Articles parus en juin 2010
Equinix envisage d’implanter un troisième centre de données à Sydney
La croissance des centres informatique n’est pas prête de ralentir. Et c’est ainsi dans la plupart des zones de la planète.
Equinix vient ainsi d’annoncer sa volonté de lancer la construction d’un troisième centre de données en Australie. Le groupe compte pour cela investir 65 millions de dollars.
Si l’on en croit le communiqué de la société, ce sera le troisième bâtiment du prestataire dans le pays. Prévu pour être ouvert au second trimestre 2011, il devrait permettre d’accueillir dans un premier temps jusqu’à 1000 baies et 3000 à terme.
L’accélération de la demande locale et notamment le remplissage rapide du second centre ouvert en 2009, conduit Equinix à anticiper la mise en chantier de cette nouvelle infrastructure.
En avril dernier, Equinix avait reçu de l’argent frais issu d’un groupe de banques. Ces fonds serviront au financement de ses nouveaux projets dans la zone Asie-Pacifique, où le prestataire est actuellement présents à Sydney, Singapour, Hong Kong, Shanghai et Tokyo.
Twitter, la coupe du monde et les API sont dans un bateau…
C’est sans doute l’un des services les plus populaires du moment : Twitter, le service de microblogging est au centre de toutes les attentions.
Notamment lorsqu’il vient à subir des indisponibilités, ce qui est le cas depuis le début de la coupe du monde de football.
Durant les matchs, le service peut traiter jusqu’à 3000 messages (tweets) par seconde. Détail notable, 60% de ce trafic passe par des applications tierces (via API).
Lors de la conférence Velocity 2010, John Adams, responsable des opérations de Twitter, a fourni quelques détails sur l’infrastructure du site et est revenu brièvement sur les incidents auquel il a été confronté :
Ascent veut investir 100 millions de dollars dans la construction d’un centre de données
Ascent Corp, la société qui a assisté Microsoft dans la construction de son centre de données de Chicago, a fait l’acquisition de nouveaux terrains pour construire une autre installation dans la même région.
La société a confirmé dans un communiqué qu’elle envisage de fournir de l’espace technique sous forme de colocation, avec des suites qui seront alimentées avec une puissance allant de 1,5 à 25 mégawatts. Elles seront notamment capables d’accueillir des conteneurs.
L’installation qui se veut totalement neutre des opérateurs télécoms sera située dans le comté de Cook. Elle aura sa propre station offrant une double arrivée électrique de 54 mégawatts.
La commercialisation des espaces a déjà commencé. Le coût total de ce projet pourrait avoisiner 250 millions de dollars.
Trafic Internet : Le Panap de Bouygues Telecom fusionne avec France-IX
C’était un bruit de couloir qui circulait depuis quelques semaines dans la communauté des opérateurs : Bouygues Telecom qui avait repris le réseau de Club-Internet incluant le point d’échange de trafic (IXP) parisien “PaNAP”, ne souhaitait plus maintenir ce dernier.
Pour rappel, PaNAP était comparable au FreeIX de Free lancé au début des années 2000. Tout deux étaient des points d’échange gratuits sur lesquels des acteurs de toutes les tailles pouvaient échanger du trafic.
Ainsi, au fil des ans, plusieurs points d’échanges se sont montés avec plus ou moins de succès. Mais cette volonté de multiplier les infrastructures a eu pour conséquence de fragmenter le marché français des points d’échange Internet.
Ce dernier apparaissait jusqu’alors comme peu attractif aux yeux des principaux acteurs internet internationaux.
Un constat qui a poussé les équipes de Bouygues Telecom à engager la fusion du PaNAP avec le tout nouveau point d’échange, France-IX.
Dans une interview accordée à ITespresso.fr en mai 2009, Raphaël Maunier, leader du projet baptisé à l’époque “PheonIX” avait déclaré que “le but n’est de ne pas concevoir simplement un nouvel IXP, mais bien une “fédération” des IXP existants. Il devrait apporter un peu plus de structure, réconciliation dans le peering français et donner une image plus professionnelle de nos réseaux.”
La fusion des deux points d’échange, confirmée ce 25 juin par le service presse de Bouygues Telecom, est donc une suite logique pour poursuivre cet objectif. Cette annonce laisse espérer que la France deviendra une place de marché aussi importante que les capitales européennes Londres, Amsterdam et Francfort où s’échange actuellement la majeure partie du trafic internet européen.
Alors que les premières connexions sur France-IX sont actives depuis le mois de mai, les équipes de Bouygues Telecom devraient aider les membres du PaNAP à migrer vers le nouveau point d’échange d’ici quelques mois.
Le réseau parisien de France-IX (source site France-IX)
Focus marché : Quel avenir pour les offres d’hébergement mutualisé ? (dernière partie)
Troisième et dernière partie de notre dossier consacré à l’hébergement mutualisé.
Pour ce dernier rendez-vous, ITespresso.fr passe la frontière pour interroger l’hébergeur suisse “Infomaniak”, créé en 1997 par Boris Siegenthaler et Fabian Lucchi. La société possède ses propres centres de données et emploie aujourd’hui plus de 30 collaborateurs.
Et c’est Fabian Lucchi qui répond à notre question : Va-t-on assister à la fin des offres d’hébergement mutualisé traditionnel au profit de la virtualisation ou des serveurs dédiés à très bas prix ?
(Interview réalisée le 24/06/2010)
ITespresso.fr : Pourriez-vous nous présenter votre société et nous dire quelques mots de son infrastructure technique ?
F. Lucchi : Nous avons deux datacenters que nous gérons intégralement et qui ne sont pas sous-loués auprès de prestataires spécialisés, ceci afin de garder un contrôle absolu sur la qualité de nos services, et qui représentent près de 1000 serveurs physiques servis par plus de 30 gigabits de transits (4 liens 10 gigabit/s avec différents prestataires + redondance). Nous offrons essentiellement de l’hébergement mutualisé ainsi que du streaming audio/vidéo (plus de 35′000 flux audios et 15′000 flux vidéos en simultané), mais de nombreux nouveaux services seront bientôt mis à la disposition de nos clients (dédié, service de montée en charge spécifique, VOD, stockage haute capacité, etc) découlant de notre expérience et de nos outils développés en interne.
ITespresso.fr : Depuis votre création, vous proposez une offre d’hébergement mutualisé… avec l’arrivée des serveurs dédiés “low cost” et des serveurs virtualisés, le mutualisé “traditionnel” est-il encore plébiscité ?
F. Lucchi : Tout dépend de la façon dont l’hébergement mutualisé “traditionnel” est réalisé, d’une part, et il y a tellement de paramètres qu’il est difficile voire inapproprié de comparer ces types de service, n’étant pas destinés aux mêmes besoins.
Le virtualisé (que ce soit via une technologie comme Xen par exemple, ou dans un “Cloud”) a ses avantages propres, mais aussi des défauts importants qu’il convient de connaître. La plateforme technique est, en finalité, partagée par plusieurs clients, et dans un service virtualisé, si la machine a un problème technique impactant (ram, alimentation, cpu), tous les virtualisés le subiront. Donc, vous êtes “isolé” au niveau de vos ressources matérielles, mais pas forcément sécurisé. Quant au Cloud, il offre d’importants avantage en terme de montée en charge, tolérance de panne, évolutivité, adaptivité mais il repose aussi sur une plateforme technique beaucoup plus complexe, et plus complexe signifie également plus de risques. Tout dépend alors des besoins du client. Sans oublier que dans le contexte Cloud, la plateforme technique est également “mutualisée” puisque tout le monde utilise une partie des mêmes ressources physiques.
ITespresso.fr : … Le mutualisé reste donc une solution plus sure que l’hébergement à base de virtulisation ?
F. Lucchi : Un incident important peut théoriquement impacter l’ensemble des clients, dans une certaine mesure. Un exemple concret est les châssis de type blade que tous les constructeurs utilisent aujourd’hui, et qu’une dizaine de serveurs au format “blade” se partagent. Ils utilisent le même backplane et les mêmes alimentations. Lorsqu’une mise à jour du logiciel contrôlant le backplane doit être faite (sorte de firmware), les blades doivent être arrêtés et ils sont donc dépendants, tous, d’une couche logicielle supplémentaire à leur propre complexité, et une abstraction matérielle de 10 serveurs de type blade au sein d’un même châssis ne garanti pas une disponibilité de service, en finalité.
ITespresso.fr : Quid des serveurs dédiés et notamment des offres “low-cost” ?
F. Lucchi : Le dédié low-cost, comme vous l’appelez, n’est à notre sens qu’un produit d’appel pour les hébergeurs le pratiquant. Il est généralement question d’un subset très léger d’un serveur (il peut souvent s’agir en fait d’un service VPS) ou d’une infrastructure technique vraiment très légère. Ces plateformes ne conviennent généralement pas pour un service à forte fréquentation car les ressources techniques sont très insuffisantes, d’où le prix attractif. Du coup, cela n’est “justifié” ou “justifiable” que pour des sites à trafic réduit ou occasionnel, mais comme la gestion de la technique doit se faire par le client directement (pas d’infogérance pour ces prix cassés), il est assez peu fréquent que les clients ayant recours à un dédié de ce type aient les connaissances d’administration système requises pour gérer un serveur eux-mêmes (maintenance, lutte antispam, anti-hack, updates, etc). En résumé, dès que la fréquentation requiert vraiment un dédié, ces low-costs ne sont globalement pas suffisant. Le partage des ressources et la mise à disposition d’une infrastructure conséquente et réfléchie (comme celle de nos mutualisés par exemple) donne de biens meilleurs résultats.
Le seul usage raisonnable pour ce type de plateforme est lorsque l’on a plusieurs sites à trafic moyen à regrouper, par soucis d’économie, sur une seule et même plateforme. Mais là encore, lorsque le serveur est effectivement en panne (qu’elle soit technique ou résultant d’un hack par exemple), l’ensemble des sites du clients est en panne. D’un seul coup. Cet aspect n’est pas à négliger et dépend, encore une fois, du niveau de prestation dont le client a besoin.
ITespresso.fr : Si l’on suit votre raisonnement, l’hébergement mutualisé “traditionnel” reste une valeur sure lorsque l’infrastructure technique a été dimensionné pour parer à tout incident ?
F. Lucchi : Le mutualisé, comme nous le faisons chez nous, offre un excellent compromis entre performance, fiabilité et disponibilité, pour un prix adapté. Chaque serveur ne s’occupe que d’une partie des services fournis aux clients. Par exemple, le serveur web et ftp (pour le site public) sont pris en charge sur un serveur qui est mutualisé. Les bases de données MySQL se trouvent sur d’autres serveurs, mutualisés également. La messagerie est repartie sur une plateforme de machines dédiées (environ 100 à ce jour) qui ne font que ça. Les statistiques sont traitées par un autre groupe de serveurs, tout comme les espaces ftp privés pour les sauvegardes des données personnelles sont encore sur d’autres serveurs. Les DNS, webmail, etc… sont tous séparés et gérés sur des groupes isolés et aussi indépendants que possible. Le bénéfice pour le client est une extrême granularité du service et la garantie qu’un problème technique n’impactera qu’un sous-ensemble de nos prestations; les incidences d’un ennui techniques sont ainsi minimisées à l’extrême.
D’un autre côté, la grande simplicité de chaque service, isolée dans son groupe de machines, rend toute intervention extrêmement rapide et sans danger; les services n’étant pas interdépendants, une intervention sur l’un ne remet pas à cause tous les autres. Cela coûte plus cher en matériel car il faut plus de serveurs pour assumer le même service, mais le gain en confiance et en qualité pour les clients est inestimable. Et toute la complexité du service est réduite à un ensemble de petits groupes de machines qui assument leurs propres tâches, de façon simple et efficace.
ITespresso.fr : En terme de clientèle, qui a intérêt à mettre en ligne un site en louant un espace d’hébergement mutualisé ?
F. Lucchi : Tous ceux qui ont besoin d’un service totalement infogéré, fiable, à faible coût et facilement transportable. Un site bien écrit et conçu avec l’esprit “mutualisation des ressources” en tête peut parfaitement avoir une audience considérable et ne pas souffrir du moindre ralentissement en environnement mutualisé (sur l’ensemble de nos 88 000 domaines hébergés, il y a moins de 50 sites qui ont réellement besoin d’un serveur dédié au niveau des performances requises).
A contrario, les sites extrêmement mal optimisés et mal conçus, saturant à eux seuls un serveur de toute dernière génération sont malheureusement légion, même avec une très faible fréquentation. Nous avons eu quelques cas où l’affichage de la simple page d’accueil de tout visiteur nécessitait plus de 200 requêtes SQL, systématiquement, et là évidemment, même un serveur dédié n’en viendrait pas facilement à bout ! Mais dans ce type de cas, c’est le développeur qui est à la source des incompatibilités, et non le type de prestation choisie auprès de l’hébergeur.
ITespresso.fr : Selon vous, est ce que le nombre d’offres/prestataires proposant ce type d’offre va se réduire au profit des offres virtualisées ?
F. Lucchi : Il est probable que la palette de produits va s’élargir, chez tout le monde, afin de répondre aux besoins du plus grand nombre, car comme nous l’avons évoqué plus haut, chaque type de service correspond à un type de clientèle. Et chaque domaine a ses propres avantages et ses propres inconvénients.
Retrouvez notre focus marché “hébergement mutualisé” :
- Focus marché : interview de Gandi (FR)
- Focus marché : interview d’Ikoula (FR)
Focus marché : Quel avenir pour les offres d’hébergement mutualisé ? (2)
Après Gandi, c’est l’hébergeur rémois “Ikoula” qui a accepté de répondre à notre question : Va-t-on assister à la fin des offres d’hébergement mutualisé traditionnel au profit de la virtualisation ou des serveurs dédiés à très bas prix ?
Nous avons donc posé la question à Jules-Henri Gavetti, fondateur et dirigeant d’Ikoula…
(Interview réalisée le 23/06/2010)
ITespresso.fr : Historiquement, vous proposez de l’hébergement mutualisé… avec l’arrivée des serveurs dédiés “low cost” et des serveurs virtualisés, le mutualisé “traditionnel” est-il encore plébiscité ?
J-H Gavetti : Oui, il est toujours plébiscité, plus que jamais. Pour preuve, notre offre d’hébergement mutualisé gratuite qui rencontre un vif succès.
Aujourd’hui, si l’hébergement mutualisé rencontre toujours un public, c’est avant tout pour plusieurs raisons parmi lesquelles le prix. En effet, un hébergement mutualisé reste moins cher qu’un hébergement sur serveur dédié, même “low cost”. En outre, l’administration de l’OS est simplifiée puisque réalisée par les équipes d’Ikoula. Un hébergement mutualisé est très accessible pour les néophytes. Et c’est un fait, la gestion et l’administration d’applications tierces (Wordpress, Drupal, etc.) est simplifiée grâce à l’interface Web qui permet d’installer ces dernières, d’un seul clic.
ITespresso.fr : Selon vous, à quelle “cible” de client correspond le mutualisé ?
J-H Gavetti : Le mutualisé s’adresse à tous, du moment que l’on reste dans des développements simples.
De ce fait, le mutualisé correspond aux blogueurs qui veulent se passer d’un hébergeur de blog traditionnel, qui essayent de “professionnaliser” leurs écrits. Mais aussi aux développeurs pour qui le mutualisé est l’étape obligée. On y retrouve dans cette catégorie des étudiants ou des autodidactes du développement. Et enfin, aux professionnels ou TPE-PME car l’hébergement mutualisé est un excellent rapport qualité/prix pour ces professionnels. Ils y font le plus souvent des sites vitrines et des boutiques en lignes.
ITespresso.fr : Selon vous, est ce que le nombre d’offres/prestataires proposant ce type d’offre va se réduire au profit des offres virtualisées ?
J-H Gavetti : Non, je ne pense pas réellement que l’on tende vers ce schéma. Une technologie ne remplace pas une autre. Nos hébergements mutualisés sont aujourd’hui hébergés sur notre cloud privé, s’appuyant sur les dernières technologies de virtualisation. Chez Ikoula, notre vision de ces offres montrent une complémentarité de ces technologies. On peut dire que le mutualisé s’enrichit de la virtualisation.
Quelques infos en plus sur l’entreprise :
- Fondée en 1998, elle compte aujourd’hui 35 collaborateurs
- Propriétaire depuis 2006 d’un Data Center de 1750 mètres carrés à Reims. La construction de nouvelles salles est en projet, toujours sur Reims.
- 4 000 serveurs et plus de 30 000 sites hébergés
- Ikoula est également présent sur deux autres Data Centers (Telecity à Courbevoie et Telehouse 2 à Paris).
- 4 millions d’euros de CA et 110 000 euros de résultat (croissance est de 20% par an, en moyenne).
Sources : ITespresso.fr et Ikoula
Focus marché : Quel avenir pour les offres d’hébergement mutualisé ? (1)
Au sein des centres de données, les sociétés proposant de l’hébergement sont nombreuses. Qui plus est, certains possèdent même leurs propres centres (1&1, OVH, Ikoula…).
Depuis l’arrivée du Cloud sur le marché, nombre de fournisseurs tendent à délaisser les offres d’hébergement mutualisé traditionnelles (un seul serveur héberge plusieurs sites, certains pouvant utiliser plus de ressources et agir de façon non-contrôlée sur la qualité des autres clients) au profit d’offres basées sur la virtualisation qui permettent d’affiner la qualité de service offerte à chaque utilisateur en allouant des ressources dédiées.
ITespresso.fr a donné carte blanche à trois hébergeurs pour nous expliquer leur point de vue sur ce marché et répondre à la question principale : Va-t-on assister à la fin des offres d’hébergement mutualisé traditionnel au profit de la virtualisation ?
Premier à avoir accepté de répondre à nos questions sous forme de tribune : Stephan Ramoin, dirigeant de Gandi.
Le mutualisé n’est pas, à mon sens, le plus directement touché par l’apparition du “Cloud”, mais plutôt le dédié.
Lorsque nous avons sorti cette offre la première fois il y a plus de deux ans (pour la bêta), notre objectif était de proposer une alternative puissante aux besoins jusqu’ici servis par les serveurs dédiés. La flexibilité, la capacité d’évolution et les fonctionnalités de notre offre ne pouvaient être ignorés, et notre succès l’a bien démontré (Gandi héberge actuellement plus de 30 000 serveurs “cloud”, ndlr).
Et cela, les hébergeurs traditionnels l’ont bien compris : à qui sort des serveurs dédiés ultra discount et ultra limités, ou revend des offres Cloud faites ailleurs en y ajoutant “My” devant pour faire bien. Ce type de réaction prouve qu’ils ont bien compris le danger, leur business n’étant pas centré sur le mutualisé, mais bel et bien le dédié. Reste que nous pensons préférable de maîtriser la technologie de A à Z, de le faire sur des technologies libres et avec un vrai support pour ce type de besoins.
Pour revenir au sujet, l’avenir du Mutualisé : il est tout à fait possible de penser à une offre mutualisée centrée sur l’hébergement de sites simples sur une base Cloud, et donc en dimensionnant le mutualisé non pas sur une machine mais sur un nombre infini, en nous affranchissant des contraintes serveur. Nous y réfléchissons beaucoup et il n’est pas du tout impossible que nous sortions quelque chose de ce type prochainement, pour permettre au plus grand nombre de profiter des avantages concurrentiels inhérents à notre choix technologique, tout en proposant un tarif d’appel. Mais le mot d’ordre est de ne pas réinventer la roue (mutualisé traditionnel), simplement de l’améliorer, notamment en ce qui concerne la redondance et les fonctionnalités de duplication, bien meilleures sur du “mutualisé virtuel” …
Ce qu’il faut bien comprendre, c’est que le mutualisé est souvent la première étape pour toute personne souhaitant avoir un site par exemple, essentiellement pour des raisons de coût, mais également parce que c’est plus simple à gérer.
Que le mutualisé passe petit à petit sur des plateformes virtualisées me semble logique, simplement parce que les prestataires passent progressivement sur cette technologie. La rapidité de cette migration sera sans doute directement dépendante de l’amortissement desdites plateformes virtualisées, pour que les offres mutualisées restent les plus simples et abordables du marché.
Stephan Ramoin
Gandi.net
Plus d’infos sur Gandi :
- Hébergement et virtualisation (1) : Gandi préfère “une solution développée en interne”
Microsoft reprend le chantier de construction d’un centre de données
Si l’on en croit un porte-parole de Microsoft cité dans le “Des Moins Register”, la firme de Redmond va reprendre la construction d’un centre de données dans l’Iowa.
Pour rappel, Microsoft avait annoncé son intention de lancer ce chantier en août 2008. Mais aucune date de mise en production n’avait été communiqué par l’entreprise.
Et pour cause : lorsque la crise économique est arrivée quelques semaines plus tard, Microsoft a mis ce projet en attente.
L’éditeur voulait réduire ses investissements dans les centres de données et se justifiait en citant le ralentissement économique et la nécessité de réduire les dépenses comme raisons de cet arrêt temporaire.
Aujourd’hui, s’il est décidé à reprendre le chantier, l’investissement initial de 500 millions de dollars est divisé par cinq.
En effet, la société a déclaré la semaine dernière qu’elle était toujours intéressé par la construction d’un centre de données dans la ville de West Des Moines. Mais son investissement ne sera “que” de 100 millions de dollars.
Une réduction budgétaire qui oblige Microsoft à se justifier. L’argument technique est ainsi mis en exergue : au cours des derniers mois, la firme aurait mis au point un modèle de centre informatique plus léger à mettre en place et donc, financièrement moins cher.
Cette réduction de l’investissement prévu initialement aura des répercutions sur le montant des aides accordées au géant américain. L’État de l’Iowa et la municipalité de West Des Moines devraient ainsi revoir à la baisse les aides et avantages qu’ils avaient prévus d’accorder à Microsoft, sans toutefois impacter le projet de ce dernier.
Le datacenter ‘green’: état de l’art à la convention CRIP
Nombre de questions se posent qu’elles soient d’ordre éthique (doit-on rester connecté tout le temps ? s’interroge un DSI d’un groupe sensible en matière de risque environnemental) ou plus d’ordre «physique» (doit-on éteindre tous les équipements inutilisés ? Où placer les datacenters ? Dans le Midi de la France pour bénéficier de l’énergie solaire ? Dans des zones urbaines -au risque de subir des ‘crash’ comme en Californie ou au Royaume-Uni?).
Autant de questions clés abordées lors des journées annuelles du Club utilisateurs CRIP (Club des Responsables Infrastructure et Production IT), tenues à Paris ces 17 et 18 juin.
Des sujets de Michel Borne (Bream & Laanaia) à lire en intégralité sur Silicon.fr
TeliaSonera continue de fournir la connectivité à Blizzard
Le partenariat entre les deux entités est presque historique puisqu’il existe depuis 1999. Il aura notamment aidé au lancement du jeu “World of Warcraft” en Europe en février 2005.
Fort d’une entente cordiale, Blizzard a donc décidé de prolonger le contrat pour deux années. Un partenariat qui va permettre à l’éditeur de se reposer sur les infrastructures de son fournisseur pour assurer une qualité de connectivité parfaite aux joueurs lors de la sortie de StarCraft II : “Wings of Liberty” et du nouveau jeu “Battle.net”.
Mais cet accord a des effets parfois inattendus et insoupçonnés : il oblige notamment les fournisseurs d’accès internet à acheter eux-même du transit à Telia voir à en échanger (peering) pour assurer à leurs abonnés (dont certains sont aussi des clients de Blizzard) une qualité de jeu parfaite.
Dans un communiqué diffusé le 9 juin, Telia vante notamment les mérites de son réseau international capable de rerouter le trafic à tout moment en cas d’incident technique sur un segment.
Que les joueurs se rassurent, ils peuvent jouer en toute sérénité…



