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Le prochain data center de Facebook sera situé à proximité du cercle arctique
Situé dans la ville septentrionale Lulea à 100 kilomètres du cercle arctique, le futur data center de Facebook sera le premier à ne pas être localisé aux Etats-Unis.
Il vise à améliorer l’expérience utilisateur de Facebook auprès des européens utilisant le Social Network. La raison en est simple : “Facebook a plus d’utilisateurs hors des Etats-Unis qu’à l’intérieur,” a déclaré Tom Furlong, le Directeur des Opérations de Facebook.
Pour le moment, les serveurs de Facebook sont situés en Californie, Virginie, Orégon et un autre data center est en construction en Caroline du Nord.
C’est bien entendu le climat du nord de la Suède qui a attiré Facebook : températures négatives en hivers et en été, elles atteignent très rarement les 27 degrés Celsius. Mais c’est aussi la proximité de Lulea avec des sources d’énergie renouvelable qui a séduit Facebook. La ville est située à côté d’une rivière sur laquelle des stations hydroélectriques sont présentes. Elles fourniront 120 mégawatts aux futur data center. A titre de comparaison, il s’agit de la puissance nécessaire pour alimenter 16,000 foyers en Suède.
Mais Facebook a également prévu d’installer 14 générateurs diesel capables de produire 40 mégawatts d’électricité. Ils serviront à alimenter le data center en cas de problèmes avec les stations hydroélectriques.
Le coût estimé de ce data center s’élève à 760 millions de dollars. Sa construction démarre dès à présent et il sera opérationnel en 2014.
Une migration record de 30 pétaoctets effectuée par Facebook
La croissance de Facebook est à ce point phénoménale que la société de Mark Zuckerberg doit faire face à des problèmes de stockage.
La quantité de données accumulées par Facebook dépasse celle accumulée sur une année par de nombreuses sociétés.
Le tout nouveau data center construit à Prineville en Oregon est entré en fonctionnement il y a tout juste deux mois et a “accueilli” ses 30 premiers pétaoctets il y a un mois.
Ce sont les possibilités offertes par Hadoop qui permettent de fragmenter les données en plus petits groupes et de les distribuer sur un cluster de machines. Ceci permet un traitement plus rapide des requêtes grâce à un accès plus rapide aux données. Mais le temps pressait pour une migration vers un nouveau data center.
Et ce sont 30 pétaoctets qui ont été déplacés le mois dernier vers le data center de Prineville. Un pétaoctet, c’est dix à la puissance 15 octets, soit un million de milliards d’octets. C’est 3000 fois plus d’informations que ce que contient la Bibliothèque du Congrès américain.
Présentation du nouveau data centre de Facebook
Rutherford en Caroline du Nord : c’est le lieu qu’a choisi la société de Mark Zuckerberg pour faire pousser son second data centre. Le premier avait été construit à Pineville en Louisiane.
L’ampleur du projet donne le vertige : un coût de 450 millions de dollars, 61 hectares de terrain achetés au comté de Rutherford et une surface opérationnelle de 28 000 m2. Il aura fallu 18 mois et 250 ouvriers pour réaliser la construction du bâtiment.
Il devrait être fonctionnel au premier trimestre 2012 et emploiera entre 35 et 45 techniciens et ingénieurs.
Le nouveau data centre de Rutherford se veut vert. Ainsi le recyclage est de mise avec notamment l’utilisation de la chaleur évacuée des salles de serveurs pour chauffer les bureaux en hiver. Le data centre de Pineville est un modèle du genre en terme d’économie d’énergie et celui de Rutherford emploiera largement les techniques qui y sont déployées.
Il s’appuiera sur l’Open Compute Project lancé par Facebook en février 2011. Il s’agit là de partager ses connaissances et de recueillir celles d’autres sociétés afin de faire évoluer leur propre design de serveur, d’alimentation électrique et d’unités UPS.
Avec le data centre de Rutherford, Facebook devient donc à nouveau voisin de Google et Apple (ils le sont déjà dans la Silicon Valley) puisque les deux sociétés ont également leur propre data centre en Caroline du Nord. Ce sont le climat mais enfin et surtout le prix de l’énergie et les incitations fiscales qui attirent les plus grandes sociétés désireuses de bâtir un nouveau data centre dans cet Etat.
Prineville, nouvelle destination phare des datacenters
La construction du premier datacenter de Facebook à Prineville, petite ville de l’ouest américain, semble intéresser d’autres acteurs IT.
Selon DCD, la ville pourrait accueillir d’autres infrastructures dans les années à venir. Elle aurait été consulté par divers agents missionnés par des sociétés IT désireuses de construire des centres de données et qui recherchent des sites potentiels d’installation.
Les noms de ces (deux) entreprises n’a pas été dévoilé mais la ville met les bouchées doubles pour accueillir de nouveaux centres sur son territoire.
Les élus de la commune et du comté de Crook avaient déjà beaucoup œuvré pour créer des conditions d’accueil favorables à celles qui ont permis à Facebook de construire son bâtiment localement.
Selon Greenpeace, Apple, IBM et HP ne respectent pas l’environnement
D’une manière générale, les centres de données rejettent du dioxyde de carbone en quantité massive. S’ajoute à cela le fait que l’énergie provient en règle général de sources traditionnelles (nucléaire, charbon…).
Aux États-Unis, 3 % de l’énergie du pays serait consommée par les datacenters locaux.
Parmi eux, le mastodonte construit par Apple serait alimenté à 54,5 % par du charbon. Il s’en suit ensuite le centre de données de Facebook (53, 2%) puis un bâtiment d’IBM (51,6 %).
Ces statistiques proviennent du récent classement des sociétés IT établi par l’ONG Greenpeace.
Amazon, Yahoo et Google (qui a déjà consacré plusieurs dizaines de millions de dollars à des projets solaires et éoliens) figurent quant à eux parmi les bons élèves de cette promotion.
Quels sont les critères qui ont servi pour réaliser le classement ?
Il s’agit de la transparence des informations données, la réduction de l’impact environnemental, le pourcentage d’énergie issue de sources renouvelables, l’emplacement des bâtiments ou encore le pourcentage issu du charbon.
Cette étude baptisée “Vos données sont-elles sales?”, bien que très orientée, démontre en tout cas le besoin de recul vis-à-vis de la communication “verte” d’un certain nombre d’acteurs.
Y comprit dans notre pays…
Initiative “Open Compute” : La réaction d’APL France
Après OVH et Iliad Hébergement, troisième et dernière réaction à Open Compute, celle de Christophe Weiss, dirigeant d’APL France.
Cette société est notamment spécialisée en audit, conseil, Assistance à maîtrise d’ouvrage, réalisation clé en main ou en maîtrise d’œuvre, maintenance et assistance à l’exploitation de salles informatiques.
(Entretien réalisé le 11/04/2011)
Silicon.fr : La mise à disposition du design d’un serveur et d’un centre informatique par les concepteurs est assez rare… Que pensez-vous de cette initiative ?
C. Weiss : Je ne suis pas sûr que ce soit une première de révéler le design d’un produit manufacturé. Il suffit d’acheter un serveur du marché HP, DELL ou IB , de le désosser pour en comprendre la conception. Les constructeurs font preuve de plus ou moins d’ingéniosité mais c’est néanmoins un métier d’industriel qui requiert expérience et savoir-faire accumulés au fil des années. Google a utilisé le même argument il y a quelques temps en revendiquant “l’aération” de ses serveurs pour un meilleur refroidissement. La fiabilité et la performance d’un matériel ne s’improvise pas dans un garage mais avec des équipes industrielles rompues à ce type de réalisation. Peut-on sérieusement envisager que des secrets de fabrications vont se retrouver en libre accès sur ce type de forum ?
Il n’en reste pas moins que l’initiative des ingénieurs de Facebook très médiatique et dans la philosophie de transparence prônée par le réseau social peut stimuler les initiatives et enrichir la réflexion…
Silicon.fr : Vous semblez très critique à l’égard de cette initiative…
C. Weiss : … C’est surtout une démarche de communication destinée à servir de contre feu aux révélations de Green Peace et aux attaques dont Facebook fait dorénavant l’objet en raison de déviances constatées dans l’utilisation qu’en font ses membres. Et puis les échanges prônés dans le cadre de cette initiative ne peuvent que développer l’utilisation de Facebook, ce qui est somme toute une bonne affaire pour le premier fournisseur de réseau social !
Silicon.fr : Que pensez-vous des informations publiées et de la conception du bâtiment de Facebook ?
C. Weiss : APL France est la première société française de conseil et de construction de Data center de par son ancienneté, le nombre et la qualité de ces références. Les conceptions éco-énergétiques de type free-cooling à air en allées confinées que nous avons mises en œuvre sur les datacenters récents de France télécom, du Crédit agricole, de Groupama voire Métro démontrent notre volonté d’innover en France pour servir le besoin de réduire les consommations d’énergies des datacenters de nos clients.
Cependant, même si ce type de conception se répand au niveau mondial, les plans et l’architecture de ces bâtiments restent confidentiels dans la grande majorité des cas et nos clients nous interdisent de les communiquer. Il ne faut pas oublier que les datacenters sont des installations vitales et stratégiques pour les sociétés qui les utilisent et de ce fait doivent être protégées et tenues à l’abri des regards hostiles.
D’ailleurs, le site de Facebook ne dit pas grand-chose sur le site lui-même mais plutôt donne des bribes d’information sur des parties d’installation. Cela ne permet pas de juger précisément de la réalité de ce qui a été mis en œuvre mais montre que les ingénieurs du réseau social mettent en œuvre des solutions existantes sur le marché comme la pulvérisation d’eau, les alimentations en courant continu, le confinement des allées ou la récupération de chaleur pour le chauffage des bureaux.
Silicon.fr : Quid des serveurs ?
C. Weiss : La conception du serveur dont nous voyons les photos ne permet pas de se faire un avis et de mener une comparaison rigoureuse entre eux et les autres serveurs du marché ; une étude indépendante serait la bienvenue. Il nous semble que les deux principaux consommateurs d’un serveurs que sont les processeurs et les ventilateurs n’ont rien de révolutionnaires et sont des composants du marché.
Enfin, ils ne disent rien de leur niveau de service pour ce site, ce qui conditionne de manière importante leur efficience énergétique. Le fonctionnement en cloud computing interne de Facebook permet sans doute de réduire le niveau de service de chaque site par le basculement d’un site sur l’autre en cas de défaillance.
Silicon.fr : Dans un avenir plus ou moins proche, un centre de données autonome en énergie est-il envisageable ?
C. Weiss : Le 100% green avec un PUE de 1 voire négatif n’existe pas. Le PUE revendiqué par Facebook (1,07) nous parait sujet à caution car les conditions de sa mesure ne sont pas données en toute transparence. Il s’agit vraisemblablement d’un PUE instantané par temps froid lorsque seul l’air extérieur est utilisé avec des installations totalement optimisées (comme cela arrive très rarement chez nos clients en raison des aléas de la vie des datacenters). Les meilleurs PUE mondiaux se situent en fonction des localisations en pays froids ou tempérés entre 1,20 et 1,30 avec des limites qui dépendent du niveau de continuité de service recherché.
Les principaux axes de conception à mettre en œuvre pour réduire les consommations en énergie sont notamment le confinement des flux d’air dans les salles, l’utilisation de l’air extérieur ou de source d’eau froide disponible (nappe phréatique), l’optimisation des charges des processeurs notamment par la virtualisation. La mise en œuvre des “bests practices” préconisées par le « European code of conduct for datacenters » (APL France a participé à son élaboration, ndlr) est un bon outil pour progresser et aller vers une meilleure efficience énergétique.
Initiative “Open Compute” : La réaction d’Iliad Hébergement
Les réactions se succèdent en marge de l’initiative “Open Compute” lancée la semaine dernière par Facebook.
Après un témoignage de l’hébergeur OVH, la rédaction de Silicon.fr a contacté Arnaud de Bermingham, responsable du pôle hébergement du groupe Iliad/Free, pour avoir son avis sur cette initiative et cette question : le datacenter “100%” green (autonome en énergie) est-il un mythe?
(Entretien réalisé le 11/04/2011)
Arnaud de Bermingham : Il faut prendre le problème à l’envers. Le problème n’est pas le datacenter, car aujourd’hui, on arrive avec des technologies récentes quasi standard et une urbanisation bien pensée à avoir des PUE très bas.
Développer des systèmes et matériels spécifiques au niveau datacenter n’est pas forcément une bonne idée et pas une solution pérenne dans le temps. La vraie économie immédiate, qui ne nécessite pas d’investissement est de revoir le problème de la base, à savoir la consommation énergétique liée aux serveurs, en optimisant :
1- la puissance informatique nécessaire pour une application (optimisation de l’application et des technologies logicielles utilisées), trop souvent oublié.
2- la puissance électrique nécessaire pour ces serveurs : aujourd’hui, il faut rechercher le meilleur ratio performances / watt.
3- la possibilité pour une application d’être répartie sur un maximum de serveurs, afin de dimensionner ces serveurs avec des plus petits processeurs, et éteindre les serveurs non utilisés en fonction de la charge globale de l’infrastructure.
D’une manière générale, tout le monde sur-dimensionne très largement ses serveurs, ces derniers qui ont une consommation d’énergie quasi linéaire quelque soit la charge processeur.
Par exemple, chez Online, nous privilégions des infrastructures massives, utilisant des processeurs ultra-basse consommation, sur des processeurs offrant un ratio performance par watt largement plus élevé que les solutions traditionnelles.
Au final, on arrive à des densités de 252 serveurs par baie dans une consommation d’environs 3kW, soit moins de 11W par serveur, pour une puissance de calcul et une consommation électrique qui n’a rien à voir avec les serveurs traditionnels.
A lire également sur ITespresso.fr : Arnaud Bermingham (Iliad Entreprises) : « Un nouveau data center sera livré d’ici 12 mois »
Initiative “Open Compute” : La réaction de l’hébergeur français OVH
Après la publication des “secrets de fabrication” des serveurs et datacenter de Facebook dans le cadre de l’initiative “Open Compute”, Silicon.fr a contacté quelques acteurs français pour leur demander de réagir.
Premier à se plier à cet exercice : l’hébergeur français OVH qui construit ses propres serveurs, nous livre sa vision par la voix d’Octave Klaba, co-fondateur et directeur technique.
Interview réalisée le 08/04/2011
Silicon.fr : La mise à disposition du design d’un serveur et d’un DC est une grande première… que pensez vous de cette initiative? Est-ce que vous pourriez lui emboiter le pas en publiant des informations également?
O. Klaba : Pour Ovh, il n’y a rien vraiment intéressant ni de révolutionnaire dans le design du serveur de facebook. Comme c’est notre métier, nous nous sommes posés ces questions en 2001 et depuis nous fabriquons les serveurs chez nous. Notre serveur est beaucoup plus simple car il s’agit d’une simple taule de métal découpé au laser et plié. Il n’y a pas besoins de faire les soudures. Et puis surtout, nos serveurs sont refroidis à l’eau, donc sans ventilateurs. On sait mettre jusqu’à 6 disques par serveurs.
Silicon.fr : Vous disposez de brevets empêchant la publication d’informations?
O. Klaba : Dès le départ, nous avons fait le choix de ne pas déposer les brevets et garder secrètes toutes nos innovations… Cela ne sera pas remis en question. Ceci dit, nous avons largement parlé de nos innovations avec notre “Ovh Mag n°1″ qui est toujours en téléchargement gratuit sur notre site. Il n’y a rien de vraiment extraordinaire: du bon sens et plein de la remise en question. En clair, Ovh ne va pas publier ses secrets de fabrications car il s’agit de notre métier. Le datacentre pour Facebook c’est seulement la matière première. Si demain, facebook publie son code en GPL… là, ça serait vraiment une belle annonce.
Silicon.fr Que pensez-vous des données publiées et de la conception du datacenter Facebook?
O. Klaba : Il n’y a rien de nouveau à notre niveau. On a environ 5 à 6 ans d’avance sur nos dernières réalisations (privateCloud ou le centre de données RBX4). Par exemple, nous avons un nouveau mode de watercooling avec une techno qu’on a appelé en interne “l’eau qui ne coule pas” …
Silicon.fr : Selon vous, est ce que dans un avenir plus ou moins proche, un datacenter “100%” green (autonome en énergie) est envisageable?
O. Klaba : Il faut décomposer en 2 parties: production de l’énergie et consommation de l’énergie. En 2004 et 2007, nous avons travaillé sur la consommation des datacenters et c’est désormais chose faite. Le PUE de notre site Paris “P19″ (notre premier datacentre construit en 2004) est de 1.5 et sur notre cinquième datacentre RBX4, le PUE est proche de 1. Et si l’on prend en compte le fait que l’on chauffe les voisins, on pourrait même annonce le PUE < 1.
Sur la production de l’énergie, nous sommes en cours de construction de notre premier champs éolien de 6MVA qui va produire de l’énergie pour notre futur centre de Strasbourg. Ce sera notre premier datacentre totalement autonome en énergie. Cela arrivera début 2012.
Avec Open Compute, Facebook met son savoir-faire technique en libre accès
Lors de la construction de son datacenter à Prineville, dans l’Oregon, Facebook avait été accusé pas l’ONG Greenpeace de ne pas faire d’efforts pour réduire son impact sur l’environnement.
Piqué au vif, le réseau social aux 600 millions de membres vient de répliquer en publiant le résultat de deux années de recherches menées par une équipé d’ingénieurs.
Ces derniers ont travaillé à la conception d’un serveur économe en énergie (à base de cartes mères Intel, processeurs Intel ou AMD), et un datacenter qui devrait l’être tout autant malgré son alimentation par un fournisseur d’énergie qui dispose de centrales charbon.
Dans une contribution publiée sur son site, le jeune patron de Facebook - Mark Zuckerberg - a annoncé le lancement de l’initiative “Open Compute” avec le concours d’IBM, AMD, Intel et Dell.
Avec cette approche, Facebook veut faire tomber le masque en matière de centres de données. Et surtout, pour mettre un terme aux polémiques, son site de Prineville consommera presque 40% d’énergie en moins que les autres espaces techniques du réseau social ce qui lui permettrait d’atteindre un PUE de 1,07.
Les équipes du réseau social avait déjà étonné l’industrie en présentant un nouveau modèle en matière de distribution d’énergie.
Cette conception d’infrastructures “personnalisées” aurait permis de réduire drastiquement les coûts : l’économie vis à vis de la construction et l’opération d’un centre plus traditionnel serait de 24%.
En Europe, l’hébergeur OVH est l’un des rares acteurs à adopter la même approche en concevant ses serveurs et ses datacenters sans faire appel à des prestataires extérieurs. Il n’a toutefois pas encore révélé ses secrets de fabrication…
Châssis d’un serveur conçu dans un facteur de forme 1.5U pour accueillir des dissipateurs de chaleur et des ventilateurs plus grands. La circulation de l’air est également améliorée.
Carte mère Intel Xeon
Une salle serveur : l’on remarque la disposition en couloir compartimenté
Sources : Silicon.fr, GigaOM, Facebook
Facebook va construire un second centre de données aux Etats-Unis
Et de deux !
Alors que son premier centre de données est toujours en cours de construction dans l’Oregon, le réseau social Facebook envisage déjà de faire sortir de terre un second datacenter dont la firme sera propriétaire.
L’entreprise californienne aurait déjà choisi de s’implanter en Caroline du Nord, près de Forest City, dans le comté de Rutherford.
Selon le communiqué de presse du gouverneur de l’État, il s’agirait d’un investissement de 450 millions de dollars sur cinq ans et verrait la création de 30 à 45 emplois au terme de la construction qui devrait durer 18 mois. Près de 250 personnes seront amenées à travailler sur ce chantier.
La Caroline du Nord est un territoire propice pour développer une activité d’hébergement d’infrastructures informatiques. Apple a ainsi construit l’un des plus gros centres de données du monde à Maiden.
Google et IBM possèdent tous les deux un bâtiment dans l’État.
Avec ce second chantier, Facebook devra faire oublier la polémique qui a éclaté lorsqu’il a sélectionné Pacific Corp pour alimenter son site de Prineville. En effet, l’ONG Greenpeace avait déclaré que la majeure partie de l’électricité de ce fournisseur était produite à partir du charbon ce qui ne pouvait pas permettre à Facebook d’atteindre ses objectifs en matière de réduction de l’impact sur l’environnement.
Pour son centre de Caroline du Nord, Facebook devrait faire appel aux services de Duke Energy.
En 2009, Duke Energy a généré 54,7% de son énergie à partir du charbon, 27% est issue de centrales nucléaires, 12% de l’énergie éolienne et hydro-électrique, et 6,6% du gaz naturel, selon des données environnementales fournies par l’entreprise.
Au terme de la construction de ce centre, des rumeurs de marché laissent entendre que Facebook pourrait construire son premier centre de données en Europe… à suivre.
