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L’opérateur Declic Telecom ouvre un point d’échange de trafic internet inter-régional
C’est sans doute une première en France. Un opérateur privé vient de lancer un point d’échange de trafic internet (IXP) réparti sur plusieurs régions.
Declic Telecom, un opérateur spécialisé dans l’accès très haut débit dont le siège est à Paris (La Défense) et qui compte une dizaine de collaborateurs, est à l’origine de ce projet.
C’est le développement des réseaux de collectivités par le biais de délégations de services publiques (DSP) qui a permis à cet acteur d’émerger progressivement. Il compte d’ailleurs ouvrir prochainement une nouvelle agence commerciale à Vannes, en Bretagne, qui sera notamment chargée de commercialiser une offre d’accès très haut débit à 149 euros par mois.
“Desservant à l’origine le nord-ouest de la France, l’offre de services s’est peu à peu développée pour arriver aujourd’hui, à une présence nationale sur toutes les DSP, ainsi que la mise en place d’une collecte nationale avec France Telecom en ce qui concerne les produits xDSL” explique Mael Léger, co-fondateur de Declic.
En parallèle du développement de son activité, c’est son infrastructure qui s’étend en province. Et c’est visiblement ce qui a poussé le jeune opérateur à créer son propre point d’échange pour que le trafic internet ne s’échange plus seulement à Paris.
“Notre philosophie d’entreprise est de pouvoir apporter les nouvelles technologies à tous, même les plus modestes qui n’auraient pas les moyens financiers ou humains de développer et gérer des interconnexions nationales ainsi qu’assurer l’hébergement d’équipements dans les principaux points d’échanges en France (…) Nous leur offrons donc, de manière non discriminante, et élitiste, la possibilité de se raccorder à notre GIX qui est déployé au plus près d’eux” nous confie Maël Léger.
Sous le nom de “Declix”, ce point d’échange est déjà actif et présent dans cinq points de présence à travers l’hexagone (Paris chez Telehouse 2, Vannes, Rouen, Strasbourg, Bordeaux et bientôt Béziers).
“Chaque membre peut être interconnecté avec un autre sans aucune notion de positionnement géographique de celui-ci et nous continuerons le développement de ce GIX partout où le besoin se manifestera” ajoute le co-fondateur de Déclic Telecom qui a l’ambition de devenir un opérateur communautaire, “où chaque abonné pourrait partager avec d’autres abonnés ses expériences personnelles et participer au développement de nos services”.
Fait notable, Declic qui se considère comme un “petit” opérateur, entend paradoxalement faciliter le développement d’opérateurs locaux qui ne peuvent accéder aux offres de gros des opérateurs nationaux.
“Nous leur fournissons les moyens techniques de se développer, et l’assistance technique, conseils aux choix des différentes technologies qui s’ouvrent à eux” précise notre interlocuteur.
A contrario du FreeIX de Free développé au début des années 2000 sur un modèle gratuit, l’interconnexion à Declix sera payante suivant les modèles retenus par le SFINX (Renater), le nouveau France IX et dans une moindre mesure de Fr-IX, deux autres points lancés en 2010.
L’opérateur exige une contribution mensuelle forfaitaire de l’ordre de 300 euros pour un port 100 mégas sur les équipements qu’il héberge dans ses points de présence régionaux.
“Le développement d’un GIX hors des gros nœuds d’échanges de trafic a un réel cout et chacun participe ainsi au maintien du service pour la communauté” se défend Maël Léger.
Quid de la concurrence avec les autres points d’échange français qui ont déjà du mal à séduire les opérateurs internationaux et délaissés par les principaux opérateurs-dégroupeurs français ?
Sur ce point, le dirigeant de Declic conclut en affirmant que “nous sommes complémentaires, nous n’adressons pas le même cœur cible, nous souhaitons travailler avec des petits acteurs comme des Web agency, fournisseurs d’accès locaux ou encore TPE du secteur tertiaire supérieur (…) Nous leur offrons l’accompagnement qui va avec, ce qui n’est pas le cas des autres GIX ou chacun doit gérer lui-même ses politiques de routages et demandes d’interconnexions.”
DecliX rejoint donc les - rares - points qui se développent en province. On pourrait notamment citer le LyoniX à Lyon maintenu par l’association Rezopole et le peu connu Ma-IX de Marseille maintenu par Jaguar Network qui devrait probablement fusionner avec un autre point d’ici quelques temps…
Telehouse lance le service “IX Anywhere”
Telehouse America vient ainsi de présenter un nouveau service baptisé “IX Anywhere”.
Il s’agit d’un service de transport ethernet pouvant atteindre 1 Gbit/s qui veut offrir aux clients la possibilité d’étendre leur réseau jusqu’à différents points d’échange Internet (IXP) à travers la planète.
Le client n’aura ainsi pas besoin de recourir à des solutions de colocation pour héberger des équipements dans des installations supplémentaires.
IX Anywhere, qui se présente comme un réseau de transport de niveau 2 à faible latence, est disponible aux États-Unis, en Angleterre, en France, au Japon ou dans tout autre pays où le réseau Telehouse / KDDI est accessible.
Telehouse possède trois data centers en France, tous trois situés en Ile-de-France.
Il y a quelques jours, la société avait annoncé la conclusion d’un accord avec un partenaire - Shangai Data Solutions - pour l’ouverture de son 39ème centre de données, en Chine.
France Internet Exchange : les premières images
La France aura bientôt un nouveau point d’échange de trafic Internet (payant). Son nom officiel : France IX pour France Internet Exchange.
ITespresso vous avait déjà parlé de ce projet en Mai dernier. Et après plusieurs mois de travail, l’infrastructure commence à être déployée dans plusieurs datacenters de la région parisienne.
Voici quelques vues furtives du “cœur” de ce réseau d’échange et du “Edge” installé dans le centre de données Interxion 5…
Photos : Raphaël Maunier


