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Le premier data center “zéro émission de CO2″ ouvrira bientôt
La société britannique Colt va fournir à Verne Global, développeur et opérateur de data centers, 37 modules qui s’assembleront afin de constituer un data center “zéro émission carbone”. Rappelons que Colt est un acteur majeur des solutions réseaux à destination des grands comptes, petites et moyennes entreprises et opérateurs et fournisseurs de services. Depuis 2010, Colt conçoit des data centers modulaires à haute efficience énergétique et rapides à déployer.
Il sera situé à Keflavik en Islande et les 37 modules livrés par voie maritime le mois prochain seront les briques de ce data center de 500 mètres carrés tournés vers les énergies vertes. Quatre mois seront nécessaires pour le monter. Jeff Monroe, le PDG de Verne Global, déclare ainsi :« Notre partenariat avec Colt nous permet de disposer d’un complexe dédié qui sera opérationnel avant la fin de l’année 2011, dans le cadre de notre mission visant à ouvrir le premier data center à double source d’énergie renouvelable au monde ».
Verne Global a opté pour la solution modulaire de Colt plutôt que pour des containers. Les modules, une fois assemblés, constitueront un data center plutôt classique là où les containers offrent finalement moins de flexibilité. Reste que le coût du transport maritime sera plus élevé que s’il s’était agit de containers.
C’est avant tout le climat de l’Islande qui permet de se passer de système d’un système de refroidissement de l’eau. Ces derniers étant énergivores, nombreux sont les data centers dits “chiller less”. Mais celui-ci opte pour un refroidissement intégral grâce à l’air extérieur. L’Islande peut se targuer d’une température moyenne de 12 °C durant l’été avec des pointes n’excédant pas les 20°C. Dès lors, opter pour des énergies renouvelables est envisageable et le futur data center de Keflavik tirera son énergie de l’hydroélectricité et de la géothermie.
Il est possible de suite en temps réel l’évolution et la conception du data center ici.
Colt réduit de 10% le PUE de ses 19 Data Centres
Colt est la plateforme d’échanges d’informations pour les entreprises en Europe. La société britannique propose également l’offre Colt Modular Data Centre. Il s’agit là de salles de Data Centres Modulaires réalisées en 4 mois. Mais Colt possède également 19 Data Centres ; ce sont ces derniers qui ont fait l’objet d’un travail exhaustif qui a permis de baisser leur PUE de 10%.
L’indicateur PUE défini par le consortium Green Grid est une valeur clef caractérisant simplement l’efficacité énergétique d’un Data Centre : rapport entre l’énergie entrant dans le Data Centre (ie consommée par l’infrastructure totale) et l’énergie électrique utilisée par l’équipement informatique.
Si l’indicateur est simple, la tâche est compliquée lorsqu’il s’agit de baisser un tant soit peu sa valeur. Pour ce faire, Colt a entièrement remplacé ses systèmes de climatisation par des équipements plus performants. La société ne précise toutefois pas l’investissement consenti.
Une mise en place de confinement d’allée froide a aussi contribué à ne pas gagner de calories ; les baies sont refroidies uniformément et l’air chaud n’entre pas en contact avec l’air froid grâce à ce confinement. Il s’agit là de diriger les deux flux de façon optimale afin de ne pas réchauffer l’air qui a été refroidi à dessein. Un tel confinement d’allée froide a été mis en place conjointement avec une uniformisation du parc de baies. Ce dernier contribue à homogénéiser les températures et de facto élimine les singularités telles que les points chauds difficiles à refroidir dans une approche globale. Une gestion optimisée des températures a également été déployée ; les serveurs récents supportent des refroidissements plus rapides et cela contribue à l’effort de réduction du PUE.
Si Colt a réussi à baisser le PUE de ses 19 data centres de 10% avec à la clef une réduction significative de leur coût d’exploitation, elle se targue aussi d’un PUE de 1.21 pour son offre de data centre modulaire. Colt ajoute ainsi un argument de taille à son offre commerciale.
Colt s’installe au cœur de la City
Colt compte prochainement fournir un service d’hébergement de proximité dédié aux compagnies financières désirant se connecter au service informatique du London Stock Exchange Group (LSEG).
Bien entendu, la firme proposera également d’accéder à une gamme complète de services, dont des offres de supervision proactive.
Ce dispositif complètera l’offre actuelle de colocation du LSEG, qui permet aux entreprises d’héberger directement leurs serveurs au sein du datacenter principal de la Bourse de Londres.
Plus abordable, l’offre de proximité de Colt devrait proposer des performances de tout premier ordre. La compagnie espère ainsi afficher un taux de latence aller et retour de moins de 100 microsecondes.
Le temps de latence du système informatique est un paramètre essentiel pour les établissements financiers. Ceci deviendra encore plus vrai lorsqu’ils pourront se connecter – d’ici la fin de l’année – à la plate-forme de trading MilleniumIT Exchange de la Bourse de Londres. Architecturée autour de Linux, cette dernière est en effet capable de prendre en compte un ordre en environ 125 microsecondes.
« Notre nouveau partenariat avec Colt est une étape supplémentaire dans le développement et l’amélioration des possibilités d’accès aux marchés du groupe. Ce nouveau service d’hébergement de proximité complètera notre service de colocation existant, en offrant un choix supplémentaire aux clients souhaitant accéder à notre datacenter central de Londres, » explique Antoine Shagoury, directeur des systèmes d’information du LSEG.
Reportage : Colt viabilise 500 mètres carrés de salle blanche en 4 mois
En prenant la direction des infrastructures de data centres de Colt il y a trois ans, Guy Ruddock a fait un constat peu amène : « Nous ne pouvions continuer d’étendre nos 19 sites d’hébergement en Europe, chacun sur des spécifications propres. Nous devions absolument réduire nos délais de mise à disposition d’espaces pour répondre aux demandes de plus en plus pressantes de nos clients. »
Ces délais, en effet, pouvaient atteindre deux ans. De plus, les techniciens employés à l’aménagement des salles blanches restaient généralement à ne rien faire, en attendant que les équipements électriques et de refroidissement soient mis en place. Il fallait également trouver le moyen, par l’emploi de composants standards, de réduire les coûts de maintenance et de support, de renouveler et de démonter rapidement les installations devenues obsolètes.
La solution, l’opérateur l’a imaginée lui-même.
C’est le « Modular Data Center », qui fournit dans des blocs pré-montés et pré-testés en usine tous les équipements d’alimentation électrique et de refroidissement par air, par tranches de salles blanches de 500 m². « Il ne s’agit donc pas d’une solution temporaire d’appoint, comme certains constructeurs en proposent déjà, souligne le nouveau directeur. Nos modules s’insèrent dans le look and feel des data centres traditionnels. »
Un PUE de 1,21 à pleine puissance
En cas de manque de place, ils peuvent même être superposés (le refroidissement au-dessus des générateurs) et dans tous les cas peuvent être posés sur toute dalle préexistante, leurs structures auto-portantes répartissant toute leur charge.
Pour la partie électrique, ils contiennent les transformateurs, les générateurs de secours, les éléments de distribution et les onduleurs. Ils permettent une résilience aussi bien Tier 2, 3, 3+ que Tier 4. En standard, ils délivrent 1500 w/m², et plus si besoin. Leur PUE (Power Usage Effectiveness, l’efficience énergétique) atteint un taux de 1,21 à pleine puissance et chaque client de la salle dispose de ses propres équipements M+E.
Sur le nouveau site London 3 de l’opérateur, aménagé dans le bâtiment et sur la dalle d’un ancien supermarché près de Welwyn Garden City à une quarantaine de kilomètres au nord de Londres, le Modular Data Centre a pu être mis en service, avec la salle blanche de 500 m², en quatre mois. « Nous avons donc été cinq fois plus rapides dans la mise à disposition pour un coût divisé par quatre, puisque nous avons été dotés de 8 générateurs pour le prix d’un », souligne Guy Ruddock.
1000 m2 aux Ulis
Tous les autres sites d’hébergement de l’opérateur en profiteront à leur tour, à commencer par Les Ulis, au sud de Paris, courant 2011, pour une première tranche de 1000 m², aménagée dans un ancien entrepôt de crustacés surgelés.
Les Modular Data Centres de Colt pourront également être installés sur les sites clients, avec, à priori, des perspectives fort prometteuses. « Au départ, admet Guy Ruddock, nous prévoyions un marché 50/50. En réalité, il sera sans doute de 1 module vendu à Colt pour 8 modules vendus à nos clients, puisque seuls 20 % des productions informatiques sont aujourd’hui externalisés. »
Début juillet dernier, Colt a donc mis sur pied une entité Data Centre Services pour la commercialisation de ces modules. Elle est représentée en France par Médéric Ménard, responsable jusqu’ici chez l’opérateur d’un grand compte bancaire français au plan mondial.
Colt a consacré au développement de ses modules un investissement de plusieurs dizaines de millions d’euros sur 18 mois. Il y emploie aujourd’hui une vingtaine de personnes en interne et une centaine chez ses sous-traitants industriels.
Colt se lance dans la construction de salles informatiques modulaires
L’opérateur européen Colt vient d’intégrer un nouveau métier : aménageur de salles informatiques. C’est Colt Data Centre Services (Colt DCS), division spécialement créée, qui se chargera de ces projets.
Pierre angulaire de cette nouvelle offre, le centre modulaire made in Colt qui se base sur une approche “radicalement nouvelle” en matière de data centers et “redéfinit la méthode de construction et réalisation de grandes salles informatiques”.
Dans un communiqué, Colt explique que son produit et notamment ses éléments d’énergie et de climatisation, “est entièrement construit et testé dans des usines de production validées, au moyen d’une nouvelle technique de chaîne de production basée sur l’assemblage de composants”.
Une fois réalisée, la salle est ensuite transportée sur son site de destination finale : soit sur le site d’un centre opéré par Colt, soit sur un site choisi par le client.
Colt déclare être capable de livrer des infrastructures clés en mains pour ses clients en quatre mois, “tout en leur offrant la flexibilité de construire des data centres de grande échelle par tranches de 500m2 dans la disposition et jusqu’à la taille de leur choix”.
Le groupe rappelle qu’il possède 19 centres de données et gère plus de 21 000 mètres carrés d’espace d’hébergement à travers l’Europe.
Outre une extension de son troisième centre de Londres, Colt serait également en train de construire davantage de surface et d’augmenter la capacité énergétique pour son site existant “Paris 2″ afin d’y accueillir les nouvelles salles informatiques modulaires.
Crédits Photos : Colt
Colt lance son offre d’hébergement en mode Cloud
Le 13 janvier dernier, Colt, qui se définit comme «fournisseur de solutions voix, data et services managés» en Europe, a annoncé le lancement de son offre Cloud Infrastructure Services.
Renseignements pris, il s’agit bien, conformément au concept de «nuage», de mettre à disposition des entreprises des «capacités informatiques, sans contraintes»: des serveurs dédiés, virtuels ou mutualisés et des capacités de stockage, s’adaptant aux besoins évolutifs des applications clients. C’est une offre qui se veut «pragmatique», associant des ressources de traitement, de sécurité, de réseau, de répartition de charge et de stockage.
Article de Pierre Mangin à lire en intégralité sur Silicon.fr
Panne du réseau Colt : C’était une tempête de diffusion
La semaine dernière, l’opérateur de services IP était en proie à de forts ralentissements voir à des coupures totales de service dans plusieurs capitales européennes.
Aujourd’hui, on en sait un peu plus sur les causes de cet incident de grande ampleur et qui pourrait coûter une petite fortune à Colt.
Selon nos confrères de DataNews, la panne aurait été provoquée par ce qu’on appelle une “broadcast storm“.
“Un fichier portant la même adresse d’expéditeur et de destinataire a été envoyé. Il en est résulté un aller et retour permanent de ce fichier qui a complètement submergé le réseau” explique à DataNews, Henri van der Vaeren, managing director country division chez Colt.
De nombreuses sociétés se sont retrouvées déconnectées à cause de la panne. En Belgique, des clients comme la Banque Nationale de Belgique (BNB), le groupe de médias IPM (La Libre Belgique et La Dernière Heure) et RTL ont été perturbés durant plusieurs heures.
Colt n’a pas révélé le montant des indemnités qu’il devra payer à ses clients pour l’interruption partielle ou totale des services. Un montant qui pourrait, selon nos informations, atteindre plusieurs millions d’euros…
Telecom : Le réseau de Colt touché par une mystérieuse panne
L’opérateur Colt Telecom a mis en place une communication de crise. Il faut dire que l’évènement est assez rare pour un acteur de cette taille.
Mardi matin, son réseau européen s’est tout simplement effondré. Des milliers de clients de Colt se sont retrouvés sans connexion internet ou ne pouvaient plus communiquer avec leurs sites en Europe.
L’information, révélée par The Register, a été reprise par plusieurs sites spécialisés, notamment nos confrères belges de Datanews et L’informaticienBE. Car la panne affecterait principalement les villes de Bruxelles, Amsterdam, Londres, Genève, Zürich, Francfort, Milan et Dublin.
Contacté par ITespresso, un porte-parole de Colt France précise que “la France a été épargné par cette panne en cours d’investigation.”
Mais selon nos confrères de DataNews, “les clients connaissent de nets ralentissements des services IPVPN, LANLink, Ethernet et IP Access.”
Si Colt a mis en place une communication de crise via son site internet et via le réseau Twitter,
il n’a pas encore livré de détails sur les raisons exactes de la panne ni sur le délai de retour à la normale.
Les clients demandent des explications
En Belgique, le groupe RTL Infos a été impacté directement, à un tel point qu’il a du trouver un moyen de se reconnecter en urgence comme l’indique le site de l’informaticienBE. Les vidéos des sites du groupe média sont actuellement indisponibles.
“Nous n’avons pas d’explication de la part de ce fournisseur Colt, qui est un grand fournisseur européen, sur ce qui a bien pu se produire. On sait que c’est à Londres quelque part, mais on ne sait pas ce qui a pu se passer. Cela peut être une attaque virale ou une rupture de câble sous-marin. On a tout entendu”, explique Thierry Piette, le directeur technique et informatique de RTL-TVi qui s’exprime sur le site de RTL.
Ces dernières semaines, Colt avait annoncé que son réseau allait progressivement migrer vers la technologie Infinera. Une première étape devait concerner plusieurs villes de 8 pays, parmi lesquels le Royaume-Uni, la France, l’Allemagne, l’Espagne et l’Italie.
L’opérateur avait indiqué fin Août, la finalisation de la mise en place d’une plateforme multi-services Carrier Ethernet (MSP, Multi Service Platform) qui a pour vocation de supporter la fourniture de services Ethernet métropolitains, nationaux et internationaux, des services IP VPN (réseaux privés virtuels) et de services d’accès Internet.
Pour l’heure, nous ne savons pas si ces incidents sont liés ou non à ces récentes évolutions.
Mise à jour 9 Septembre 2009 / 17h30 : Colt Telecom nous fait parvenir une communication officielle suite à notre demande d’informations
Depuis ce matin COLT a effectivement des problèmes de service dans des parties de son réseau, affectant les services IP dans 9 villes d’Europe : Londres, Bruxelles, Genève, Dublin, Zurich, Milan, Francfort, Vienne et Amsterdam. Les services voix et la plupart des services data restent non affectés. La majeure partie de nos clients n’est pas touchée, et nous sommes en contact très proche avec ceux qui le sont pour minimiser l’impact.
Nous avons travaillé en collaboration avec nos fournisseurs principaux pour identifier avec certitude l’origine exacte du problème et le résoudre. Nous pensons y arriver dans très peu de temps, aujourd’hui. Nous sommes toujours, d’ici à la résolution complète, en train de remettre en service de plus en plus de clients.
Nous déployons tous nos efforts pour résoudre ce problème le plus rapidement possible. Quant à notre plateforme MSP d’une part, et nos équipements de NGLDN (réseau longue distance nouvelle génération) Infinera d’autre part, je vous confirme qu’en aucune façon ils ne sont impliqués dans les causes de ce problème.
Adenclassifieds fait le choix de la virtualisation
Lorsque l’on parle de virtualisation, les décideurs informatiques semblent avoir beaucoup de mal à trouver des exemples concrets de gains techniques et économiques pour leur système d’information.
Il y a quelques semaines, Adenclassifieds, un acteur bien connu sur le marché online des annonces B2B, a annoncé avoir opté pour la virtualisation.
Mais quels sont les avantages? comment faire un choix? quels sont les besoins à définir?… Autant de questions auxquelles Mickaël Chrupek, DSI adjoint d’Adenclassifieds, a essayé de répondre.
ITespresso.fr : Pourriez-vous nous présenter Adenclassifieds ?
M. Chrupek : Adenclassifieds est un des leaders du marché des annonces classées BtoB sur Internet en France. Nous avons réalisé 59,1 millions d’Euros de CA en 2008, nous comptons près de 400 collaborateurs.
Nous sommes présents depuis 17 ans sur les marchés de l’emploi, de la formation et de l’immobilier au travers de différentes marques et d’une offre multi-produits sur ses 3 activités : l’emploi sur Internet (notamment au travers des sites Cadremploi.fr, Keljob.com et Cadresonline.com), les annonces de formation sur Internet (notamment Kelformation.com) et l’immobilier sur Internet (notamment Explorimmo.com).
Les sites Cadremploi et Keljob ont une audience de 3,1 millions de visites par mois. Le site Kelformation en obtient pour sa part 925 000. Quand à Explorimmo, c’est 1,9 million de visites par mois pour 500 000 annonces proposées partout en France.
ITespresso.fr : Comment était conçue l’architecture technique d’hébergement de vos sites ?
M. Chrupek : Nos différents sites dont les marques phares (Cadremploi, Keljob, CadresOnline, Kelformation et Explorimmo) étaient hébergés dans différents datacenters, 8 au total. Chaque infrastructure avait sa version propre et fonctionnait sur des environnements dédiés. En résultait un véritable melting-pot de technologie de l’OS (Debian, Redhat, Windows) aux bases de données (MySQL, Oracle, SQL Server et Postgres SQL) en passant par les composants logiciel (Ngnix, Apache, IIS, lighthttpd, Resin, Tomcat, Ruby, ColdFusion et Php)
Pour des raisons de coûts, de maintenance et de performance, nous avons décidé de standardiser et rationaliser ces infrastructures tout en les virtualisant.
ITespresso.fr : Pouvez-vous nous donner quelques infos sur votre nouvelle architecture ?
M. Chrupek : Notre centre d’hébergement unique est chez Colt sur deux sites distants à Paris pour assurer notre PCA (Plan de Continuité d’Activité). Nous avons opté pour un fonctionnement sous l’OS Linux Debian, MySQL pour les bases de données (en cluster croisé) et OpenVZ pour la virtualisation de nos plateformes. Parmi les équipements réseaux, on retrouve deux répartiteurs de charge (F5), deux firewalls (Cisco) et trois nœuds de filers. Nous avons un Interlink entre 3 sites (les deux datacenters et le siège de la société, soit trois fois 1 giga). La bande passante est fournie par Colt et représente plus de 200 mbps sur l’ensemble des plates-formes. Notez que nous opérons avec nos équipes internes l’ensemble de cette infrastructure.
ITespresso.fr : Comment s’est déroulée la migration de l’infrastructure physique vers l’infrastructure virtualisée ?
M. Chrupek : Nous devions déménager tous nos sites vers notre centre d’hébergement unique tout en gardant un service disponible pour nos internautes et en garantissant un retour en arrière viable en cas de problème. Le déménagement physique des nos serveurs était donc une solution inadaptée, et dupliquer chaque architecture de nos sites était trop onéreux.
Nous avons donc entrepris une refonte totale de nos architectures avant de les déménager pour les inscrire dans notre nouveau standard virtualisé.
Par exemple, nous avions 36 serveurs sur une infrastructure et 34 sur une autre. Avec la virtualisation, nous avons fusionné les infrastructures et nous ne dépassons pas les 40 machines physiques ce qui réduit de moitié nos besoins en matériel.
ITespresso.fr : Pourquoi un tel choix ?
M. Chrupek : Ce qui nous a poussé dans notre choix, c’est la simplicité de déploiement et la possibilité d’exploiter à plein toutes les capacités des machines, ce qui n’était pas le cas auparavant. De même, la maintenance est simplifiée à l’extrême ce qui procure un certain confort à nos équipes. Nous constatons une meilleure gestion des performances, des taches de nos équipes et une optimisation de nos coûts.
ITespresso.fr : C’est donc une opération majeure sur votre infrastructure, comment l’avez vous préparée ?
M. Chrupek : La phase de préparation a duré un peu plus de trois mois. C’est un travail d’équipe conséquent et il est donc important de coordonner les équipes exploitation, réseau et développement.
Au moment de la migration, nous avions identifié trois fenêtres de tirs, et la première était la bonne. Pendant la phase de synchronisation entre les différents datacenters, plusieurs sites étaient en lecture seule. Les espaces “logués” (espaces membres) étaient indisponibles pendant quelques heures la nuit.
Pour assurer un retour en arrière rapide, nous avons migré les DNS une semaine plus tard. La priorité a été logiquement donnée à la sécurisation des plateformes.
ITespresso.fr : Pourquoi avoir fait le choix d’OpenVZ comme solution de virtualisation ?
M. Chrupek : Nous utilisons majoritairement des solutions opensource. Après une étude de différentes solutions et des tests opérés par nos équipes internes, nous avons fait le choix, pour des raisons de performance, d’utiliser des solutions dites d’isolation de contexte et non d’hyperviseurs.
En effet, nous nous orientons vers une plateforme d’hébergement basée sur des systèmes Linux. Cette homogénéité nous affranchi d’une virtualisation de plus haut niveau. De plus, les pré-requis sont quasi inexistants comparés à ce que nécessite la virtualisation de type hyperviseurs, notamment en stockage. Au niveau des fonctionnalités, le paramétrage des machines virtuelles et leurs migrations à chaud constituaient des attentes importantes.
C’est la virtualisation via OpenVZ qui nous est apparue comme la meilleure solution car elle n’engendre pas de latence entre les machines virtuelles et le système. De plus, le paramétrage des différentes machines virtuelles peut être opéré à chaud.
ITespresso.fr : Pour vous, les sites à forte audience doivent obligatoirement se doter d’un PRA ou PCA ?
M. Chrupek : AdenClassifieds est une société cotée en Bourse et nous nous devons d’avoir un PCA digne de ce nom. Notre chiffre d’affaire est entièrement réalisé par nos activités Internet et nous ne pouvons pas nous permettre la moindre défaillance.
Le coût d’un PCA peut être important, mais dans notre cas, il est quasi-nul puisque l’on a divisé par deux le budget d’hébergement.
Pour conclure, je dirais qu’en rationalisant les architectures et en les virtualisant, on a réussi à améliorer la stabilité des plateformes, améliorer leurs performances et simplifier le cycle de déploiement de nos applications tout en réduisant nos coûts.


