Articles parus en septembre 2010

Le Green Grid entend coopérer avec le Gimelec

L’on progresse dans la collaboration des acteurs impliqués dans la construction et la gestion de centres de données.

Le Green Grid qui se présente comme un consortium d’entreprises du secteur informatique dont la vocation est d’améliorer l’efficacité énergétique des centres de données et des écosystèmes informatiques professionnels vient ainsi d’annoncer avoir signé un accord avec le Gimélec, groupement des industries françaises de l’équipement électrique dont la mission est de développer de nouvelles réglementations et de nouveaux standards.

Cet accord vise, selon un communiqué, à accroître leur collaboration dans le développement de mesures, d’indicateurs et de spécifications, “et d’établir des guides des meilleures pratiques dédiés aux centres de données.”

Il s’agira également d’optimiser l’efficacité des travaux accomplis par le Green Grid et le Gimélec, avec à la clé une amélioration de la sensibilisation, des standards et de l’efficacité énergétique de l’industrie des centres de données.

Enfin, les deux groupements vont instaurer un échange d’expertise des marchés européens et internationaux de centres de données.

IBM intègre son partenaire Blade Network Technologies

IBM étoffe son portefeuille d’offres vers le data center avec Blade Network Technologies, société américaine experte en “load balancing” et en technologie “blades”.

Le montant de la transaction n’a pas été communiqué.

Mi-2010, Blade Network comptait 170 personnes. Elle est dirigé par un CEO bien introduit dans la Silicon Valley, Vikram Mehta (voir reportage de Silicon.fr)

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L’opérateur Declic Telecom ouvre un point d’échange de trafic internet inter-régional

C’est sans doute une première en France. Un opérateur privé vient de lancer un point d’échange de trafic internet (IXP) réparti sur plusieurs régions.

Declic Telecom, un opérateur spécialisé dans l’accès très haut débit dont le siège est à Paris (La Défense) et qui compte une dizaine de collaborateurs, est à l’origine de ce projet.

C’est le développement des réseaux de collectivités par le biais de délégations de services publiques (DSP) qui a permis à cet acteur d’émerger progressivement. Il compte d’ailleurs ouvrir prochainement une nouvelle agence commerciale à Vannes, en Bretagne, qui sera notamment chargée de commercialiser une offre d’accès très haut débit à 149 euros par mois.

“Desservant à l’origine le nord-ouest de la France, l’offre de services s’est peu à peu développée pour arriver aujourd’hui, à une présence nationale sur toutes les DSP, ainsi que la mise en place d’une collecte nationale avec France Telecom en ce qui concerne les produits xDSL” explique Mael Léger, co-fondateur de Declic.

En parallèle du développement de son activité, c’est son infrastructure qui s’étend en province. Et c’est visiblement ce qui a poussé le jeune opérateur à créer son propre point d’échange pour que le trafic internet ne s’échange plus seulement à Paris.

“Notre philosophie d’entreprise est de pouvoir apporter les nouvelles technologies à tous, même les plus modestes qui n’auraient pas les moyens financiers ou humains de développer et gérer des interconnexions nationales ainsi qu’assurer l’hébergement d’équipements dans les principaux points d’échanges en France (…) Nous leur offrons donc, de manière non discriminante, et élitiste, la possibilité de se raccorder à notre GIX qui est déployé au plus près d’eux” nous confie Maël Léger.

Sous le nom de “Declix”, ce point d’échange est déjà actif et présent dans cinq points de présence à travers l’hexagone (Paris chez Telehouse 2, Vannes, Rouen, Strasbourg, Bordeaux et bientôt Béziers).

“Chaque membre peut être interconnecté avec un autre sans aucune notion de positionnement géographique de celui-ci et nous continuerons le développement de ce GIX partout où le besoin se manifestera” ajoute le co-fondateur de Déclic Telecom qui a l’ambition de devenir un opérateur communautaire, “où chaque abonné pourrait partager avec d’autres abonnés ses expériences personnelles et participer au développement de nos services”.

Fait notable, Declic qui se considère comme un “petit” opérateur, entend paradoxalement faciliter le développement d’opérateurs locaux qui ne peuvent accéder aux offres de gros des opérateurs nationaux.

“Nous leur fournissons les moyens techniques de se développer, et l’assistance technique, conseils aux choix des différentes technologies qui s’ouvrent à eux” précise notre interlocuteur.

A contrario du FreeIX de Free développé au début des années 2000 sur un modèle gratuit, l’interconnexion à Declix sera payante suivant les modèles retenus par le SFINX (Renater), le nouveau France IX et dans une moindre mesure de Fr-IX, deux autres points lancés en 2010.

L’opérateur exige une contribution mensuelle forfaitaire de l’ordre de 300 euros pour un port 100 mégas sur les équipements qu’il héberge dans ses points de présence régionaux.

“Le développement d’un GIX hors des gros nœuds d’échanges de trafic a un réel cout et chacun participe ainsi au maintien du service pour la communauté” se défend Maël Léger.

Quid de la concurrence avec les autres points d’échange français qui ont déjà du mal à séduire les opérateurs internationaux et délaissés par les principaux opérateurs-dégroupeurs français ?

Sur ce point, le dirigeant de Declic conclut en affirmant que “nous sommes complémentaires, nous n’adressons pas le même cœur cible, nous souhaitons travailler avec des petits acteurs comme des Web agency, fournisseurs d’accès locaux ou encore TPE du secteur tertiaire supérieur (…) Nous leur offrons l’accompagnement qui va avec, ce qui n’est pas le cas des autres GIX ou chacun doit gérer lui-même ses politiques de routages et demandes d’interconnexions.”

DecliX rejoint donc les - rares - points qui se développent en province. On pourrait notamment citer le LyoniX à Lyon maintenu par l’association Rezopole et le peu connu Ma-IX de Marseille maintenu par Jaguar Network qui devrait probablement fusionner avec un autre point d’ici quelques temps…

Une tour de serveurs est en train de sortir de terre à Roubaix

Comme annoncé il y a quelques mois dans ces colonnes par Octave Klaba, fondateur et directeur technique de l’hébergeur nordiste OVH, un nouveau centre de données est en train de sortir de terre.

Mais ce ne sera pas un centre comme les autres. Et pour cause, sa forme (une tour carrée avec une “cheminée” au milieu) est une nouveauté dans le secteur.

Situé à Roubaix, le long du boulevard Beaurepaire à quelques mètres des autres centres de données de la firme et de son siège, le bâtiment qui sera capable d’héberger 35 000 serveurs sera mis en production d’ici le début de l’année prochaine.

Dans la tour, l’air frais sera aspiré par toute la surface et l’air chaud qui sera extrait vers l’extérieur par les ventilateurs montera naturellement par la cheminée centrale.

Comme dans les autres centres, l’hébergeur utilise de l’eau pour refroidir ses machines au moyen d’un circuit de liquide de type watercooling qui passe par les composants et permet ainsi leur refroidissement. C’est cette eau qui passe ensuite par des ventilateurs, au nombre de seize dans le nouveau cube de données.

Interrogé par nos confrères de la Voix du Nord qui ont visité le chantier, l’un des dirigeants d’OVH (Henryk Klaba, père du fondateur, Octave) explique que “ce système n’utilise pas d’appareils de climatisation et permet une consommation d’énergie électrique la plus réduite possible.”

L’entreprise roubaisienne qui réfléchit également à la construction de centres similaires en France et en Europe, dit avoir cherché à “assurer le chauffage des habitations et entreprises voisines, par un simple système d’échangeur.”

Si vous avez une serre ou une grande piscine à chauffer qui serait située à proximité d’OVH, c’est le moment.

Crédit : OVH MAG / Juillet 2010 / Pages 166-167

Hostex entre dans le gyron du fournisseur Baltic Data Center

Cela bouge en Europe du nord. Plus particulièrement en Lituanie où un fournisseur d’espace technique, Baltic Data Center, a annoncé l’acquisition de l’hébergeur “Hostex.com”.

Baltic DC avait déjà réalisé une opération de croissance externe en 2009 avec la reprise d’Interdata, une marque lituanienne d’hébergement.

Selon le communiqué de presse, Hostex a été créé en 1995 et emploie une vingtaine de collaborateurs. C’est l’un des principaux fournisseurs de services d’hébergement en Lituanie.

Ce prestataire, détenu jusqu’alors par un fonds de capital-risque estonien (Martinson Trigon, ndlr), cible les particuliers mais également les entreprises incluant de grands portails internet locaux.

Les termes de l’accord entre les deux sociétés n’ont pas été dévoilé. Une fois l’opération d’acquisition bouclée, Hostex deviendra une filiale de Baltic Data Center.

Le japonais Fujikura rêve de refroidir les centres de données sans avoir besoin d’électricité

Les gestionnaires de centres de données ne s’en cachent plus : le refroidissement d’une infrastructure est une importante source de coûts.

Une société japonaise, Fujikura, pourrait peut-être donner l’espoir de voir un jour des bâtiments être refroidis sans faire appel à des systèmes “alimentés”. Autrement dit : une climatisation naturelle qui ne nécéssiterait (presque) pas d’électricité.

Selon notre confrère Bulletins-Electroniques, le principe de fonctionnement du système de Fujikura est basé sur le déplacement passif de la chaleur.

Un grand nombre de caloducs de grandes tailles sont installés en position verticale autour des centres de données. L’objectif étant d’extraire la chaleur avec l’aide d’un fluide réfrigérant bien connu (R134A).

Fujikura, qui a testé ce procédé sur ces propres centres, réfléchit à deux possibilité pour proposer son système : en premier lieu, il pourra assister les systèmes principaux de refroidissement et ainsi réduire leur consommation d’énergie.

Mais il pourrait également produire de la glace en hiver qui serait alors stockée pour être utilisée comme système de refroidissement d’urgence en cas de coupure d’électricité l’été.

Cette avancée est un signe supplémentaire que l’industrie IT cherche à réduire durablement l’énergie des différents équipements “non-informatiques”. Quand écologie rime avec économie…

Oracle construit un centre de données dédié au CRM à la demande

Cap vers le SaaS pour Oracle.

Lors d’une conférence de presse tenue en marge de l’évènement Oracle OpenWorld 2010 à San Francisco, le vice-président d’Oracle pour le secteur Asie-Pacifique a déclaré que l’entreprise était en train de construire un nouveau centre de données à Sydney, en Australie.

Il sera le premier à être utilisé exclusivement pour fournir des services de CRM à la demande.

Il s’agit pour l’entreprise de répondre à plusieurs problématiques exprimées par ses clients locaux.

Si ces derniers n’étaient pas réticents à utiliser des services basés sur le principe du cloud computing, certains clients potentiels étaient réticents à utiliser les services d’Oracle si leurs données étaient stockées en dehors du pays.

Oracle entend ainsi rivaliser avec ses concurrents et compte profiter de l’intégration de Sun et de son savoir-faire.

L’un des plus gros marchés de l’entreprise américaine est la Chine. Une aubaine pour le VP Asie-Pacifique qui remarque que les comportements de ses clients locaux ont évolué.

“Dans le passé, ils (étaient) plus axés sur le développement en interne” a expliqué Steve Au Yeung. Avant d’ajouter que “cette attitude a évolué et les clients sont aujourd’hui plus intéressés par les solutions pré-intégrées, ce qui colle parfaitement avec la stratégie d’Oracle.”

Yahoo ouvre un nouveau datacenter… en forme de poulailler

Près d’une quinzaine de mois après l’annonce de sa mise en chantier, le datacenter de Yahoo à Lockport est entré dans sa phase de production.

Ce nouveau complexe se veut l’un des plus éco-efficaces au monde grâce à “une conception innovante” se félicite Yahoo dans une contribution blog.

La firme a d’ailleurs baptisé ce nouveau concept de centre “Yahoo! Computing Coop” (YCC).

Et pour cause : les ingénieurs ont reproduit la structure longue et étroite d’un poulailler pour faire circuler l’air frais extérieur 100% du temps évitant ainsi l’usage d’un onéreux système de climatisation.

Au final, cela permet de ne consommer que très peu d’énergie pour refroidir les installations : sur un an, environ un pour cent de l’énergie est utilisée pour refroidir les infrastructures capables d’héberger jusqu’à 50 000 serveurs.

“En d’autres termes, sur chaque dollar dépensé en électricité, nous dépensons moins d’un cent pour le refroidissement” explique un ingénieur de l’entreprise.

Autre détail, les salles serveurs utilisent le principe du confinement de l’air chaud (voir photo ci-dessous).

En cumulant toutes les optimisations, Yahoo dit avoir atteint un PUE record de 1,08 pour Lockport et pourrait reproduire à l’avenir cette conception.

Pour construire son centre et y ajouter un centre des opérations, le moteur a reçu des aides des autorités locales.

Près de 550 personnes ont participé au chantier et 125 emplois ont été créé dans l’État de New-York par l’entreprise.

Photos : Yahoo et JKWEBCO

Dell lance son serveur Viking à l’assaut de la consommation électrique

Dell vient d’enrichir son offre de solutions data center. Le constructeur annonce le lancement du DCS Viking. Il s’agit d’une solution châssis 3U offrant jusqu’à 12 serveurs mini lames ou ardoises (slate) extractibles à chaud. Une version à 8 serveurs est également proposée.

Chaque serveur s’architecte autour d’une plate-forme mono socket alimentée par un processeur double ou quadri cœur Intel Xeon 3400 (Lynnfield ou Clarkdale). Chaque lame peut embarquer jusqu’à quatre disques durs (potentiellement une capacité de 8 To donc) pour 16 Go de mémoire vive. Deux connecteurs gigabit Ethernet en frontal s’accompagnent, en option, d’un port de gestion de la lame. L’ensemble des «ardoises» peuvent également être pilotées depuis un port général intégré au châssis. En option également.

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Green IT : Greenpeace défie Facebook de mettre réellement son centre de données au vert

Greenpeace s’invite à la sortie ciné prochaine du film sur Facebook en France. “The Social Network” retrace le parcours de Mark Zuckerberg dans la création du réseau social.

L’ONG de protection de l’environnement diffuse en parallèle une “adaptation libre” rattachée à sa cause.

Voici le pitch de la vidéo présentée sous forme d’un film d’animation baptisée “The So Coal Network” et disponible en version française : “la rencontre et l’histoire d’amour de Facebook avec cette énergie polluante, le charbon”.

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