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Lancement de HP Trusted Advisor

En amont, il s’agira d’abord d’épauler les entreprises afin de les aider à définir les orientations stratégiques qui siéent le mieux à leur besoin.

Concrètement, HP Trusted Advisor consiste en des experts qui seront détachés sur place au sein de l’entreprise. Il s’agira d’étudier tous les aspects et d’effectuer une forme d’audit afin d’évaluer les besoins en métiers opérationnels et en infrastructures.

La mise en oeuvre de solutions de cloud computing ainsi qu’une approche Green IT seront au coeur de la démarche. Le service accompagnera le client dans chaque phase allant de la conception du data centre jusqu’à la construction puis lors de la migration.

Le service HP Trusted Advisor désormais disponible en France est une composante des services HP Technology Consulting. Il est proposé dans le monde entier et sa tarification varie suivant les régions et l’ampleur du projet.

Green IT : LNA va distribuer les produits Power Assure en France

L’arrivée de nouvelles réglementations impose aux gestionnaires de centres de données d’intégrer rapidement les paramètres environnementaux au risque de voir leur budget exploser.

Pour contribuer à la réduction de l’empreinte écologique sans impacter la sécurité et les performances du datacenter, l’américain Power Assure a créé un outil qui se targue de “réduire de plus de 50% la consommation énergétique des Data Centers en alignant dynamiquement, en temps réel, les ressources énergétiques aux charges d’applications sans être intrusif au système informatique.”

En clair, la plateforme et ses logiciels de contrôle permettent de gérer en temps réel les capacités serveurs tout en maintenant un niveau de rendement optimum. L’objectif étant bien entendu la recherche d’économies d’énergie.

Selon un communiqué de la SSDI LNA qui va distribuer cette application en France, l’outil est avant tout destiné aux directions des services informatiques (DSI) qui pourront “garder le contrôle des processus et faire passer la gestion énergétique du Data Center en mode ‘toujours à pleine puissance’ à celui de ‘puissance toujours disponible’ [...]“

Une présentation de l’outil sera réalisée à l’hôtel Meurice à Paris, le Jeudi 1 Avril de 8H30 à 10H30.

Le Green Grid lance des initiatives pour mesurer la consommation des data centers

“Green Grid”, un organisme bien connu dans l’industrie IT dont le but est d’aider les gestionnaires de centres de données à surveiller et optimiser la consommation électrique de leur infrastructure, vient de lancer une série d’initiatives destinées à aider ses membres à améliorer encore l’efficacité énergétique.

Deux nouveaux outils en ligne seront ainsi disponibles à partir du site web de l’organisation avant la fin du premier trimestre.

Il s’agit d’un évaluateur de rendement énergétique (PEE) et d’une calculatrice destinée à mesurer l’efficience énergétique d’un centre informatique (PUE).

Pour le premier outil, il permettra aux exploitants de datacenters de comparer différents scénarios pour les topologies et technologies de puissance de leurs installations.

Il tiendra notamment compte de facteurs tels que la charge de travail, la disponibilité et les contraintes d’espace. Le rapport généré sur la base de ces informations permettra d’améliorer la prise de décisions pour une installation.

L’organisme a également mis en ligne un cours appelé “Data Center 101: Constrained Capacity” dont le but est d’aider les exploitants et les responsables de datacenters à se familiariser avec le vocabulaire technique et les solutions industrielles afin de relever plus facilement les défis qui surviennent au quotidien dans les datacenters.

En plus de ces outils, Green Grid précise que la réalisation de son guide de la conception des datacenters se poursuit. Après avoir posté le plan et les projets de chapitres pour recueillir leurs commentaires, Green Grid invite ses membres à participer à cette occasion exceptionnelle de définir une nouvelle architecture pour datacenters et de définir les moyens qui permettront la gestion de règles et une optimisation native pour un rendement énergétique maximum.

L’opérateur Celeste veut lancer une nouvelle génération de datacenter

Pour gagner en indépendance, le fournisseur de services Celeste qui cible les professionnels et les collectivités, va entreprendre la construction de son propre centre informatique en Ile-de-France.

Avec l’aide du cabinet Enia architectes et son partenaire Iosis (voir interview ITespresso), Celeste entend bouleverser les règles établies en matière de conception et d’implantation de data centers.

Pour parler de ce projet qui a fait l’objet d’un dépôt de brevet et devrait être mis en production en 2011, ITespresso est allé à la rencontre de Nicolas Aubé, fondateur et PDG de Celeste.

ITespresso : Pourriez-vous nous présenter Celeste ?

N. Aubé : Fondée en 2001, Celeste est un fournisseur d’accès Internet pour les entreprises et les collectivités. Déclarée à l’Arcep depuis 2006 et membre du RIPE, la société compte aujourd’hui 25 collaborateurs.

Notre infrastructure est principalement constituée d’un réseau national de collectes SDSL/Fibre/ADSL et de quatre data centers (Telehouse, Telecity, SFR NetCenter, Global SP). Actuellement, Nous pouvons fournir de la fibre optique sur 5000 communes en France. Nous sommes en concurrence avec les opérateurs alternatifs comme Nerim, Atitude Telecom et des opérateurs historiques comme Orange.

Celeste a enregistré une une croissance de 40% en 2009 et un chiffre d’affaire de 4 millions d’euros.

ITespresso : Quels sont les services que vous proposez à vos clients ?

N. Aubé : Nous avons une large gamme de services qui vont de l’accès internet (DSL, Fibre) que nous complétons par des outils annexes (groupware, DNS, virtualisation, stockage…). Nous proposons également des Réseau virtuel d’entreprise pour l’interconnexion de sites distants (VPN), de la téléphonie sur IP et de l’hébergement. Notez que que 1 000 entreprises et collectivités locales font confiance à Celeste, ce qui représente plus de 2 000 connexions haut débit et 20 000 utilisateurs professionnels.

ITespresso : Vous avez le projet de construire un centre de données en propre, pourriez-vous nous en parler ?

N. Aubé : On constate aujourd’hui une convergence entre notre métier historique qui est celui des réseaux et celui de l’hébergement. Nos clients veulent de plus en plus héberger leurs données dans des centres de données et y accéder par le biais de liaisons optiques. Le constat était aussi qu’en Ile-de-France, le marché est particulièrement saturé même s’il y a de nouvelles salles en chantier, il est parfois difficile de trouver de la place ce qui nous oblige à changer de centre. Bien entendu, entre notre arrivée sur le marché en 2001 et aujourd’hui, nous avons aussi ressenti une forte augmentation des prix qui ont quasiment doublé.

Tout cela nous a amené à la réflexion sur l’internalisation de cette activité ce qui nous permettrait au passage de proposer du housing à nos clients que nous pourrons coupler avec une offre de connectivité en fibre optique. Nous allons ainsi investir 7 millions d’euros dans la construction de notre premier centre et nous avons fait appel à Enia architectes pour nous aider dans ce projet.

ITespresso : Quelle sera la particularité de ce centre ?

N. Aubé : C’est un nouveau concept de centre informatique que nous avons conçu avec Enia et pour lequel nous avons déposé un brevet. Cela était justifié par ce que nous pensons être un bâtiment qui permettra de réduire significativement la consommation énergétique.

Le centre reposera complètement sur le “free-cooling” c’est à dire avec l’apport d’air extérieur pour rafraîchir les salles serveur. Celles-ci seront installées sur cinq niveaux selon une disposition verticale dans deux “tours” ce qui limitera la surface au sol et permettra une implantation en milieu urbain. C’est une avancée notable car traditionnellement, les centres de données requièrent une importante surface de foncier.

Notez que chaque tour hébergera au total une centaine de baies soit une capacité de 200 baies sur une surface utile avoisinant 900 mètres carrés.

ITespresso : D’un point de vue refroidissement, n’est pas risqué ?

N. Aubé : C’est innovant. Nous avons un écoulement de l’air à travers l’ensemble des tours, et nous avons pour cela des planchers grillagés. Ce n’est pas le modèle habituel des centres dans lesquels il y a traditionnellement un faux plancher et un faux plafond.

Dans notre cas, il y aura un seul flux d’air du côté froid et du côté chaud. Nous avons réalisé une étude aéraulique de l’ensemble de la tour pour valider ce modèle. Au final, 90 % du temps, nous serons en free cooling ce qui nous permettra d’atteindre un PUE de 1,3.

ITespresso : En terme d’énergie, quelles sont les optimisations prévues ?

N. Aubé : Nous aurons 2 chaînes redondantes sur le principe du 2N. Il y a donc deux fois deux locaux électriques sur le site. Dans les détails, chaque chaîne part d’un poste source EDF ; livraison en Haute tension par deux fois deux câbles arrivant par deux routes différentes, deux transformateurs 3 mégawatts, deux tableaux généraux basse tension, deux onduleurs à volant d’inertie avec 1 MVA de puissance ondulée chacun, deux distributions jusqu’à chaque baie informatique qui pourront consommer jusqu’à 5 kVa et dont nous allons mesurer la consommation pour facturer selon la consommation réelle afin d’inciter les clients à réduire leur besoin.

Dans les baies, les clients ont le choix d’utiliser des serveurs à double alimentation, ou des équipements de transfert de source. En mode normal les deux chaînes sont utilisées à 50%. Les onduleurs à volant d’inertie permettent de tenir des micro-coupures du réseau jusqu’à 34 secondes.

ITespresso : Vous ne faites pas mention de la présence de groupes électrogènes…

N. Aubé : En cas de sinistre sur l’un des composants d’une chaîne, celle-ci peut s’arrêter. La charge sera reprise par les baies sur l’autre chaîne. Si le sinistre dépasse une certaine durée, ou lors d’opérations de maintenance, on bascule sur l’autre source pour l’ensemble de l’installation.

On peut rajouter à ce schéma électrique un groupe électrogène, pour pallier une éventuelle défaillance de 2 postes sources EDF. Nous avons fait le choix de ne pas l’inclure pour le moment, car nos pré-requis de haute-disponibilité sont remplis avec ce schéma.

ITespresso : Ou sera situé ce bâtiment ?

N. Aubé : Il sera construit à Champs-sur-Marne (cité Descartes) et il accueillera le siège de notre entreprise. Le tout avoisinera une superficie de 1800 mètres carrés. Nous pourrons être raccordés à plusieurs opérateurs telecom qui sont présents à proximité (Numéricable-Completel, Sanef, Level 3, France Telecom, Semaphore 77, TelCité).

ITespresso : N’avez-vous pas quelques craintes sur les retours de vos clients par rapport à tous ces changements dans la conception ?

N. Aubé : Tout d’abord, sachez que le site sera rentable avec nos propres services. Nous voulions avant tout faire un centre innovant pour nos activités. C’est un site pilote qui nécessitera peut être des ajustements avant d’être répliqués sur d’autres territoires. Nous sommes encadrés par un maitre d’œuvre spécialisé qui limite considérablement la prise de risques. Le prix de l’hébergement sera bien entendu adapté à cette infrastructure et nous allons faire bénéficier nos clients des économies réalisées. Notre objectif est d’arriver à une grande fiabilité en appliquant des choix technologiques simples et efficaces.

ITespresso : Avez-vous bénéficié de subventions ou aides particulières ?

N. Aubé : Nous allons bénéficier d’un programme de la région Ile-de-France destiné à soutenir les entreprises en forte croissance et ce à hauteur de 150 000 euros. En dehors de cela, nos partenaires sont des banques (un groupement de trois banque dirigé par le CIC).

Notre activité étant en fort développement, cela rassure nos partenaires d’autant que nous investissons un million et demi d’euros en fonds propres. Naturellement, il faut que la structure de l’entreprise soit capable de porter un tel projet et concevoir un business plan cohérent.

ITespresso : Dans un avenir plus ou moins proche, peut-on imaginer voir ce type de bâtiment être implanté sur d’autres territoires ?

N. Aubé : Oui, après un premier retour d’expérience, notre objectif est de vendre ce projet selon un modèle de licence. Pourquoi pas en province (des contacts ont été pris à Lyon, en Moselle et dans l’ouest du pays) mais aussi à l’international, aux États-Unis et plus généralement dans des pays froids puisque il repose sur le free cooling.

Photos / Schémas : © Celeste / ENIA - reproduction interdite sauf autorisation.

IBM ouvre un nouveau centre régional à Lille

IBM vient d’officialiser l’implantation d’un nouveau centre régional d’hébergement à Seclin (Nord), dans la métropole lilloise.

Sur le blog data center, ITespresso.fr avait déjà repéré ce site IBM à travers un article diffusé dans le Journal des Entreprises en novembre 2009.

La branche française d’IBM confirme que ce nouveau site de 10 000 mètres carré est orienté services de continuité et de reprise d’activité après sinistre.

L’un des premiers clients à rejoindre ce nouveau centre de données est le groupe bancaire Société Générale.

IBM tient à mettre en avant son implication green IT : solutions de gestion de l’hygrométrie (mesure de l’humidité de l’air) ou d’économies d’électricité (détections de mouvement, minuteurs…), techniques de “free cooling”, outils de pilotage de contrôle et de suivi de la dépense énergétique.

L’objectif “étant d’optimiser le PUE* (Power Usage Effectiveness) et de réduire l’empreinte carbone du site”.

Big Blue confirme ainsi sa volonté de se renforcer dans  les activités BCRS (Business Continuity & Resiliency Services). Depuis août 2008, la firme IT a consacré un investissement de 300 millions de dollars et ouvert 13 nouveaux centres dédiés dans le monde.

En France, IBM est très actif pour étoffer son réseau de centre d’hébergement destinés à des profils de clients divers (finance, public, industrie, télécoms, distribution, PME…).

En janvier 2008, la firme avait ouvert un nouveau centre à Lyon. Mais on trouve également des centres BCRS estampillés IBM à La Gaude (Alpes-Maritimes) et Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme).

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