionnement en énergie plus stable que dans la plupart des autres zones dans le monde.”
A noter pour conclure que le montant de ce contrat n’a pas été dévoilé.
Bull ouvre son Bio Demo Center de Grenoble
Il a été baptisé Bio Demo Center, parce que les data centers sont après tout des organismes vivants, devant sans cesse s’adapter à de nouveaux défis, mais dans le respect de l’environnement. Il voisine avec le StoreWay Solutions Center, dédié au stockage et à la protection des données. Michel Bracquemond, le directeur du site grenoblois, l’a inauguré en découpant un ruban vert, couleur plus que jamais emblématique du groupe.
« Notre centre d’expertise d’Echirolles, souligne le responsable, a permis à Unix de conquérir en France une part de marché supérieure à celle des autres pays européens. Il réunit à présent toutes les conditions pour qu’il en soit de même pour le green IT, les environnements virtualisés, le calcul intensif et Linux. » Quelque 400 ingénieurs de développement, renouvelés pour un tiers depuis trois ans, y travaillent aujourd’hui. C’est la plus forte concentration de ce type en Europe. Ils conçoivent les nouvelles solutions serveurs du constructeur, mais depuis deux ans il leur appartient également de les valoriser directement auprès des clients grands comptes, dans une relation expert-to-expert.
Article de Jean-Claude Streicher à lire en intégralité sur Silicon.fr
Emerson, avec Avocent, propose un concept “conteneur mobile”
Emerson Network Power, filiale du géant Emerson (20,9 milliards en 2009, spécialiste en alimentation électrique réseau (onduleurs), gestion des procédés, de l’automatisation industrielle, du génie climatique) - qui a annoncé fin 2009, l’acquisition d’Avocent - a commencé ce 23 mai un tour d’Europe avec la démonstration d’un concept de datacenter (serveurs informatiques non compris) sous forme de conteneur mobile.
Ce concept de datacenter concentré dans un conteneur n’est plus original, puisque Sun et HP en proposent (et au moins deux modèles chez HP: un conteneur aux dimensions standard et un autre en demi-format).
Un article de Pierre Mangin à lire en intégralité sur Silicon.fr
Digital Realty Trust veut aider ses clients à optimiser leur consommation énergétique
La gestion de l’énergie est au cœur de toutes les préoccupations.
Pour permettre à ses clients de s’emparer de cette problématique, Digital Realty Trust a annoncé qu’il avait lancé “Power Vu”, un outil qui offre une visualisation des données critiques pour gérer efficacement la consommation d’énergie.
En pratique, Power Vu est une application prête à l’emploi destinée au contrôle et à la gestion centralisés de la consommation, de l’efficacité et de l’analyse de charge énergétique des centres de données.
Le logiciel prend en compte chaque composant muni d’un compteur ce qui permet aux clients de surveiller par l’intermédiaire d’un tableau de bord, la demande et la consommation réelle d’énergie sur une base en kW/heure. Il est en outre capable de fournir des analyses du PUE (Power Usage Effectiveness, efficacité de la consommation électrique).
Le prestataire espère aider ses clients à optimiser leur consommation d’énergie et encourager par ce biais, l’évolution des comportements en adoptant par exemple d’avantage la virtualisation en lieu et place de serveurs physiques énergivores.
Le centre informatique du futur sera alimenté par… des déjections animales
Le créateur de “fumier.com” était un visionnaire et ne se doute pas qu’il est peut-être virtuellement millionnaire.
En tout cas, HP Labs en est persuadé : les déjections animales pourront à l’avenir servir pour alimenter les centres de données.
Les recherches de la cellule R&D du groupe IT américain viennent de montrer comment les émissions des déjections des vaches et les émissions de chaleur des datacenters peuvent se combiner pour créer une opération durable en termes économique et environnemental.
Une étude présentée par les chercheurs de HP lors de la Conférence Internationale ASME sur l’énergie Durable qui s’est tenue à Phoenix (Arizona, Etats-Unis) explique comment une ferme laitière de 10 000 vaches peut subvenir aux besoins en électricité d’un data center d’un mégawatt (centre de taille moyenne) grâce à l’énergie disponible en plus de celle nécessaire à ses propres besoins.
Dans un article publié sur son site, la firme détaille ainsi le processus : “la chaleur générée par le data center peut être utilisée pour augmenter l’efficacité de la digestion anaérobique des déchets chez l’animal. Celle-ci génère une production de méthane, qui peut être utilisé à son tour pour créer l’électricité nécessaire au data center.”
Et de préciser que “cette relation symbiotique permet de répondre à la fois au problème des déjections animales auxquels les fermes laitières doivent faire face quotidiennement et à celui des besoins en électricité des data centers modernes, et ce de manière durable.”
Pour étayer ses arguments, HP a mis en exergue plusieurs paramètres : Une vache laitière produit en moyenne 55 kg de déjections par jour, et environ 20 tonnes par an (l’équivalent du poids de quatre éléphants adultes).
Ces déjections produites par une vache laitière dans une journée peuvent générer 3 kilowatts-heure d’énergie électrique, correspondant à l’alimentation quotidienne des télévisions de trois foyers américains selon des chiffres issus de l’US Energy Information Association.
Toujours d’après l’étude, une ferme laitière américaine moyenne de 10 000 vaches produit autour de 200 000 tonnes de déjections par an.
Ainsi, près de 70% de l’énergie du méthane généré par la digestion anaérobique pourrait être utilisée pour l’alimentation électrique et le refroidissement des centres de données, réduisant de fait l’impact sur les ressources naturelles.
Ces arguments d’utilisation des déjections se justifient lorsque l’on sait que les matières polluantes issues des stocks de ces déjections non gérés dégradent l’environnement et peuvent contaminer les nappes phréatiques ou polluer l’air.
Et l’argument écologique n’est pas le seul à rentrer en compte : Si le méthane est 21 fois plus nuisible pour l’environnement que le dioxyde de carbone, cela signifie qu’en plus de représenter une utilisation inefficace de l’énergie, les dépôts de déjections peuvent se traduire par des taxes sur les émissions de gaz à effet de serre.
En d’autres termes, le gain financier pour l’exploitant d’un centre informatique l’est également pour l’exploitant agricole qui peut proposer ces déjections animales pour générer de l’électricité et des revenus non négligeables dans un contexte difficile.
Si ce modèle ne reste pour l’instant qu’une expérience de laboratoire, il n’est pas impossible que cela vienne à se transformer.
Des exemples ont déjà prouvé qu’il était possible d’alimenter tout ou partie d’un centre informatique par le biais d’une pile à combustible. T-Systems a notamment testé cette technologie dans son centre de l’Euro Industrial Park à Munich (Allemagne).
L’entreprise IT a mis en place une unité de production et de conditionnement du gaz pour alimenter la pile qui utilise du méthane comme combustible. Les résidus de la combustion pouvant ensuite être utilisés sous forme d’engrais.
Reste que les coûts de mise en œuvre de ces nouveaux modes de production d’énergie et les processus qui y sont liés sont exorbitants, ce qui n’encourage pas vraiment une adoption massive dans les meilleurs délais.
Mais les chercheurs de HP en sont convaincus, les data centers sont de plus en plus indissociables de la production d’électricité ou des systèmes de refroidissement dans leur démarche de réduction des coûts opérationnels.
“Les micro-réseaux de production électrique qui utilisent les cellules photovoltaïques, les turbines à éolienne, les agro-carburants et d’autres ressources – la plupart étant renouvelables – pour produire l’électricité, peuvent tirer avantage de multiples possibilités de production locale d’électricité pour réduire la dépendance au réseau principal” concluent les équipes HP Labs.
Cisco s’offre CoreOptics pour 100 millions de dollars
Le géant des réseaux basé dans la Silicon Valley a annoncé jeudi qu’un accord avait été conclu pour acheter CoreOptics, une société qui développe des solutions de traitement du signal pour les réseaux optiques.
Sous réserve des approbations réglementaires usuelles, l’opération d’un montant de 99 millions de dollars est prévue pour être finalisée dans le courant du second semestre 2010.
L’explosion du trafic IP - multiplié par cinq entre 2008 et 2013 - justifie cette acquisition selon un communiqué de Cisco.
Il s’agit également d’offrir aux opérateurs un élément leur permettant d’augmenter les capacités de transmission sur fibre optique en se basant sur les installations existantes pour minimiser les investissements dans de lourds travaux de déploiement de nouveaux câbles.
Enfin, cet accord permettra à Cisco d’étendre sa présence en Europe. L’entreprise compte déjà du personnel en Italie auquel il faudra ajouter celui de CoreOptics basé en Allemagne.
Une fois la transaction validée, les employés pourront collaborer avec les équipes d’ingénierie optique basées à Monza (Italie), Bangalore en Inde et Richardson au Texas (USA).
IBM va construire un nouveau centre de données dans le Missouri
La crise semble rapidement passée pour certains segments du secteur IT. Car force est de constater que les chantiers de datacenters reprennent.
Aux États-Unis, IBM a choisi un parc d’affaires dans le Missouri pour implanter un nouveau centre de données. Aucun détail n’a pour l’instant été divulgué sur l’installation hormis sa localisation dans la ville de Columbia.
Ce chantier et l’installation qui suivra devraient créer jusqu’à 800 emplois dans le centre du Missouri, ce qui en ferait l’un des plus gros employeurs de Boone County dans lequel est situé Columbia.
IBM se serait vu proposer plus de 28 millions de dollars d’incitations fiscales pour construire son bâtiment dans le Missouri.
L’État est d’ailleurs en train de mettre en place une série de dispositifs visant à attirer le plus grand nombre de projets sur son territoire.
A noter qu’il y a quelques mois, IBM avait annoncé l’ouverture de son centre de données en Caroline du Nord. Chaque année, Big Blue ajoute de trois à cinq centres de données à son portefeuille d’infrastructures.
Salesforce prévoit d’ouvrir un centre de données à Tokyo
Le fournisseur de services “Salesforce.com” poursuit sa percée en Asie. Il compte ouvrir un centre de données à Tokyo, au Japon, pour améliorer les performances de ses services hébergés actuellement dans ces datacenters de Singapour et aux États-Unis, ce qui implique dans ce dernier cas une latence plus élevée.
Le site Nikkei.com rapporte les propos du P-DG de Salesforce, Marc Benioff, selon lesquels le choix définitif de l’emplacement serait réalisé d’ici quelques jours.
Pour rappel, l’entreprise a notamment investi dans le cloud computing et compte près de 70 000 clients. Elle réalisé un chiffre d’affaire au Japon de 10 milliards de yens (87 millions d’euros).
Avec son nouveau centre de données, l’entreprise espère atteindre à terme un chiffre d’affaire local de 100 milliards de yens.
Gartner prédit l’augmentation significative des besoins en énergie et en refroidissement
L’information n’étonnera personne mais mérite d’être soulignée.
Selon un communiqué de Gartner, l’augmentation significative des ventes de serveurs au cours des deux prochaines années va accélérer le besoin de mettre à niveau les centres de données et leurs composants tels que l’alimentation électrique, le refroidissement.
Cette augmentation, qui va engendrer des problèmes d’espace dans les centres, met en exergue le besoin de quantifier rapidement les effets de nouveaux déploiements de machines et par extension, prendre des mesures pour éviter la surcharge des infrastructures.
“La virtualisation et la consolidation des projets aideront à résoudre certaines problématiques (notamment celle liée à l’espace au sol) mais avec l’effet boule de neige que ces questions ont tendance à créer, au sein d’une organisation, les utilisateurs doivent d’agir rapidement” a indiqué Rakesh Kumar, vice président de l’activité recherche Gartner.
Si le marché de la vente de serveurs a connu une baisse d’activité l’an passé, les analystes prédisent une reprise dès cette année avec une croissance continue jusqu’en 2014.
La gestion d’un centre de données va donc devenir de plus en plus ardue si l’on en croit le cabinet américain.
Il appelle à ne pas sous-estimer les problématiques et utiliser sans délais les outils de surveillance de l’énergie pour anticiper les besoins en capacité et contrôler dans le même temps les coûts opérationnels.
Gartner recommande aux décideurs d’accélérer la consolidation et les projets de virtualisation tout en évaluant les bénéfices que les organisations peuvent tirer si elles décident de retarder les achats de nouveaux serveurs.

