Articles parus en août 2010

Equinix prévoit de construire un second site à Hong Kong

La demande d’immobilier technique ne cesse de croitre et l’Asie n’échappe pas à la règle.

Ainsi, Equinix qui est déjà présent à Hong Kong, vient d’annoncer le lancement prochain du chantier de son second centre. Le premier étant rempli aux deux tiers.

La société prévoit d’investir 63 millions de dollars dans la construction du centre de données, qui une fois achevé, sera capable d’accueillir plus de 1400 baies.

La première tranche, dont le coût est d’environ 20 millions de dollars, permettra à Equinix de commercialiser une surface équivalente à 450 baies.

Le fournisseur a prévu de mettre en production la première tranche dans le courant du troisième trimestre 2011. Il proposera alors ses services aux grandes institutions financières locales, aux multinationales et aux fournisseurs de services internet.

Microsoft va construire un centre de données modulaire en Virginie

Microsoft renforce son arsenal technique et tient à le faire savoir. L’éditeur de logiciels vient de confirmer son intention d’engager le chantier de construction d’un nouveau datacenter.

Il sera situé dans le sud de l’État de Virginie. Le centre devrait notamment servir de plaque tournante de la côte Est pour les services en ligne de Microsoft.

Cette décision de la firme de Redmond réjouit les décideurs politiques de Virginie qui se livraient à une bataille acharnée avec les États voisins comme la Caroline du Nord pour accueillir ce projet.

La création de 50 nouveaux emplois est prévue en marge de ce qui s’annonce être comme l’investissement le plus important dans l’histoire de cet État.

Boydton, une commune rurale d’environ 500 habitants située dans le comté de Mecklenburg, deviendra ainsi l’improbable terre d’accueil pour l’un des plus avancés centres de données modulaires au monde.

C’est la disponibilité de réseaux de télécommunications dans le secteur qui a convaincu Microsoft de retenir ce site pour construire son infrastructure.

Le réseau “Mid-Atlantic Broadband Cooperative” (MBC) jugé comme une composante clé dans la sélection du site, devrait fournir la connectivité du centre de données aux grands réseaux internationaux.

A noter enfin que la société bénéficiera d’importantes réductions d’impôts.

La bataille du Cloud

Cette annonce intervient également dans un contexte d’explosion du Cloud Computing. Un marché sur lequel se battent déjà de nombreux acteurs dont Google et son réseau de centres de données mondial.

Microsoft cherche de son côté à se développer sur ce segment autour de la plateforme Windows Azure. Ses sites de Chicago, Dublin, San Antonio et Quincy servent ainsi à soutenir la croissance du géant dans les services en ligne et le Cloud.

Depuis le début de l’année, il a engagé la construction d’un second bâtiment à Quincy, dans l’État de Washington.

En juin, l’entreprise avait également annoncé la reprise d’un chantier à Des Moines, dans l’Iowa.

Des rumeurs d’une nouvelle annonce persistent. Un nouveau centre en Europe serait-il dans les cartons…

Avec sources ITespresso / Trading Market / Richmond Timesdispatch

HP dévore Stratavia pour ses implications cloud et automatisation de data centers

Sur fond de bataille avec Dell pour le contrôle de 3PAR (stockage), HP a procédé à un autre rachat : Stratavia.

C’est un éditeur de bases de données et de solutions d’automatisation d’applications, basé à Denver (Colorado).

Le montant de la transaction n’a pas été précisé.

Article à lire en intégralité sur ITespresso.fr

L’hébergeur 1&1 se lance sur le marché polonais

La concurrence entre l’allemand “1&1″ et le français “OVH”, respectivement numéros 1 et 2 de l’hébergement en Europe, fait rage.

Après la course liée au nombre de serveurs hébergés, c’est sur le terrain de l’extension internationale que les deux sociétés rivalisent d’imagination.

OVH, une entreprise indépendante fondée par une famille polonaise venue s’installer dans le nord de la France, voit donc l’hébergeur allemand arriver en ses terres.

Pour l’occasion, le prestataire a répliqué une stratégie marketing déjà utilisé en France : lancer une offre promotionnelle incluant un hébergement gratuit avec un nom de domaine “.PL” durant deux ans.

Dans un communiqué, 1&1 indique que ses activités en Pologne seront gérées par la nouvelle filiale installée à Varsovie (1&1 Internet Sp. z o.o.).

Mais alors que l’allemand s’étend, OVH envisagerait de son côté de s’implanter dans certaines zones du globe où 1&1 n’est pas présent (Japon) ou aux États-Unis avec en prime la construction d’un centre de données.

Interxion ouvre son 28ème centre de données à Francfort

28. C’est le chiffre de la semaine qui nous vient d’Interxion, l’un des leaders européens en matière d’hébergement d’infrastructures informatique, avec l’ouverture de son sixième data center à Francfort (Allemagne).

Dans un communiqué, la société rappelle que son centre “offre un système d’alimentation sans coupure 2N, un générateur de sauvegarde et un refroidissement N+1, ainsi que les systèmes les plus sophistiqués d’alerte et de contrôle.”

Près de 150 opérateurs et fournisseurs d’accès sont présents dans le bâtiment.

“Les entreprises sont ainsi en mesure de faire fonctionner leurs applications en temps réel de la façon la plus efficace avec des temps de réponse à faible latence vers leurs utilisateurs, ce qui s’avère particulièrement sensible pour les sociétés qui opèrent dans le domaine des médias et du cloud computing” précise Interxion.

Francfort, plaque d’échange incontournable

C’est un fait, l’Allemagne est un pays connecté qui évolue rapidement vers le très haut débit.

“L’ouverture de ce sixième data center à Francfort révèle l’importance générale de la situation géographique pour le secteur informatique, tout comme pour le trafic aérien, routier ou ferroviaire” souligne Nicola Beer, secrétaire d’état aux affaires européennes.

Avant d’ajouter que “l’Union européenne a également conscience du poids des technologies de l’information et de la communication (TIC) et a de ce fait publié en mai 2010 un calendrier numérique ambitieux dans le cadre de la stratégie EU2020, qui doit contribuer à la croissance et à la prospérité à venir en Europe.”

Le développement d’Interxion sur le marché n’est pas en reste puisque le groupe prévoit de construire un septième centre à Paris d’ici quelques mois.

Enfin, dans un tout autre registre, Interxion n’a pas souhaité réagir aux rumeurs d’une possible acquisition. Les rumeurs actuelles se portant sur un rachat de TelecityGroup par un concurrent américain ou asiatique.

Au Royaume-Uni, la probable hausse du coût de l’énergie suscite des inquiétudes

L’énergie est l’un des principaux postes de dépense pour les gestionnaires de centres de données. Et toute augmentation du coût de cette énergie peut avoir des répercutions sur un marché tout entier.

C’est le cas en Angleterre où un certain nombre de sociétés exploitant des centres de données pourraient finir par s’installer à l’étranger si la proposition du gouvernement britannique d’augmenter le prix de l”électricité pour les entreprises jusqu’à 43% d’ici à 2020 finissent par être approuvés.

Cet exemple démontre bien la dépendance des économies modernes vis-à-vis des infrastructures informatiques.

Des opérateurs de centres de données et la Confederation of British Industry (CBI), qui représente le secteur privé en Grande-Bretagne, ont déclaré que la proposition pourrait finir par coûter non seulement des pertes d’emplois mais aussi, abaisser la compétitivité dans un certain nombre de secteurs qui reposent sur des liaisons exigeant une faible latence, et donc, des centres de données de proximité.

“Tous les centres de données ne servent pas à faire la même chose” rétorque toutefois Roger Keenan, directeur général du fournisseur d’espace technique City Lifeline.

En effet, certains centres de données ont besoin d’une grande puissance de calcul (et donc d’énergie électrique), mais n’exigent pas de communiquer intensivement avec le monde extérieur. “Ce type de centres de données peut quitter le Royaume-Uni” pense Roger Keenan.

A l’inverse, nombre d’acteurs seront contraints de rester à proximité des grandes agglomérations britanniques. Cela est le cas pour toutes les sociétés dont le modèle est basé sur des connexions diverses à faible coût vers le plus grand nombre de pays.

“Ces centres la resteront dans le pays” confirme le dirigeant de City Lifeline.

Pour sa part, la CBI a demandé au gouvernement britannique de finaliser les objectifs à atteindre en matière d’efficacité énergétique et ainsi contribuer à atteindre les principaux engagements du gouvernement pour la réduction des émissions de carbone.

Le sujet est également une source de préoccupation en France.

C’est l’objet d’une campagne de sensibilisation “France for data centers” lancée par le Gimelec en mars dernier à destination des pouvoirs publics.

Le fournisseur d’énergie EDF est d’ailleurs membre de ce club comme nous l’avait précisé l’un de ses représentants dans une interview. Pas sur toutefois, que cela empêche un maintien à vie des tarifs actuellement pratiqués…

Source : ITespresso et Datacenter Dynamics

Digital Realty Trust acquiert deux nouveaux bâtiments

La crise est passée pour Digital Realty Trust (DRT).

L’entreprise vient de réaliser l’acquisition de deux nouveaux bâtiments aux États-Unis, destinés à être loués à un ou plusieurs clients désireux d’aménager leur centre de données. Le montant de la transaction est de 50 millions de dollars US (39,6 millions d’euros).

Le premier centre, situé à San Jose en Californie, comporte 6470 mètres carrés de surface commercialisable. Ce bâtiment est actuellement loué intégralement à un opérateur de télécommunication (Verizon, ndlr).

La seconde infrastructure est localisée à Richardson, dans l’état du Texas, à proximité du Digital Realty Datacenter Park. D’une superficie de 5570 mètres carrés, elle est également louée à long-terme par un opérateur télécoms qui pourrait être AT&T Wireless selon diverses sources.

Le portefeuille global de DRT atteint désormais 1,486 millions de mètres carrés dédiés à l’aménagement de salles informatique.

R. Maunier (NeoTelecoms) : “Le Net est segmenté depuis longtemps”

Nous l’avons vu ces dernières semaines avec la proposition de Google et Verizon mais également avec la montée en puissance du débat en France, la neutralité du Net est un sujet lourd et complexe à comprendre, car derrière un terme en apparence simple se cachent des enjeux stratégiques, économiques et techniques.

Pour mieux comprendre les enjeux qui gravitent autour du concept de neutralité des réseaux, ITespresso.fr a souhaité interroger un spécialiste français participant à de nombreuses discussions techniques dans l’Hexagone et à l’étranger.

C’est Raphaël Maunier, directeur technique de NeoTelecoms et co-fondateur du point d’échange FranceIX que nous avions déjà interrogé il y a quelques mois, qui a accepté de porter son regard personnel sur le sujet. A commencer par la toute récente proposition de Google et Verizon…

>> Une interview à lire en intégralité sur ITespresso.fr

Des rumeurs de rachat font gonfler le titre Akamai

C’est devenu l’un des piliers d’Internet et pour cause : une partie du trafic mondial est généré grâce à son réseau de serveurs répartis en plusieurs points de la planète et ce, pour accélérer la diffusion des contenus.

Lui, c’est Akamai, le leader mondial des réseaux de diffusion de contenus (CDN).

Selon des informations de Bloomberg, des négociations avec un ou plusieurs acquéreurs potentiels font monter le titre de l’entreprise en bourse depuis plusieurs jours.

Ce n’est toutefois pas la première fois que le CDN fait l’objet de spéculations de rachat.

C’était notamment le cas en Octobre 2009 lorsque des rumeurs de marché évoquaient une possible acquisition du réseau par Google, alors client de l’entreprise.

Le porte-parole d’Akamai n’a pas souhaité commenter les informations de Bloomberg.

Sous couvert d’anonymat, plusieurs sources indiquent à ITespresso.fr que des opérateurs Tier-1 pourraient être intéressés par l’entreprise fondée en 1998 et par laquelle transite aujourd’hui une part importante du trafic internet mondial.

Neobe fait évoluer son infrastructure technique

Depuis le 15 août, les serveurs de Neobe bénéficient de nouvelles solutions d’hébergement.

La société spécialisée dans la télésauvegarde s’entoure de nouveaux partenaires technologiques de renom, reconnus pour la qualité de leur service, leur efficacité et la sécurité de leurs solutions.

Il s’agit de Nerim, Iguane Solutions, Equinix et Iliad.

Les serveurs de Neobe seront dorénavant hébergés dans les datacenters d’Equinix (PA3) à Saint-Denis et d’Iliad à Vitry-sur-Seine. Deux datacenters récents, qualifiés par Neobe “d’ultra-performants” et éloignés l’un de l’autre d’environ 20 kilomètres.

Ils répondent en outre à toutes les exigences des nouvelles normes de sécurité (salle anti-incendie, électricité redondée, biométrie, etc.). Le transit IP est, quant à lui, fourni par deux opérateurs : Nerim et Iguane Solutions.

Via Channel Insider / Gérard Clech