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IBM voit vert pour alimenter ses data centers
IBM va installer plus de 550 mètres carrés de panneaux solaires à Bangalore en Inde. Une ferme solaire qui fournira une tension d’alimentation de 575 volts.
Il sera suffisant pour faire fonctionner un équipement informatique consommant 50 kilowatts. Et ce durant 330 jours par an à raison de 5 heures quotidiennes.
Il sert actuellement à alimenter le India Software Lab de la société. Et l’installation permet de diminuer la consommation électrique de ce data center de 10% ainsi que l’émission de C02. Pour y parvenir, IBM utilise aussi bien des serveurs alimentés directement en DC ou bien en AC, des systèmes de refroidissement par eau régulés par ordinateur et réduit les pertes dues à la conversion AC-DC en alimentant directement le système de refroidissement en DC.
Stockage sur disques ‘ECB’: EMC et IBM toujours en tête
Au deuxième trimestre 2011, les ventes de disques pour le stockage de données avec contrôleur externe (ou ECB, external control based) ont enregistré une croissance soutenue de +11,6%. Ce marché, à l’échelle mondiale, a dépassé les 5 milliards de dollars, selon la récente étude de Gartner sur ce même trimestre.
EMC gagne encore en part de marché, atteignant 31,5% à 1,619 milliard de dollars (sans les ventes OEM à Dell et Fujitsu), devant IBM à 14,8% du marché avec 772 millions de dollars, puis NetApp avec 11,2% à 666 M$ devant HP et Hitachi/HDS à 495 et 467 M$, respectivement (2ème trimestre 2011).
Sur le semestre écoulé (janvier-juillet 2011), EMC reste largement en tête avec 27% de part de marché (3,14 milliards), devant IBM avec 13% (1,36 milliard) puis NetApp avec 10,9% et HP avec 9,6%. Assez proches derrière, se rangent HDS (Hitachi Data Systems) et Dell, tandis qu’Oracle (Sun) ferme le marche avec 3,3% – sur un total de ventes de 10,183 milliards de dollars.
Ces chiffres, selon Silicon, traduisent la forte tendance vers les « initiatives et investissements liés au rafraîchissement des produits et au déploiement des disques de stockage ECB (external control based) en tant que support des serveurs virtualisés et des infrastructures virtualisées« , ainsi que « la transition de la bande magnétique vers les disques pour les technologies de sauvegarde et restauration« , constate Roger Cox, analyste du Gartner.
Notes
:
1- EMC revenue excludes OEM revenues from Dell and Fujitsu Technology Solutions.
2- Hitachi/HDS revenue excludes OEM revenue from HP and Oracle.
3- NetApp revenue excludes OEM revenue from IBM and Engenio OEM revenue.
4- Fujitsu’s branded revenue does not include products sold under the EMC and NetApp brands. / Source: Gartner (September 2011).
IBM France lance une offre CRM de SAP en mode SaaS
Cela se passe en France, mais c’est une « annonce mondiale« , une « première« , signée entre IBM France et SAP France. Les deux géants, partenaires depuis 40 ans, ont décidé d’initier sur l’Hexagone une offre CRM disponible sur le ‘cloud’ d’IBM, en mode ‘as a service‘, donc avec paiement à l’usage.
« Cette offre participe de l’évolution de la consommation des applications d’entreprises vers le ‘cloud’« , affirment les deux partenaires. Cette offre est unique sur le marché « car elle assure l’intégration avec l’existant, des possibilités de personnalisation et la réversibilité ».
En clair, IBM propose sur son infrastructure ‘cloud’, l’application de relations clients -CRM- de SAP en version RDS (rapid deployment service). Le prix fixé est de 105 euros par mois, par utilisateur pour un minimum de 100 postes (plus ou moins 5) et pour un contrat de 3 ans minimum. « Le prix est dégressif en fonction du nombre d’utilisateurs, par tranches pré-définies ».
C’est une « offre standardisée, préconfigurée, mais paramétrable« . Moyennant des prestations à chiffrer, il est prévu de développer des adaptations « customisées » à partir d’un catalogue d’options. Selon nos sources, certains comptes sont prêts à mettre jusqu’à 200 Keuros (tout compris), mais dans le cas d’une PME de 100 à 150 personnes, le coût initial serait 4 à 5 fois moins élevé – les investissements étant limités aux coûts de migration, au transfert des data… La mise en place s’effectuerait en 6 à 8 semaines.
C’est IBM, certifié SAP depuis avril, qui met en oeuvre, délivre et exploite les services: initialisation de la solution, interfaces, paramétrage, formation. Le service est exécuté depuis le datacenter d’IBM installé à Amsterdam : il a été choisi pour ses compétences dans l’univers SAP. Les données demeurent ainsi sur un pays de l’Union européenne, ce qui est conforme à la réglementation applicable aux établissements financiers. L’offre d’hébergement garantit une sécurisation des données, dans un modèle de cloud computing ‘multi-tenant’ -consistant à créer un objet unique pour un service : application, machine virtuelle… Depuis quelques mois, IBM se disait prêt pour construire des offres SaaS (cf. article: ‘IBM prêt pour pousser le ‘cloud computing en France‘). Dans son argumentaire, Philippe Jarre, dg des Services d’infrastructure d’IBM France, insiste sur la personnalisation et la réversibilité. Pour quelque raison que ce soit, le client peut revenir à la situation internalisée (‘on premises‘). « Les investissements réalisés dans la ‘customization’ sont capitalisés, donc intégralement récupérables par l’entreprise« , insiste pour sa part, Nicola Sekkaki, dg de SAP France.
L’offre prévoit la possibilité de migrer depuis la CRM RDS vers la version CRM 7.0 de SAP, en même temps que l’intégration d’autres applications métier de la relation clients. Il est également possible d’imaginer des environnements hybrides, à la fois ‘on-demand’ et ‘on premises’.
SAP en quête de partenaires hébergeurs Par ailleurs, Nicolas Sekkaki en a profité pour officialiser la recherche, par SAP, de partenaires hébergeurs susceptibles de proposer des applications SAP en mode SaaS. « Il peut s’agir de grands intégrateurs aussi bien que d’acteurs locaux de taille plus modeste. Nous leur proposons des contrats d’hébergeurs« . Et il confirme: « La France est pilote pour SAP dans ce domaine«.
IBM travaille sur un container de stockage de 120 Po
120 pétaoctets, c’est 120 millions de giga-octets. L’espace de stockage constitué sera à même de stocker environ un trillion (un trillion c’est 10 à la puissance 18, soit un milliard de milliards) de fichiers.
Il est développé au centre de recherche IBM d’Almaden. Il aura pour vocation d’être relié à des super-ordinateurs qui effectuent des simulations complexes, telles que celles qui mettent en oeuvre des modèles météo et climatiques. L’étude de molécules ou le traitement de données sismiques pourraient également tirer profit de ces 120 Po.
Selon Bruce Hillsberg, directeur de la recherche sur le stockage au sein d’IBM et leader du projet, il pourrait également être utilisé avec des ordinateurs plus conventionnels nécessitant des espaces de stockage substantiels.
Jusqu’à présent le plus gros système de stockage connu pesait 15 pétaoctets.
Les ingénieurs d’IBM développent actuellement les logiciels et le hardware nécessaires à un tel assemblage (200,000 disques durs). Il faudra repenser également le système de refroidissement avec une circulation d’eau plutôt qu’avec l’utilisation de ventilateurs classiques.
L’autre challenge sera de faire face aux pannes qui surviennent dans de tels systèmes. La copie des données de chaque disque doit permettre une transparence absolue et le super-ordinateur qui y accède devra pouvoir continuer à fonctionner à sa vitesse maximale.
HP en tête du marché des serveurs
IDC avait placé IBM devant HP pour le deuxième trimestre 2011.
Mais Gartner livre également ses analyses du marché des serveurs au deuxième trimestre 2011. Et ses conclusions divergent. Contrairement à son confrère (et néanmoins concurrent), Gartner maintient HP à la première place des constructeurs de serveurs, tant en volume qu’en chiffre d’affaires. Il faut dire que l’écart est ténu (5%) entre les revenus d’IBM et de HP pour Q2 2011.
Ainsi, avec près de 4 milliards de dollars de chiffre d’affaires (+19,5 %) , HP domine son rivalIBM dont les résultats ne dépassent pas les 3,8 milliards (+11,4 %). Un écart plus significatif s’agissant des volumes livrés avec plus de 719.500 machines vendues par HP (+11,7 %) contre 273.700 côté IBM (+2,3 %). Lequel fait moins bien que Dell et ses 511.500 unités.
Silicon précise que les mainframes commercialisés par IBM génèrent généralement plus de valeur que les architectures x86. Dell ne réalisant «que» 1,9 milliard de dollars sur ce marché. Le constructeur texan réalise d’ailleurs l’exploit d’augmenter son chiffre d’affaires de près de 24 % alors que ses ventes ont chuté de 5,8 % d’une année à l’autre à période identique.
Sur un marché en hausse de 8 % en volume et 32,4 % en valeur, Oracle (de par l’activité matérielle du racheté Sun Microsystems) retrouve des couleurs avec un chiffre d’affaires en hausse de 4,4 % à 931.000 dollars. Mais son faible volume ne lui permet même pas d’apparaître dans le classement du Top 5. Oracle a donc vendu moins des 36.000 serveurs de Lenovo dont les ventes explosent de 45,8 %. Mais à quel prix? Difficile à dire, le constructeur chinois n’apparaissant pas dans le Top 5 des revenus. Quand à Fujitsu, s’il voit ses ventes progresser de 17,8 % à 71.800 serveurs, son chiffre d’affaires stagne (0,8 % à 837.000 dollars).
Les serveurs x86 ont poursuivi leur progression au cours du trimestre, tant en volume (+8,4 %) qu’en valeur (+17,7 %). Si l’offre RISC/Itanium Unix baisse de 8,5 %, elle sauve la face avec une augmentation des revenus de 4,3 %. Coincé dans la catégorie «autres», les mainframes explosent de 48,8 %. En valeur, s’entend.
« Le deuxième trimestre affiche une croissance solide sur une base annuelle, alors que la reprise qui a commencé en 2010 poursuit sa lente progression, estime Jeffrey Hewitt, vice-président de recherche chez Gartner.Toutes les régions ont affiché une croissance annuelle des constructeurs, tant sur les livraisons que les revenus, bien que dans les deux domaines, le marché reste sous les niveaux de la pré-récession constatés lors du trimestre correspondant de 2008. »
Bilbiothèque de bandes virtuelles EMC DLm6000 à 2Gb/s avec 5.7 Po de stockage
En 2007, les données mondiales étaient encore stockées sur des bandes magnétiques à hauteur de 11%. Mais les bandes magnétiques sont condamnées à disparaître et les solutions VTL (Virtual Tape Library) permettent avantageusement de les émuler avec mise en oeuvre de système de déduplication.
Suite logique de ses multiples acquisitions, EMC continue d’intégrer technologies de pointe et solutions industrielles robustes sur disques.
En novembre 2010, on se souvient qu’EMC avait officialisé l’acquisition de Bus-Tech, à la fois un de ses partenaires depuis 2004 et fournisseur OEM depuis 2008. Cette start-up était un spécialiste des librairies de bandes virtuelles (VTL) utilisant des systèmes ouverts de stockage sur disque, permettant la récupération de données de mainframes sur bandes -donc des solutions de back-up et de restauration sans bandes magnétiques.
Dès 2010, EMC proposait la librairie DLm960 pour mainframe, s’appuyant sur des technologies issues d’une autre acquisition, celle de Data Domain et sa technologie de déduplication (DD880).
La nouvelle librairie EMC DLm6000, selon Silicon, apporte non seulement de nouvelles capacités de déduplication et des performances nettement supérieures, mais constitue également une nouvelle approche pour le stockage et la protection des données des mainframes avec réplication. Car l’ensemble des services attendus fonctionne sur une plate-forme unique et non pas sur deux ou trois (stockage, backup et réplication, déduplication, archivage…) – ce qui facilite et accélère l’administration de l’ensemble de façon spectaculaire. La possibilité d’administration du VTL a été rendue plus fine (« granularité ») pour la réplication des données, par exemple vers des sites de recouvrement après sinistre. Il est possible de sélectionner par fichiers.
« C’est la seule solution qui réponde à tout le spectre des charges de travail jusqu’ici sur bandes pour mainframe, à partir d’un système unique, consolidé sur du « tout disque» », insiste EMC.
La solution intègre la nouvelle unité VNX7500 d’EMC et/ou l’unité de déduplication Data Domain DD890. Cette intégration limite la consommation d’énergie, y compris pour le refroidissement. Il est possible de créer des configurations avec soit deux unités VNX soit deux appliances Data Domain. Comme les précédents modèles, cette unité supporte la connectivité FICON (Fiber Connectivity) et ESCON (Enterprise Systems Connection).
Le traitement des données se fait à un débit de 2 Gbps, soit une capacité de 7,2 teraoctets à l’heure. La capacité de stockage logique peut être portée à 5,7 pétaoctets! L’administration de l’ensemble peut s’effectuer à partir d’une console centrale, unique (sous IBM z/0S).
Cette nouvelle unité VTL est annoncée comme disponible le mois prochain, donc en septembre 2011. Mais pas d’indication de prix…
[silicon]
Asie : IBM monte en puissance cloud à Singapour
IBM vient d’investir 38 millions de dollars dans un nouveau centre de données localisé à Singapour.
Un emplacement stratégique en plein cœur de la très dynamique zone Asie-Pacifique.
De plus, ce data center sera dédié au prometteur marché du cloud (privé ou public). Selon Silicon.fr, il devrait être mis en fonction en avril.
Big Blue assure ce nouveau data center adoptera les « standards les plus exigeants en terme de sécurité et de réduction des coûts ».
Il permettra, dans un premier temps, d’accéder au portefeuille d’offres IaaS (Infrastructure-as-a-Service) de la firme IT.
Avec Singapour, IBM exploite désormais six data centers de grandes capacités et de grandes performances dans le monde (Allemagne, Canada, États-Unis…).
Sans compter sur les treize laboratoires cloud d’IBM (sept sont situés dans la zone Asie-Pacifique : Chine, Corée, Inde, Hong Kong, Japon, Singapour et Vietnam).
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Agenda IT : COLLABORATIF en ‘live’
WEBCONFERENCE: lundi 14 mars, 14h30
Les nouveaux services collaboratifs en mode ‘cloud’: session interactive de 30 minutes en direct sur Internet.
Evaluation d’IBM LotusLive avec des témoignages clients.
Réservez, posez vos questions!
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IBM : ‘blades’, admin et switchs (BNT) pour doper le datacenter
IBM a introduit ce 15 février un complément de solutions pour optimiser le datacenter.
Il s’agit d’ »alléger la charge des centres informatiques surexploités« , explique le communiqué. Ce sont donc des systèmes optimisés pour aider les entreprises à gérer des applications toujours de plus en plus conséquentes et constamment sollicitées. (cf. article ‘IBM France, fin prêt pour le ‘cloud computing‘)
Quatre solutions sont mises en avant:
- zEnterprise System: ajout du support de l’appliance ‘IBM WebSphere DataPower Integration Appliance XI50‘ à l’environnement zEnterprise. L’appliance DataPower XI50z a été “conçue pour optimiser la charge de traitement (workload) et faciliter la communication entre les données et les différents serveurs utilisés, quelles que soient les plates-formes où l’on se trouve” .
Le processus consiste à traduire en protocoles XML et ‘web services‘, de sorte que les données puissent être comprises sur tous les types de serveurs. Ceci doit permettre d’avoir « une vue d’ensemble de tous les traitements lancés sur les différents serveurs du datacenter« .
Une fois intégrée au zBX, cette appliance DataPower XI50z augmenterait 23 fois le ratio prix/performances, comparé à des systèmes concurrents [non cités...]. Cette appliance vient compléter d’autres systèmes zBX déjà supportés, tels que les serveurs blades Power7 et l’IBM Smart Analytics Optimizer.
- stockage : nouvelle solution RAS IBM Storwize : elle intègre le système de stockage IBM Storwize V7000 -un milieu de gamme introduit en octobre 2010 – au sein du système d’administration/ supervision Tivoli Storage Productivity Center, ainsi que dans le Tivoli Storage FlashCopy Manager. Il s’y ajoute des services d’implémentation proposés par IBM ou ses partenaires (qui se voient proposer des « incentives » pour contribuer à ces packages hardware / software).
Les tâches d’administration (setup, admin…) sont ainsi simplifiées. Le gain de temps serait de 50% et la réduction de la mise en arrêt des systèmes réduite de 90%, dans le cas, par exemple, de procédures de back-up de données SAP, Oracle ou Microsoft Exchange.
- System x: un nouveau serveur lame IBM Blade System eX5 préconfiguré pour des applications de bases de données (ou serveur ‘Workload Optimized Blade for Database‘) destiné en particulier aux secteurs de la santé ou de la finance confrontés à l’afflux des « Big data« . Cette offre s’applique aussi aux données diverses qui s’additionnent – enregistrements vocaux, web-videos, photos… – et qui sont sollicitées par des requêtes permanentes et croissantes, nécessitant toujours plus de mémoire, mémoire cache ou SSD, ainsi que de la commutation virtuelle sur des serveurs virtualisés.
- deux nouveaux ‘switchs’ Ethernet de Blade Network Technologies (société acquise fin 2010 par IBM): ils s’intègrent aux serveurs et aux unités de stockage IBM, afin de traiter dynamiquement les charges de traitement dans des nouveaux environnements de ‘cloud computing‘, dans les applications de ‘business analytics‘ ou des traitement HPC (High performance computing).
Conquête de parts de marché?
IBM dit conforter ses positions sur le marché des systèmes de stockage et des unités de serveurs.
Au 4è trimestre 2010, son chiffre d’affaires sur ces segments de marché aurait atteint 6,3 milliards de dollars, après une hausse de +21% – un record depuis 2001.
Toujours sur 2010, IBM revendique 2.900 remplacements de systèmes, dont 1100 en provenance d’Oracle/Sun et 750 de HP. Depuis le démarrage de son offre de migration en 2006 (visant à piquer des parts à la concurrence), IBM recense 5.725 changements de serveurs et de systèmes de stockage…
Article de Pierre Mangin publié initialement sur Silicon.fr
IBM va mettre en place un Cloud pour l’OTAN
Si des voix s’élevaient récemment pour démontrer que le cloud computing n’avait pas d’avenir, notamment en raison de problèmes de sécurité ou de pressions politiques sur les prestataires [cf. affaire Wikileaks/Amazon], l’OTAN vient de démontrer le contraire aux plus sceptiques.
En effet, l’organisation du traité de l’atlantique nord vient d’annoncer qu’elle allait confier à IBM, le soin de construire une infrastructure de calcul en mode cloud.
Ce système permettra d’accélérer la recompilation et l’analyse des données émanant des agences militaires comme celle d’Afghanistan pour comprendre des situations plus rapidement avant de prendre des décisions potentiellement lourdes de conséquences.
Le dispositif sera basé à Norfolk en Virginie, dans le quartier général de l’OTAN, qui sera chargé de tester et de valider le système avant qu’il ne soit déployé à travers le monde, parmi les 28 pays membres de l’organisation.
Selon IBM, il s’agit en premier lieu de faciliter les échanges entre ces derniers. Ce cloud devrait bien entendu être l’un des plus sécurisés du monde…
Sources : Silicon ES et IBM
Comment IBM améliore l’efficience énergétique des centres de données
Jean-Michel Rodriguez, architecte en chef chez IBM pour l’efficacité énergétique au plan mondial, répond à nos questions.
Silicon.fr : D’abord, qu’est-ce qu’un data centre à haute efficacité énergétique ?
J-M Rodriguez: C’est avant tout un data centre où les deux populations qui en ont la responsabilité arrivent enfin à discuter ensemble. Car il y a toujours d’un côté les non-IT, qui ne le voient que comme un bâtiment, un site & facility, dont ils doivent fournir les m², l’alimentation électrique, le refroidissement, et de l’autre côté les IT, pour qui le data centre n’est que de la ressource informatique, des serveurs, du stockage, du réseau. Il faut donc aider les uns et les autres à se comprendre. Les non-IT doivent en effet comprendre la problématique des serveurs et les IT, les besoins en refroidissement. Chacun dispose désormais d’outils aboutis : la GTC (gestion technique centralisée) d’un côté, la gestion des ressources IT de l’autre. Mais entre les deux, il faut également désormais un module de mise corrélation des événements (la suite Tivoli-Maximo, chez IBM) pour donner la supervision complète du data centre.
Silicon.fr : Et après, qu’est-ce qu’on fait ?
J-M Rodriguez: Le problème le plus courant aujourd’hui, c’est le data centre qui arrive à la limite de ses capacités et qui ne peut plus héberger de ressources supplémentaires. Les limites peuvent être des contraintes de poids au m², par exemple s’il ne peut supporter qu’une charge de 200 à 500 kg/m² (alors que les besoins actuels sont de 1,3 t/m²), ou de puissance électrique s’il n’y a plus assez de watts pour alimenter les ressources ou les refroidir. Un data centre peut ainsi donner l’impression d’être vide, alors qu’il est totalement saturé.
Lorsque les limites d’un data centre sont atteintes, il faut l’optimiser, le reconstruire ou externaliser. Ces phases passent par un changement de la consommation de l’énergie.
On va ainsi utiliser l’énergie pour alimenter les ressources informatiques et réduire l’énergie consommée pour le non-IT (dont le refroidissement). Pour cela, il faut commencer par mesurer l’efficacité énergétique, le PUE (Power Usage Effectiveness), qui est le ratio de la consommation électrique de tout le data centre par rapport à celle de son IT. Plus ce PUE tendra vers 1, plus le data centre sera efficace. On en est loin généralement, la moyenne se situant entre 2,1 et 2,5 aujourd’hui.
Silicon.fr : Est-ce vraiment un indicateur pertinent ?
J-M Rodriguez: Oui et non. Le PUE ne permet pas de voir l’utilisation informatique. Il peut-être de 2,1 avec une utilisation des ressources informatiques à 20 % aussi bien qu’à 80 %. Le préalable à un bon PUE est donc la consolidation et la virtualisation des ressources informatiques, qui augmentera le taux d’utilisation des ressources IT à un taux de 70-80 % et même 99 % pour les grands systèmes IBM. Alors seulement, on pourra travailler efficacement sur toutes les autres consommations.
Si on a un data centre consommant 3 Mw, dont 1 Mw pour l’IT et 2 Mw pour le non-IT, le PUE sera de 3. Mais si on réduit la consommation du non-IT à 1,5 Mw, on pourra augmenter celle de l’IT à 1,5 Mw. Le PUE sera alors de 2 et on aura augmenté le capital IT de 50 %. On atteindra un PUE de 1,5 et on doublera la puissance informatique, si on parvient à réduire la consommation du refroidissement à 1 Mw pour laisser 2 Mw à l’IT.
Silicon.fr : Et comment améliore-t-on le PUE ?
J-M Rodriguez: Après la consolidation et la virtualisation des ressources IT, on travaillera sur la redondance des composants IT et non-IT. Celle-ci doit être utilisée à bon escient, car elle doit protéger contre des risques éventuels. On n’est pas obligé d’avoir de la redondance sur les applications non critiques. La redondance active-active optimise l’utilisation des ressources, mais augmente la consommation électrique. La redondance active-passive peut dans certains cas être préférable.
Il faut également prendre en considération les UPS, autrement dit les composants qui assurent la stabilité de l’énergie fournie. Selon leur ancienneté et leur technologie, leur consommation électrique varie entre 15 et 30 % de la consommation globale d’un data centre. Les UPS de nouvelle génération permettront de réduire leur consommation de manière significative.
Enfin, dernière option : l’urbanisation du data centre, qui consiste à y créer des zones haute densité et basse densité, à mettre en place des allées chaudes et froides avec des rideaux d’isolation en plastique. A l’aide de ces différentes actions, on peut viser un PUE global de 1,6, et pour les blades, un PUE compris entre 1,7 et 1,8. Les techniques de free cooling permettent d’améliorer encore ce taux. Certains data centres les utilisant affichent ainsi un PUE compris entre 1,1 et 1,3.
Silicon.fr : Et chez IBM, où en est-on ?
J-M Rodriguez: Nos Green Data Centers affichent de très bons PUE. En fonction des technologies et solutions utilisées, nous avons, sans free cooling, un PUE de 1,6 à Montpellier. Notre site de Poughkeepsie (New-York) affiche un PUE de 1,09 en hiver grâce au free cooling à eau. L’eau, beaucoup plus efficace que l’air, fait donc son retour. On l’utilise pour les refroidisseurs, et dans certains cas de calculs intensifs, pour nos serveurs haut de gamme aussi.
Silicon.fr : Comment intervenez-vous ?
J-M Rodriguez: Partout dans le monde, les équipes IBM locales vont sur site, prennent des mesures, repèrent les points chauds et les points froids au moyen de caméras thermiques. Elles regardent ce qui se passe, cartographient l’état des lieux, font des préconisations afin de proposer les bonnes architectures. Il faut regarder ce qui peut être fait et prendre stratégiquement la bonne décision.
Si nous disons qu’il est possible d’améliorer le PUE, il faut en être certain. La mission peut durer de quelques mois à plusieurs années ou être abandonnée, si le site ne permet aucune optimisation. La solution finale peut être la remise à niveau, la refonte, la création d’un nouveau data centre ou l’externalisation pure et simple chez IBM ou un autre hébergeur.
J’ai la mission mondiale chez IBM pour l’efficacité énergétique et le green IT et je suis également Lead Architect pour tout ce qui est optimisation IT. Mon approche ne s’écarte guère de celle suivie par d’autres experts non IBM, sauf sur le direct air free cooling, que je déconseille.
