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Le climat de l’Iowa met à mal le data center ITPAC de Microsoft

C’est le climat de l’Etat de l’Iowa qui a mis à défaut l’ITPAC de Microsoft. Et plus précisément, ce sont les changements rapides et extrêmes de la météo locale qui le mettent à mal.

En substance, c’est l’assemblage des PACs dans le cadre de la première phase du data center qui pose problème lors de variations extrêmes de la température. A tel point que Microsoft envisage de le recouvrir avec une structure en acier lors de la seconde phase de l’assemblage du DC.

L’histoire des data centers de Microsoft : en route vers la modularité

Bing, Exchange, Office365, Windows Azure, Windows Live, msn, SkyDrive, Hotmail, Messenger, Zune, Xbox Live… : tous ces services nécessitent une toile de data centers que Microsoft a su faire évoluer depuis 1989.

La route du cloud a connu plusieurs périodes correspondant à autant d’infrastructures de data centers. La première période s’étale de 1989 à 2004 ; puis de 2004 à 2007, des data centers plus évolués ont été déployés.

En 2007, Microsoft ouvrait son premier data center “generation 2″ à Quincy dans l’Etat de Washington. Puis en 2009, ce fut le premier data center de troisième génération implanté à Chicago. Il présente un PUE compris entre 1.15 et 1.22. Il s’agissait du premier pas vers la modularité. L’utilisation de containers de serveurs permettait alors d’accroître à volonté la capacité du data center. Ensuite, il y a eu le “génération 3″ de Dublin avec sa surface équivalente à sept terrains de foot et un PUE de 1.25.

Le premier data center de Microsoft complètement modulaire est venu avec la génération 4. Il est synonyme d’une baisse de la consommation d’eau mais aussi d’électricité. Les containers de serveurs sont pré-assemblés en usine ; ils sont plug’n play. Chaque container intègre son propre UPS (acronyme anglais pour Uninterruptible Power Supply). Le PUE est compris entre 1.15 et 1.2.

Enfin, Microsoft nous fait découvrir dans une animation la toile de data centers que la société a su tisser. Les inter-connexions entre data centers sont effectuées en fibre optique. Cette toile permet à Microsoft d’être au plus près de ses clients.

Serveur et chauffage individuel

Allées froides ou autre technologie de climatisation ont pour vocation de refroidir les serveurs. Et pour cause, ceux-ci produisent beaucoup de calories qu’il faut évacuer des data centers d’une manière ou d’une autre sans autre finalité que de maintenir une température fixe.

L’idée d’utiliser la chaleur d’un data center a fait école et certains ont même été conçus dans cette optique. C’est le cas d’Alchemy Plus situé dans les îles Shetland en Ecosse.

Mais l’article de Microsoft Research propose une idée différente. Utiliser les connexions ADSL pour distribuer de petits data centers dans les foyers à réchauffer. Le propriétaire d’une habitation pourrait ainsi acheter un mini data center constitué de 40 à 400 CPU qu’il ferait installer en lieu et place d’un autre type de chauffage plus classique (chaudière à gaz, pompe aérothermique…).

La rentabilité d’un data center se mesure notamment par son PUE (Power Usage Effectiveness). Ici il serait améliorée du fait de la valorisation des calories produites par le mini data center. On parle d’une économie de 300$ par unité et par an.

Mais l’article va plus loin puisque seraient recyclés d’anciens serveurs disposant de TDP trop élevés. Dans un usage en source de chaleurs, ceux-ci prendraient toute leur valeur.

Plusieurs modèles seraient proposés suivant les régions afin d’adresser le problème des saisons et de la variation de consommation calorique qui en découle.

Reste qu’il faudrait peu de maintenance pour que l’idée reste pertinente. L’article parle de trois visites annuelles pour qu’un serveur donné reste rentable.



[eweekeurope]

Selon Greenpeace, Apple, IBM et HP ne respectent pas l’environnement

D’une manière générale, les centres de données rejettent du dioxyde de carbone en quantité massive. S’ajoute à cela le fait que l’énergie provient en règle général de sources traditionnelles (nucléaire, charbon…).

Aux États-Unis, 3 % de l’énergie du pays serait consommée par les datacenters locaux.

Parmi eux, le mastodonte construit par Apple serait alimenté à 54,5 % par du charbon. Il s’en suit ensuite le centre de données de Facebook (53, 2%) puis un bâtiment d’IBM (51,6 %).

Ces statistiques proviennent du récent classement des sociétés IT établi par l’ONG Greenpeace.

Amazon, Yahoo et Google (qui a déjà consacré plusieurs dizaines de millions de dollars à des projets solaires et éoliens) figurent quant à eux parmi les bons élèves de cette promotion.

Quels sont les critères qui ont servi pour réaliser le classement ?

Il s’agit de la transparence des informations données, la réduction de l’impact environnemental, le pourcentage d’énergie issue de sources renouvelables, l’emplacement des bâtiments ou encore le pourcentage issu du charbon.

Cette étude baptisée “Vos données sont-elles sales?”, bien que très orientée, démontre en tout cas le besoin de recul vis-à-vis de la communication “verte” d’un certain nombre d’acteurs.

Y comprit dans notre pays…

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Yahoo envisagerait de construire une autre “ferme” de calcul dans l’Etat de Washington

Le géant des services Internet envisage de lancer la construction d’un second centre de données à Quincy, dans l’État de Washington.

Des rumeurs laissaient entendre que Yahoo pourrait utiliser le site adjacent à son emplacement actuel dans la région pour construire cette nouvelle infrastructure qui reprendra son modèle de poulailler de calcul.

Il s’agit d’améliorer l’efficacité énergétique et d’optimiser le refroidissement des serveurs. Le délais de construction sera également réduit comparé à un centre plus traditionnel.

Le choix de la firme américaine de rester à Quincy est avant tout économique : la région est un endroit attrayant pour les opérateurs de centre de données recherchant des avantages fiscaux et la disponibilité d’énergie propre, comme celle émanant de source hydroélectrique.

Un certain nombre de grands acteurs du marché, comme Microsoft, ont également des infrastructures dans l’État.

Via DCK

DELL envisage de construire un centre de données dans l’Etat de Washington

Dell ne compte pas laisser passer l’opportunité commerciale et financière que représente le cloud-computing. Pour preuve, le constructeur de matériel informatique vient d’acheter un terrain dans le cluster de centre de données situé à Quincy, dans l’État de Washington, pour 3,6 millions de dollars.

Des médias locaux révèlent qu’il s’agit d’un projet de centre de données secret connu sous le nom “Project Roosevelt”. Peu d’informations sur ce projet ont filtré pour l’heure.

L’on sait toutefois que le cahier des charges indique qu’une puissance de 7 mégawatts est souhaitée et qu’il est impératif de pouvoir étendre la capacité à 30 en parallèle de l’extension physique du (futur) bâtiment qui pourrait atteindre à terme la superficie de 23000 mètres carrés.

Cette infrastructure ne sera pas la seule dans cette zone des États-Unis, très convoitée puisqu’elle accueille dans un périmètre restreint, des usines informatiques de Microsoft, Yahoo ou encore Intuit.

Le climat local est propice à l’usage du “free cooling” (utilisation de l’air frais pour refroidir les serveurs) et la zone dispose d’un approvisionnement en énergie hydro-électrique bon marché, très utile pour les centres de données souhaitant limiter l’impact environnemental et les émissions carbone.

Mais ce n’est pas le seul atout de ce territoire qui bénéficie également d’une disposition légale offrant des “incitations fiscales” aux entreprises qui y développent des data centers.

Cette mesure qui prévoit entre autre, l’exonération de taxes sur l’achat et l’installation de matériel informatique (serveurs, équipements réseaux, etc) et équipements liés à l’énergie, a considérablement pesé dans le choix de Microsoft de construire un second centre de données à Quincy.

Mais ces incitations fiscales font grincer des dents depuis 2007 lorsqu’un procureur a décrété que ces grandes entreprises n’étaient pas éligibles pour bénéficier de celles-ci puisqu’elles étaient initialement destinées aux entreprises “manufacturières”.

Dans un pays où le lobbying est roi, les entreprises qui ont construit des centres de données dans la région ont rejoint la “Washington Technology Industry Association” ainsi que la ville de Quincy pour former une coalition autour d’un message fédérateur : “Washington needs Jobs” (L’État de Washington a besoin d’emplois).

L’action de ce groupement a pour seul objectif de rétablir les incitations fiscales dont bénéficiaient les data centers.

Un spécialiste des centres de données modulaires de Microsoft passe chez Google

Les centres de données modulaires sont une technologie convoitée. Au point que les groupes se battent pour trouver les meilleurs experts capables de résoudre l’équation économie-énergie-écologie.

Daniel Costello est l’un de ces experts convoités. Il a notamment participé à la conception des centres de données modulaires de Microsoft durant trois ans.

L’homme vient de passer chez Google qui s’est déclaré “ravi” de cette recrue. Et pour cause, la firme utilise également des centres de données modulaires qu’elle compte déployer dans ses centres de données en cours de construction.

Microsoft va construire un centre de données modulaire en Virginie

Microsoft renforce son arsenal technique et tient à le faire savoir. L’éditeur de logiciels vient de confirmer son intention d’engager le chantier de construction d’un nouveau datacenter.

Il sera situé dans le sud de l’État de Virginie. Le centre devrait notamment servir de plaque tournante de la côte Est pour les services en ligne de Microsoft.

Cette décision de la firme de Redmond réjouit les décideurs politiques de Virginie qui se livraient à une bataille acharnée avec les États voisins comme la Caroline du Nord pour accueillir ce projet.

La création de 50 nouveaux emplois est prévue en marge de ce qui s’annonce être comme l’investissement le plus important dans l’histoire de cet État.

Boydton, une commune rurale d’environ 500 habitants située dans le comté de Mecklenburg, deviendra ainsi l’improbable terre d’accueil pour l’un des plus avancés centres de données modulaires au monde.

C’est la disponibilité de réseaux de télécommunications dans le secteur qui a convaincu Microsoft de retenir ce site pour construire son infrastructure.

Le réseau “Mid-Atlantic Broadband Cooperative” (MBC) jugé comme une composante clé dans la sélection du site, devrait fournir la connectivité du centre de données aux grands réseaux internationaux.

A noter enfin que la société bénéficiera d’importantes réductions d’impôts.

La bataille du Cloud

Cette annonce intervient également dans un contexte d’explosion du Cloud Computing. Un marché sur lequel se battent déjà de nombreux acteurs dont Google et son réseau de centres de données mondial.

Microsoft cherche de son côté à se développer sur ce segment autour de la plateforme Windows Azure. Ses sites de Chicago, Dublin, San Antonio et Quincy servent ainsi à soutenir la croissance du géant dans les services en ligne et le Cloud.

Depuis le début de l’année, il a engagé la construction d’un second bâtiment à Quincy, dans l’État de Washington.

En juin, l’entreprise avait également annoncé la reprise d’un chantier à Des Moines, dans l’Iowa.

Des rumeurs d’une nouvelle annonce persistent. Un nouveau centre en Europe serait-il dans les cartons…

Avec sources ITespresso / Trading Market / Richmond Timesdispatch

Microsoft reprend le chantier de construction d’un centre de données

Si l’on en croit un porte-parole de Microsoft cité dans le “Des Moins Register”, la firme de Redmond va reprendre la construction d’un centre de données dans l’Iowa.

Pour rappel, Microsoft avait annoncé son intention de lancer ce chantier en août 2008. Mais aucune date de mise en production n’avait été communiqué par l’entreprise.

Et pour cause : lorsque la crise économique est arrivée quelques semaines plus tard, Microsoft a mis ce projet en attente.

L’éditeur voulait réduire ses investissements dans les centres de données et se justifiait en citant le ralentissement économique et la nécessité de réduire les dépenses comme raisons de cet arrêt temporaire.

Aujourd’hui, s’il est décidé à reprendre le chantier, l’investissement initial de 500 millions de dollars est divisé par cinq.

En effet, la société a déclaré la semaine dernière qu’elle était toujours intéressé par la construction d’un centre de données dans la ville de West Des Moines. Mais son investissement ne sera “que” de 100 millions de dollars.

Une réduction budgétaire qui oblige Microsoft à se justifier. L’argument technique est ainsi mis en exergue : au cours des derniers mois, la firme aurait mis au point un modèle de centre informatique plus léger à mettre en place et donc, financièrement moins cher.

Cette réduction de l’investissement prévu initialement aura des répercutions sur le montant des aides accordées au géant américain. L’État de l’Iowa et la municipalité de West Des Moines devraient ainsi revoir à la baisse les aides et avantages qu’ils avaient prévus d’accorder à Microsoft, sans toutefois impacter le projet de ce dernier.

Green IT : Google et Microsoft répondent au rapport de Greenpeace

Le rapport sur la consommation énergétique des datacenters diffusé la semaine dernière par l’association écologiste n’en finit plus de faire des vagues.

Au point de pousser Google et Microsoft à réagir. Pour leur défense, les deux sociétés ont vanté les mérites de l’Internet pour réduire l’impact carbone des entreprises et l’acquisition de connaissances.

Sans oublier de remarquer qu’au fil des ans, les acteurs font tous les efforts possibles pour réduire la consommation d’énergie et les rejets divers de leurs centres informatiques.

Dans sa réponse à Greenpeace, Google vante d’ailleurs le Cloud Computing comme moyen de réduire les émissions de carbone. La firme argumente également en donnant pour exemple l’organisation d’une visioconférence via Internet pour organiser une réunion au lieu de prendre l’avion pour se retrouver physiquement engendrant ainsi un gain significatif de ressources.

De son côté, Microsoft qui s’est fendu d’une réponse via un média américain, se défend de polluer l’environnement et met en avant les choix réalisés dans ses centres, notamment en Irlande, où son infrastructure est alimentée en grande partie grâce à de l’énergie hydraulique.

La guerre du greenwashing ne fait que commencer. Greenpeace pourrait d’ailleurs être l’arroseur-arrosé au regard de son hébergeur et des technologies annexes utilisées pour améliorer la qualité d’accès à son site Internet.

Selon nos constatations, l’association utilise le réseau de serveurs d’Akamai pour optimiser la fluidité de chargement des pages. Akamai utilise plus de 50 000 serveurs répartis dans différents centres de données à travers la planète… Sont-ils tous Green et/ou alimentés par le biais d’énergies renouvelables ?

Rien n’est moins sur.