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Le manque d’énergie à Aubervilliers pose des problèmes à TelecityGroup

Il fallait que cela arrive diront les spécialistes.

Selon Le Parisien qui a révélé l’information, le fournisseur d’espace de colocation informatique Telecity Group (TCG) serait en proie à une “pénurie virtuelle” d’énergie pour se développer dans le nord-est de Paris.

Ce terme a notamment été employé par un adjoint au maire d’Aubervilliers, une commune de la première couronne qui accueille nombre d’acteurs du stockage de données dont TCG.

“Actuellement, près de 70% des surfaces franciliennes de salles informatiques sont concentrées sur 3 communes (Saint-Denis, Aubervilliers et Pantin)” nous explique un acteur du marché.

Au total, on dénombre une dizaine de data centers dans cette zone très prisée (Interxion 1/2/3/5, Equinix, DRT, Reliance globalcom, FranceTelecom-OBS à Aubervilliers, Telecity 2 et 3, Interoute et Equinix ex-etix à Pantin). Un projet devrait s’ajouter à la liste d’ici fin 2012, à La Courneuve.

De son côté, Telecity Group confirme que l’extension de son troisième centre a bel et bien été achevée et que celui-ci n’a pas de problèmes pour s’approvisionner en énergie.

Le Parisien précise qu’un “autre projet aurait dû voir le jour à Aubervilliers, mais est aujourd’hui en attente faute d’électricité”.

Lors d’un entretien téléphonique, Stéphane Duproz, directeur général France de Telecity Group, nous a apporté quelques précisions, à commencer par le fait que ce manque d’énergie ne ralentira pas le développement de ses projets.

Comprendre, Télécity Paris 4 dont l’implantation pourrait se faire à Aubervilliers, trouvera sa place quoi qu’il arrive mais dans une autre commune si nécessaire.

“ErDF est conscient de ses responsabilités et de son rôle actif (…) nous avons un très bon contact avec eux et n’avons jamais connu de situation de blocage” déclare Stéphane Dupoz.

La réserve d’énergie, ce problème

Malgré tous les efforts possibles, les centres de données restent des infrastructures énergivores.

Généralement, les bâtiments ne consomment jamais leur puissance nominale mais seulement une dizaine de mégawatts. Ils doivent toutefois en provisionner (réserver) pour l’évolution des besoins à 5, 10 ou 15 ans dès leur installation.

La réservation de capacités non-utilisées à un faible coût auprès du fournisseur d’énergie a comme conséquence pour ce dernier de ne plus pouvoir vendre ces mégawatts à d’autres sociétés, d’où la pénurie d’énergie.

Qui plus est, certaines installations seraient vétustes et donc sensibles à toute sur-utilisation : “ERDF n’a que 3 postes sources dans la zone stratégique, qui sont presque saturés et qui sont tous dépendants du nœud ‘Seine-Ampère’ de RTE (…) ce dernier qui date des années 30 et qui n’a jamais été refait, est aujourd’hui dans un état très critique” laisse entendre notre observateur.

Pour preuve, RTE est en train de réaliser un appel d’offre en vue de refaire ce poste d’ici 2014.

Enfin, l’usage indispensable de câbles de secours est également au cœur du problème.

“Un autre phénomène très problématique est que les centres de données demandent tous des câbles de production plus un câble secours, ce qui oblige à doubler les capacités provisionnées par ERDF de leur coté et cela sans consommation ni participation financière” ajoute notre contact.

Dès lors, un rapide calcul résume les enjeux : un data center dispose de deux câbles sur deux postes sources distincts, avec une capacité réservée de 15 mégawatts (MW) pour une utilisation réelle de 3 à 4 MW.

ERDF se retrouve obligé de provisionner 30MW (15MW sur chaque poste source) pour seulement 4MW réels. Le poste source qui sert de secours se retrouvant alors annexé de 15MW qui ne seront quasiment jamais utilisés et qui ne seront pas disponibles pour les autres clients ERDF.

Au final, il ne resterait plus qu’une ou deux zones en proche banlieue parisienne pour implanter des centres de données sans que ceux-ci courent le risque de la panne faute de sécurisation de leur source d’approvisionnement électrique.

Autant dire que le combat risque d’être rude pour décrocher le gros lot…

Telecity ouvre une nouvelle tranche dans son troisième centre parisien

Un an après l’ouverture d’une première tranche au sein de Telecity Paris 3, dont nous avions suivi en exclusivité la construction, vient de s’agrandir.

Dans un communiqué, le prestataire spécialisé dans la gestion de centres de données annonce l’ouverture de la seconde tranche. Cette dernière a été avancée pour faire face au succès du site.

“On y trouve notamment des sociétés du secteur bancaire, des sociétés industrielles, des sociétés d’ e-commerce, et depuis peu, un grand nom du CAC 40″ indique Telecity sans révéler le nom de ce grand compte qui vient d’ailleurs d’inaugurer l’architecture “double site” du centre Condorcet en investissant les deux parties du bâtiment.

Ce modèle de conception a permis de déployer les 3400 mètres carrés de surface d’hébergement en deux temps, sur deux espaces distincts, séparés par un mur coupe feu (deux heures) et alimentés par des installations électriques totalement indépendantes et redondantes.

L’argument développé par Telecity est lié aux réseaux des opérateurs. Selon le prestataire, opter pour une double salle, et non pour deux sites géographiques distincts, permettra au client de réaliser d’importantes réductions de coûts, notamment en matière de télécommunications.

Pour rappel, le bâtiment situé à Aubervilliers a été classé comme le meilleur datacenter d’Europe.

Enfin, la construction d’un quatrième centre de données à Paris serait en cours de réflexion.

A ce jour, Telecity Group n’a pas souhaité confirmer cette information…

Des rumeurs de marché évoquent des discussions entre Equinix et Telecitygroup

C’est une rumeur de marché qui nous avait échappé. Elle confirme que le dynamisme du marché européen de l’hébergement d’infrastructures suscite les appétits.

Le journal britannique Telegraph évoque ainsi des rumeurs autour de discussions entre l’américain Equinix, qui a pris le contrôle de Switch and Data, et le groupe européen Telecity.

Le Financial Times a souligné pour sa part que KDDI, propriétaire japonais de Telehouse, pourrait apparaitre comme un acquéreur potentiel.

Enfin, des sources de ITespresso.fr laissent entendre que “la logique serait que Equinix porte son attention sur un groupe qui n’est pas encore entré en bourse comme Interxion, facilitant une opération”.

Rien n’est donc joué et il faudra vraisemblablement attendre plusieurs semaines avant de voir émerger une offre concrète et publique.

D’autant que les autorités de la concurrence européennes pourraient être plus regardantes sur un éventuel deal, notamment entre Equinix et Telecity. La prise de contrôle totale du second par l’américain pourrait alors le mettre dans une situation quasi-dominante sur le marché en Europe, au risque de le déstabiliser.

Les deux groupes seraient en effet leaders dans certaines villes, et notamment Londres.

Interrogés par les médias britanniques, Equinix et Telecity se sont refusés à tout commentaire.

Telecity obtient deux nouvelles normes internationales

Alors qu’il est en phase de réflexion avancée sur la construction d’un quatrième centre parisien, TelecityGroup annonce l’obtention de deux nouvelles certifications.

La première est ISO 14001 qui consacre la qualité de sa gestion environnementale. Les efforts de TelecityGroup en matière d’environnement avaient déjà été distingué par l’Union Européenne en avril dernier.

La seconde norme est OHSAS 18001 qui prend en compte le respect de procédures visant à assurer une gestion parfaite de la santé et de la sécurité au travail.

Dans un communiqué, le groupe précise que c’est “suite à un audit complet mené par Llyod’s Register Quality Assurance (LRQA), que l’ensemble des 23 data centers du groupe a obtenu ces certifications.”

En outre, “quelle que soit sa situation géographique, chacune des infrastructures de TelecityGroup possède en effet un système de gestion de santé et de sécurité conforme, voire supérieur, aux conditions requises par les pays où elle se trouve” indique l’entreprise en réaction de l’obtention de la seconde norme, OHSAS 18001.

Environnement : Les efforts de TelecityGroup reconnus par l’Union Européenne

Une fois n’est pas coutume pour une entreprise IT, TelecityGroup s’auto-félicite.

Plus précisément, le fournisseur d’espace informatique se réjouit de s’être imposé comme le premier opérateur de centres de données neutres à bénéficier du “Corporate Status” délivré par l’Union Européenne dans le cadre de son Code de Conduite pour les Data centers.

Le prestataire serait le premier acteur du secteur à appliquer au sein de 22 de ses centres de données européens les directives du Code visant à encourager l’application des meilleures pratiques en faveur de l’environnement.

Parmi les opérateurs de centres de données neutres présent sur le marché européen, TelecityGroup dit avoir été le premier à soutenir le Code dès son lancement en novembre 2008.

Avant d’obtenir la plus haute distinction, le groupe a tout d’abord obtenu le “Participant Status” pour ses quatre sites d’Amsterdam puis le “Corporate Adopter Status” en 2009 pour souligner la conformité de plus de 40 % de la surface de l’ensemble de ses sites. Son troisième site français inauguré il y a quelques semaines devrait être audité dans les semaines à venir.

Ces efforts dissuaderont-ils les décideurs politiques européens et donc par extension, des pays membres, à légiférer pour imposer des normes strictes au secteur ?

Pour Stéphane Duproz, directeur général de TelecityGroupe France, “la thématique des data centers est (enfin) considérée avec attention par les autorités qui y voient un atout pour le développement de l’activité numérique et donc de l’attractivité du pays.”

Selon lui, “ces autorités ont également compris que si les data centers n’existaient pas les activités numériques consommeraient beaucoup plus d’énergie car les data centers par effet de mutualisation réduisent considérablement l’impact énergétique pour une puissance égale”.

Et d’ajouter que “néanmoins, il va sans dire que les autorités seront favorables à tout effort technique visant à réduire encore cet impact [...] Nous n’avons pas connaissance de volonté immédiate des autorités Françaises de légiférer sur des points précis mais TelecityGroup a choisi d’anticiper sur un éventuel durcissement de la législation en présentant sur son nouveau site de Condorcet une architecture technique la plus avancée de son marché en la matière.”

TelecityGroup ne précise pas si son “arboretum du Changement Climatique” installé sur le nouveau centre parisien s’est attiré la bienveillance d’associations écologistes…

Telecitygroup 3 : datacenter vert et sans effet domino

«Notre engagement vert est sincère, souligne Stéphane Duproz, dg France de TelecityGroup. C’est d’ailleurs indispensable, car les clients sont de plus en plus regardants de ce point de vue. Ils réclament une vraie diminution des consommations électriques, gage d’une vraie maîtrise des coûts.»

Telecitygroup fait donc le pari d’être le plus «green» des hébergeurs neutres, sur ses anciens sites comme sur les nouveaux. Il est le premier à appliquer le Code de conduite européen édicté par Bruxelles pour les data centres. Et s’est voulu exemplaire sur son 3e site francilien, qu’il vient d’ouvrir à Aubervilliers Condorcet, au coeur du futur campus des sciences humaines et sociales.

Article de Jean-Claude Streicher à lire en intégralité sur Silicon.fr

Voir également : Nos sujets sur le chantier de Telecity 3

- Partie 1 : début du chantier
- Partie 2 : construction
- Partie 3 : aménagement du site

Suivi de chantier : Dernière ligne droite pour le troisième centre de TelecityGroup

Ce fut le feuilleton de l’année sur le blog datacenter. Au fil des mois, TelecityGroup France a accepté de nous dévoiler les coulisses de la construction de son troisième centre de données parisien.

Huit mois après la sortie de terre du premier mur, le bâtiment “Condorcet” continue de se métamorphoser jour après jour, jusqu’à son ouverture aux clients fin 2009.

Le temps des raccordements

ERDF a désormais raccordé ses câbles haute-tension dédiés en provenance de deux postes sources différents (l’un à Bobigny l’autre à La Courneuve) sur les deux postes de livraison EDF Nord et Sud du bâtiment, constituant deux points de livraison distants de 110 mètres. Les locaux EDF les accueillant ont été finalisés et les cellules d’arrivées générales Schneider Electric raccordées au bâtiment sur 2 rames de distribution HTA distinctes.

Les rames HTA ont elles-mêmes été raccordées au sein du centre à 7 des 10 chaînes de distribution électriques :
* Aux 3 chaînes électriques qui alimenteront les baies clients du Data Centre Ouest (Zones 1 et 2) mis en service cette année.
* Aux 4 chaînes électriques dédiées aux infrastructures de climatisation des salles d’hébergement
Condorcet sera constitué de deux data Centres indépendants, dont les chaînes électriques, indépendantes et offrant au client une redondance de type 2(N+1) seront activées pour trois d’entre elles à l’ouverture du site et pour les trois autres courant 2011 lors de la mise en service de la partie Est (Zones 3 et 4).

Les postes de transformation HT-BT Schneider Electric ont pour leur part été raccordés aux onduleurs MGE-Schneider de 500 kVA chacun, dans les 7 locaux électriques mis en service cette année, tandis que les batteries ont été installées dans des locaux indépendants afin de gérer le risque AtEx.

Pas moins de cinq groupes électrogènes Caterpillar (pour un total de 10 à terme), chacun équipés d’un réservoir journalier de 500 litres, ont été installés et mis en condition d’exploitation alors que les 4 cuves à fioul ont été enterrées. Elles totalisent 160 000 litres qui permettront une autonomie totale du site pendant trois jours.

Les salles d’hébergement prennent forme

La totalité du plancher technique a été posée, composé de 12 200 dalles de 24 kilos chacune. Il supportera jusque deux tonnes/mètre carré sur des dalles en sulfate de calcium reconnues pour leur résistance à la charge et leur comportement inerte au feu.

L’ossature supportant une partie de l’extinction incendie Tyco, l’éclairage et le système de distribution aérien des baies en courants faibles et fibres optiques ont été finalisés. Les cloisons des couloirs techniques qui isolent les infrastructures de climatisation des salles d’hébergement 1 et 2 ont été installées.

Le système de détection incendie VESDA basé sur une technologie de comptage des particules de fumée contenues dans l’air a été raccordé, au moment où l’était aussi le système de désenfumage.

Climatisation

Les 4 réseaux indépendants de production d’eau glacée ont été raccordés et leurs étanchéités éprouvées, avant d’être calorifugés sur la totalité du parcours, depuis la terrasse technique abritant les groupes froids Climaveneta à free-chilling, jusqu’aux armoires de climatisation dans les couloirs techniques, en passant par 4 locaux pompes assurant la circulation de l’eau.

Les 40 armoires de climatisation (de marque Stulz) mises en service cette année ont été posées sur leur châssis et raccordées à leur réseau d’eau glacée dédié, par alternance entre les 4 réseaux.

Deux chaînes de production d’eau glacée sur 4 seront protégées par des onduleurs, pour réduire au plus bas niveau les risques de variations de température dans les salles d’hébergement, à l’occasion des transferts programmés ou subits entre les sources électriques EDF et groupes électrogènes.

Les tuyaux des quatre réseaux d’eau glacée

Ouverture dans quelques semaines

Afin de préparer l’arrivée imminente des équipes TelecityGroup au sein du bâtiment, les différents locaux (PC Sécurité, NOC, bureaux et salles de réunion) sont sur le point d’être achevés, tandis que les locaux Livraison / Déballage / Stockage / Intégration dédiés aux clients sont en cours de finition.

“Chaque jour de ces deux derniers mois voit son lot de nouveautés quotidien apparaître à vivre allure… nous vivons une période où notre ambition prend forme de manière visible” s’enthousiasme Stéphane Duproz, directeur général de TelecityGroup France que nous remercions au passage pour ce suivi de chantier.

Rendez-vous est pris en Décembre prochain pour l’ouverture du centre…

Bonus photo

Passerelle de distribution aérienne des câbles courants faibles et fibres optiques, cœur des Meet-Me-Rooms

Côté ouest de la serre méditerranéenne qui abritera un programme de recherche scientifique mené par l’Institut National de la Recherche Agronomique (INRA)

Tous les chemins de câbles courant fort seront de la couleur de la chaîne électrique dont ils sont issus. Ils chemineront en bleu, rouge ou vert, du local électrique jusqu’à la baie Client pour une traçabilité aisée et sans faille.

Suivi de chantier: Le troisième centre de TelecityGroup sort de terre

Alors que TelecityGroup a annoncé l’ouverture de nouveaux data centres à Milan et à Stockholm, le groupe poursuit la construction de son troisième bâtiment technique à Paris. Plus précisément à Aubervilliers, en proche banlieue.

Lors d’un premier suivi de chantier, les équipes de ce fournisseur nous avaient déjà proposé quelques détails intéressants et inédits. Voici une nouvelle édition…

Fin de la démolition et mise en place du chantier de construction

Lors du dernier article, TelecityGroup avait situé géographiquement le site et exposé le choix technique de démolir l’ancien bâtiment de FNAC.COM afin d’en construire un nouveau répondant aux énormes contraintes qui agiront sur l’édifice. “Dalles, murs et ferraillages des fondations ultra-résistants ont été privilégiés pour supporter le poids de nos différents équipements et pour faire face aux exigences de sécurité élevées qui caractérisera le site” explique une proche collaboratrice de Stéphane Duproz, directeur général France de TelecityGroup.

Aujourd’hui la démolition de la dalle et des fondations existantes est totalement terminée. Les blocs de bétons qui constituaient les soubassements de l’ancien bâtiment ont été broyés pour former un nouveau matériau. Le concassé est alors réutilisé comme remblais.

“Notre maitre d’œuvre a ensuite réalisé les terrassements de nos nouvelles fondations et de nos sous sols” précise-t-on.

En parallèle de ces travaux, les 2 grues ont été montées sur le terrain avec l’accord préalable des autorités compétentes (Services Techniques de la Mairie d’Aubervilliers, Bureau Veritas, etc.).

Notre interlocutrice nous indique que “les terres excavées des sous-sols demi enterrés, tels nos futurs locaux groupes électrogènes et locaux techniques, ont été pour partie évacuées en déchetterie spécialisée selon leur degré de pollution, et l’autre partie réutilisée directement sur site pour la nouvelle construction afin de limiter les coûts.”

En parallèle, la base vie des compagnons et les bureaux de chantier ont été installés à proximité immédiate du site.

Début de la construction du bâtiment

Sur le chantier, les pelleteuses ayant terminé de creuser les trous des fondations, celles-ci ont été ferraillées et coulées (voir photo ci-dessus). Le 20 mars 2009, la première branche de voile du local groupe électrogène a été coulée. Aux yeux de TelecityGroup, c’est un petit événement car les équipes ont lancé un véritable défi au maitre d’œuvre en lui imposant de n’avoir aucun pilier dans ses salles informatiques.

D’énormes poutres de toitures enjambent ainsi le plancher sur une distance d’environ 20 mètres dans chacune des quatre futures salles d’hébergement. Entre les mois de mars et juillet, la construction a suivi son cours pour mener à bien le clos et couvert du bâtiment.

Le gros œuvre étant désormais fini, l’installation des infrastructures électriques et climatiques au sein du bâtiment devrait pouvoir débuter sous peu.

Quelques choix technologiques

En matière de performance énergétique et protection environnementale, TelecityGroup rappelle qu’il s’est  engagé depuis quelques années à optimiser au maximum ses consommations électriques afin de réduire le plus possible son empreinte carbone, et plus généralement à poursuivre une démarche environnementale forte.

“Le nouveau site Condorcet s’inscrit dans cette stratégie en retenant plusieurs solutions techniques novatrices telles que le free-chilling pour les groupes froids produisant l’eau glacée servant au refroidissement des salles d’hébergement, le free-cooling pour les roofs top traitant les salles techniques” nous dit TélécityGroup.

Par ailleurs, une sélection “drastique” aurait été effectuée sur chacun des composants des infrastructures techniques, selon ses coefficients de performance et de rendement. Certains choix, comme celui de bannir tout éclairage à incandescence ou halogène, devraient participer à cette optimisation énergétique.

Enfin, pour optimiser le bilan thermique par rapport aux apports extérieurs, la toiture du bâtiment est totalement blanche afin de renvoyer au maximum vers le ciel la chaleur du soleil.

Pour une protection incendie maximale, un second béton a été coulé à l’intérieur le chaque local groupes électrogènes, faisant passer la durée coupe-feu de deux à quatre heures. Ces locaux sont par ailleurs équipés de têtes d’extinction par pulvérisation d’eau (sans additif).

Dans ce qui sera la salle d’exploitation informatique, la dalle de plancher bas a été réalisée en béton quartzé, une finition que l’on retrouve habituellement dans les installations logistiques. Ce traitement de béton a été préféré à la peinture de sol pour apporter une meilleure résistance mécanique, son caractère très lisse ne générant et ne retenant pas de poussière.

TelecityGroup nous fait savoir que “les salles d’hébergements ont été conçues pour faciliter au maximum le passage de l’air en provenance des unités de climatisation, et la mise en pression du faux plancher qui sera d’une hauteur de 80 cm et devrait être quasiment dépourvu de passages de câbles réputés perturbateurs d’air.”

Tous les câbles d’alimentations des PDU seront situés dans des fourreaux coulés au sein même de la dalle, tandis que la distribution en courants faibles et fibres optiques se fera directement depuis les Meet-Me-Room du centre de données vers les baies des clients par voies aériennes.

Point notable, TelecityGroup précise que “dans un souci de continuité de service pour nos clients, nous avons défini dès la conception des salles d’hébergements qu’aucun passage d’eau glacée n’existerait dans les salles d’hébergement.

Des tranchées ceinturant les salles d’hébergement ont donc été creusées pour y faire cheminer la totalité de nos réseaux d’eau glacée jusqu’aux climatiseurs, de telle sorte qu’en cas de fuite, l’eau ne pourra que s’évacuer dans ces tranchées (point le plus bas du bâtiment) où elle sera pompée vers l’extérieur.

A suivre…

Quelques photos en plus

Futur centre des opérations (NOC)

Façade Nord du data center

Photos: ©TelecityGroup / ITespresso.fr

TelecityGroup évoque un projet de quatrième data center en France

Acteur bien connu sur la place parisienne mais également sur le marché européen, TelecityGroup est en train de construire un troisième centre de données.

Le directeur général France, Stéphane Duproz, avait indiqué il y a quelques semaines dans une interview que ce nouveau bâtiment serait situé sur la commune d’Aubervilliers (Seine-Saint-Denis) en lieu et place d’un ancien entrepôt de la Fnac.

Lors du salon Datacenter Dynamics qui s’est tenu à Paris le 27 mai dernier, nous avons retrouvé Stéphane Duproz pour un résumé du projet. A la fin de l’entretien, notre interlocuteur glissera une information étonnante et exclusive sur son prochain projet…

Vidéo à découvrir en intégralité sur Vnunet.fr

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Telecity recompensé lors des Data Centre Europe Awards 2009

C’est l’un des rendez-vous à ne pas rater pour les professionnels spécialisé dans la gestion de centres de données. Les Data Centre Europe Awards 2009 qui se sont tenus à Londres à le 22 Avril dernier, ont récompensé plusieurs prestataires.

Parmi eux, Telecity Group a obtenu le prix de “l’entreprise la plus innovante en termes de politique environnementale.”

Selon le communiqué, “cette catégorie nouvellement créée a pour but de récompenser les datacenters menant une politique du changement en termes de développement durable et qui appréhendent l’ensemble des préoccupations écologiques, qu’elles soient liées à l’énergie et aux empreintes carbone ou plus largement à la consommation de ressources et à l’efficacité opérationnelle.”

Il faut dire que les décideurs politiques se penchent de plus en plus sur ces installations qui consomment parfois plusieurs dizaines de mégawatts, souvent comparé à la consommation d’une ville de taille moyenne réunie dans un seul bâtiment. La gestion de l’énergie et des problématiques annexes pour réduire son impact sur l’environnement dépasse donc le stade du marketing.

Dans une interview diffusée sur Vnunet.fr début Avril, Stéphane Duproz, directeur général France de TélécityGroup, avait rappelé toute l’importance du sujet, “au niveau Européen, nous avons été les premiers à signer le code de conduite des datacenters mis en place par l’Union Européen (EU Code of conduct for datacenters). Il est contraignant car il oblige à ce que le groupe s’engage à faire des efforts codifiés pour le respect de l’environnement, en d’autres termes, pour améliorer l’efficience énergétique.”